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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 30 août 2014

L’opérateur historique a vite fait d’annoncer la reconduction de son contrat avec le COA, alors que ce dernier avait prévu de signer un nouveau contrat avec Ooredoo lundi dernier, avant le report de la cérémonie, dû au décès de l’attaquant camerounais de la JSK, Albert Ebossé.

Mobilis et le Comité olympique sportif algérien (COA) ont décidé de « prolonger et de renforcer » leur partenariat jusqu'aux jeux Olympiques de Tokyo en 2020. Dans une déclaration à l’issue de la signature de cet « avenant », le P-DG de Mobilis, Saad Damma, s’est dit « fier d'accompagner le mouvement olympique algérien, avec toutes ses disciplines, jusqu'aux JO-2020, grâce à un nouveau contrat avec le COA qui renforce et élargit le précédent partenariat qui court jusqu'à 2017». La cérémonie de signature aura lieu le lundi 1er septembre à l'hôtel Hilton, à Alger. Pour rappel, Mobilis et le COA avaient signé, en juin 2013 à Constantine, une convention de partenariat portant sur la période 2013/2017. «Mobilis est l'entreprise citoyenne qui ne ménagera aucun effort pour répondre et prendre en charge les aspirations de la jeunesse algérienne», a ajouté M. Damma. «Nous sommes parfaitement sûrs qu'avec notre accompagnement et les efforts fournis par le COA, nous pourrons permettre l'émergence de nouveaux champions qui vont hisser haut le drapeau national», poursuit le P-DG de Mobilis. A la faveur de ce nouveau contrat, et celui conclu récemment avec la Fédération algérienne de football (FAF) et avec plusieurs clubs, Mobilis « est incontestablement le premier partenaire du sport algérien », a conclu M. Damma. Par ailleurs, il faut savoir que Mobilis a doublé l’autre opérateur de la téléphonie mobile, Ooredoo, qui avait l’intention de signer un contrat de sponsoring avec le Comité olympique, puisqu’une conférence conjointe était prévue lundi dernier avant qu’elle ne soit annulée en dernière minute, après le drame qui s’est produit au stade du 1er-Novembre de Tizi-Ouzou avec le décès du joueur camerounais Ebossé. C’est aussi un véritable camouflet pour Ooredoo qui a perdu toute présence médiatique et publique dans l’univers du sport national, auquel il a toujours associé son image.

Publié dans Sports

Situé sur les hauteurs d’Iferhounène, à proximité du col de Tirourda, à quelque 1500 m d’altitude, Azrou n’Thor est une destination touristique de montagne, de villégiature et de randonnée pédestre sans aucune infrastructure.

D’une beauté exceptionnelle, le rocher, couronné par un mausolée et dominant un impressionnant abîme, devient trois vendredis consécutifs du mois d’août de chaque année le lieu d’un pèlerinage qui attire des visiteurs venant de plusieurs localités de Kabylie. Assensi n’Wezru n’Thur, nom donné à cette célébration rituelle en l’honneur et sur le rocher Azrou n’Thour, est une fête patronale qu’organisent à tour de rôle trois villages de la daïra d’Iferhounène : Zoubga, Aït Adela et Takhlidjt Ath Atsou. L’endroit autant que le cérémonial qu’il accueille en son sein, de façon immuable depuis plusieurs générations, fascinent. Moult explications sont avancées pour expliquer le mystère d’une célébration et d’un hommage rendu à un rocher, fut-il couronné d’un mausolée en son sommet et que l’on dit construit par une poignée d’ermites pour se retirer du monde et s’adonner à leur prière, dans la proximité du ciel. Mais d’où vient ainsi qu’au XXIe siècle, des milliers de personnes continuent à signifier vénération et respect à un rocher ? Doit-on y voir le signe de la survivance d’un paganisme sous le vernis d’une religiosité et d’une piété qui seraient diffuses et ritualistes inspirées de l’Islam maghrébin des premiers temps ? Le déploiement festif et le regroupement qui se déroulent au pied et au sommet du rocher offrent ce contraste saisissant d’une quête spirituelle qui oscille entre le rituel mondain et la démonstration religieuse canonisée. Une célébration profane qui épouse les contours nus bileux d’une religiosité qui manque d’élaboration, mais non dénuée de sincérité.

Echappées Ce mélange de pratiques et de croyances profanes et sacrées, en communion avec la nature, s’il peut prêter à sourire, offre l’occasion d’une catharsis, d’un exorcisme collectif : si pour les femmes, c’est l’occasion de voir et d’être vues du monde, pour beaucoup, cette excursion champêtre, comme celle qu’ils effectuent à Azrou n’Thour, offre un refuge contre les contingences, la banalité de la vie quotidienne. Elle permet d’échapper à un monde qui va mal et qui cède de plus en plus au désenchantement, en allant à la rencontre de choses simples de la vie et de renouer, même pour un jour, avec le merveilleux qu’inspire la montagne. Dans ces effusions ludiques et spirituelles et dans toute cette tension permanente entre ciel et terre pour donner du sens à la vie, qui se concentrent dans le spectacle aoûtien qui se déroule sur Azrou n’Thour, il y a, nous citons un auteur français qui fait la description d’un rite similaire, « le notable avantage de souder la communauté autour d’un même imaginaire et permet le maintien de la cohésion collective autour d’un corps de pensées homogènes »(1) Aussi, Assensi, ou la fête célébrée sur le pic sacré d’Azrou n’Thour, est, pour emprunter les mots du même auteur, « la synthèse métaphorique, voire symbolique d’une conception du monde ». Celle-là même qu’interroge l’ethnologue Camille Lacoste Dujardin, dans son étude du conte kabyle, où elle fait la réflexion suivante sur la montagne en tant qu’espace symbolique dans la vision du monde et la cosmogonie kabyles : « La montagne, Adrar, ne saurait manquer au paysage kabyle, puisqu’elle constitue la majeure partie de ce pays. (…) Partout, en quelque point de la Kabylie, l’horizon se confond, au Sud, avec les cimes du Djurdjura. La montagne est partout présente, et la distinction est difficile à établir entre la montagne proprement dite et les hautes collines qu’elle domine. En fait, les Kabyles sont conscients de leur qualité de montagnards qui, en préservant leur isolement, leur a permis de profiter des courants extérieurs, sans modifier leurs structures fondamentales (…). » « La montagne kabyle, par son caractère conjugué de nature sauvage et vide d’hommes, aux rochers escarpés et percés de grottes, fut de tout temps un lieu sacré, résidence de génies ou d’ogresses redoutées en communication avec le monde souterrain. Nombre de ses sommets sont restés des lieux de pèlerinage contre la stérilité, dont les Kabyles défendirent farouchement l’accès aux Turcs, comme le Tamgout des Aït Djennad. (…) D’autres lieux, comme les collines et les rochers, participent au sacré de la montagne. Ils sont surtout des lieux d’invocation. De leur sommet, on pourrait apercevoir le pays des parents dont on se trouve exilé. Leur hauteur peut symboliser la croissance : dans un conte (Le grain magique), le frère de l’héroïne grandit magnifiquement à chaque colline franchie sur laquelle la jeune fille doit faire une invocation », écrit Camille Lacoste Dujardin dans son essai intitulé Le conte kabyle, étude ethnographique, Editions Bouchène, Alger 1991. Voici ce qu’écrit encore l’auteur d’un blog consacré au Djurdjura (voir page Facebook, les Amis du Djurdjura) : « Baignant dans des légendes peuplées d’êtres surnaturels, le Djurdjura ne diffère pas des autres montagnes du monde, telles que les Pyrénées, les Alpes, les Appalaches, l’Himalaya et les Rocheuses, où les peuples autochtones ont érigé, depuis que le monde est monde, toute une mythologie et des rites sacrés qui, depuis l’avènement de la modernité, ont tout de même marqué le pas, pour ne pas dire sont dissous dans un ensemble de nouvelles références uniformes. Ces croyances instaurées par les montagnards, autour de leurs montagnes, sont inspirées par la quiétude et le silence des sommets, ainsi que par les reliefs imposants, parfois impressionnants, mais toujours rassurants. Cette quête renouvelée de spiritualité n’est pas étrangère au fait que les hommes de ces contrées aient pu entretenir, durant plusieurs décades, des rapports privilégiés et équilibrés avec leur environnement. Aujourd’hui, avec un siècle de recul et d’instruction, nous toisons tout ça d’un œil goguenard et paternaliste. Les multiples pressions subies par les peuples dits ‘‘primitifs’’ ont fait reculer et partir en lambeaux ces belles traditions, et des survivances en ont fait des folklores tout juste bons pour l’attrait touristique. » Azrou n’Thour, dit la petite histoire, était un lieu d’ermitage et de réclusion volontairement choisi par un groupe de tolba (moines/étudiants d’une école coranique) pour s’adonner à leurs prières et à l’adoration de Dieu. Un chapelet d’anecdotes, de légendes, sur fond de récits hagiographiques, tient lieu de repères biographiques et historiques et alimente l’aura de puissant thaumaturge, pourvoyeur de grâce et de miracles accordés à Azrou n’Thour, dénomination qui veut dire littéralement le rocher de la deuxième prière du jour. Ce qui est probable, c’est la vocation de lieu d’estivage, de migration des troupeaux qui, en été, montent à partir des maigres pâturages mitoyens des villages vers ceux de la montagne. C’est la vocation ainsi conférée au plateau prolongeant vers le sud la grande pyramide rocheuse.

Une destination touristique de rêve Azrou n’Thour et tout le périmètre montagneux qui l’entoure, allant de Tizi Ldjamaâ jusqu’au célèbre col de Tirourda, peut être aussi une destination de rêve pour un tourisme climatique, une halte pour les inconditionnels de la nature et autres amateurs de villégiature et de solitude cosmique. Le décor chaotique et féerique, à la fois, fascine par son panache, qui est un mélange d’éclat sauvage et de hauteur parcourue par une coulée rocailleuse et une maigre végétation, avec, çà et là, quelques cèdres rabougris, genévriers et chênes-lièges. Le rocher, que le rédacteur d’un guide touristique de l’époque coloniale comparait au fameux pic du Midi de la France, est un long cône culminant à 1 900 mètres d’altitude. L’oratoire, qui couronne son sommet où fut érigé un simulacre de mausolée, domine un impressionnant abîme et permet au regard de découvrir un panorama contrasté et compliqué de reliefs vallonnés et accidentés d’une partie de la haute Kabylie et de la vallée de la Soummam. L’esprit est assailli par moult interrogations sur le sens de la célébration par les villages Zoubga, Aït Adella et Takhlidjt Ath Atsou de la fête annuelle appelée Assensi. Un cérémonial durant lequel le grand rocher devient l’espace d’une journée aoûtienne le lieu d’un pèlerinage, mélangeant l’ambiance bigarrée d’une fête foraine et l’atmosphère grave et mystique d’un voyage initiatique et l’éclat solennel d’une cérémonie sacrée… Dès les premières heures de la journée, ce sont les familles du village organisateur qui arrivent sur les lieux déjà occupés depuis la veille par les organisateurs. Vieilles femmes ou mères de famille, escortant des enfants et, surtout, des jeunes filles ouvrent le bal des arrivants et jettent leur dévolu sur des endroits à l’ombre du feuillage léger et maigre des cèdres et des chênes-lièges pour y camper toute la journée, en attendant de se joindre à la foule qui part à l’assaut du pic. Pour aller de la base du rocher à son oratoire, il faut cheminer à travers un sentier escarpé envahi de pierres et bordé par endroits de ronces et d’arbustes sur lesquels, jadis, les femmes accrochaient les fanions et des pièces d’étoffe qui sont des ex-voto, des fétiches à qui elles prêtent une heureuse influence. L’ascension commence, calme et fluide. A mesure que l’affluence augmente entre dix heures et midi, le mouvement de la foule monte alors crescendo. Le spectacle visuel de l’ascension devient des plus prenants, un véritable panache joyeux et animé de mouvements et de couleurs constituées de nuances vives et chatoyantes des vêtements des femmes, où se côtoient les robes traditionnelles des anciennes et les tenues modernes et estivales des jeunes filles à l’élégance qui ne manque pas d’exciter le regard le plus pudique. En bas, au pied du rocher, séquence waâda et couscous pour tous. Sur un côté de l’esplanade aménagée qui donne lieu à un grand pic, c’est le rituel des oboles qui commence. Une véritable farandole de dons et d’offrandes d’argent est effectuée par les visiteurs, surtout les femmes, à qui les sages du village, réunis sous une tente autour de l’imam, prodiguent remerciements et baraka. Mais c’est autour du mausolée, là-haut, presque dans les nuages que se concentre l’essentiel de la journée le moment où la cérémonie dévoile un autre pan de sa liturgie, de son sens et aussi son mystère. Pendant que les hommes, jeunes et moins jeunes contemplent les splendeurs chaotiques qui les entourent et découvrent le moutonnement des collines et des monts qui se dressent au milieu d’étroites vallées, les femmes investissent le temple, une vieille bâtisse presque en ruine qui a servi de poste d’observation aux soldats français et qui fait office de lieu de culte au décor sommaire et dépouillé de toute représentation pieuse ou funéraire : juste un trou dans le mur qui ressemble, à s’y méprendre, à un confessionnal d’église. Sur le sol, un semblant d’autel sur lequel on allume des bougies. C’est le moment où ce rocher a l’étoffe d’un «Aassas», un lieu-dit vénéré et doté de pouvoirs d’oracle capable de miracles et auprès de qui on vient implorer une surhumaine protection et demander la baraka, faire des invocations en tous genres : femme mal mariée, jeune fille inquiétée par un long célibat ou vieille femme éplorée par l’absence trop longue d’un fils, on vient à Azrou n’Thour faire un vœu. L’espace d’une journée, Azrou n’Thour devient le lieu où se joue une dramaturgie à l’échelle de l’homme. Sur ces rochers escarpés, d’aucuns n’hésitent à accrocher leurs espérances les plus folles, d’autres leurs phantasmes, comme ces jeunes qui s’adonnent sur le parcours de l’ascension vers le haut du pic au jeu de la séduction. Azrou n’Thour devient, pour ainsi dire, un exutoire, le théâtre pour un exorcisme collectif. (1) « Culture populaire, sorcellerie ou magie ? » Dominique Grisoni in Le Magazine littéraire n°174, juin 1981. « Notre passé quotidien », Michel Pierre, Le Magazine littéraire n°179 juillet/août 1979

Publié dans Région

Face au groupe terroriste de l’EI accusé de « nettoyage ethnique » par l’ONU, Barack Obama a annoncé jeudi qu’il n’avait « pas encore de stratégie » concernant des frappes en Syrie, à l’image de celles effectuées en Irak.

Synthèse de M. Lamri Si les Etats-Unis avaient laissé entendre de possibles frappes en Syrie, leur position reste délicate dans la mesure où Washington et Damas se retrouveraient dans ce cas de figure face à un ennemi commun. L’administration Obama soutient la rébellion contre le régime de Bachar al-Assad, née après la répression par le pouvoir en mars 2011 d’une contestation pacifique avant que le pays ne plonge dans la guerre civile. M. Obama a indiqué que son pays voulait « offrir aux gens en Syrie une alternative à Assad ou l’EI » et qu’il entendait « continuer à soutenir l’opposition modérée », affaiblie par l’arrivée des djihadistes et qui ne cesse de réclamer une aide militaire étrangère. Ravagés par la guerre et par les atrocités commises par l’Etat islamique, un groupe djihadiste contre lequel le président américain Barack Obama n’a pas encore décidé de frappes en Syrie, plus de trois millions de Syriens ont fui leur pays. Dans le sud syrien, les négociations étaient en cours hier pour obtenir la libération de 43 Casques bleus de l’ONU originaires de Fidji détenus sur le Golan par des groupes armés rebelles, alors que 81 autres des Philippines sont bloqués dans deux localités de la région. Washington a accusé la branche syrienne d’Al-Qaïda, le Front Al-Nosra, de les détenir. Après plus de trois ans d’une guerre civile complexe devenue encore plus sanglante avec la montée en puissance de l’EI, le nombre de réfugiés a dépassé les trois millions, dont un million durant la seule année 2013, a indiqué le Haut Commissariat pour les réfugiés (HCR). Outre les réfugiés, 6,5 millions de personnes sont déplacées à l’intérieur du pays, ce qui signifie que près de 50% de la population syrienne ont été contraints de quitter leurs domiciles, a souligné le HCR. Dénonçant « les conditions de plus en plus épouvantables » en Syrie, l’agence dépeint « des villes où la population est encerclée, les gens sont affamés et les civils pris pour cibles ou tués sans discrimination ». Depuis mars 2011, le conflit s’est soldé par la mort de plus de 180 000 personnes selon une ONG syrienne qui comptabilise les victimes au quotidien, l’ONU avançant le chiffre de 191 000. « La crise syrienne est devenue la plus grande urgence humanitaire de notre époque », affirme le HCR. Outre le drame humanitaire, les atrocités se multiplient en Syrie, où l’EI a exécuté cette semaine plus de 160 soldats. Réputé pour sa cruauté, le groupe a même diffusé une vidéo montrant des dizaines de jeunes hommes, présentés comme des soldats, en sous-vêtements, et les mains sur la tête, avant de faire un gros plan sur des corps empilés, puis une interminable ligne de dizaines de corps gisant côte à côte. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), ces soldats abattus par balles ont été capturés après la prise de bases militaires dans la province septentrionale de Raqa, désormais totalement aux mains de l’EI. Ce groupe extrémiste sunnite né en 2006 en Irak sous un autre nom et réapparu avec toute sa force en 2013 en pleine guerre en Syrie, a proclamé fin juin un califat islamique sur les régions conquises à cheval dans ce pays et en Irak, où il est visé depuis le 9 août par des frappes américaines. Selon l’Organisation internationale des migrations (OIM), plus de 1,6 million d’Irakiens ont été déplacés cette année par les violences en Irak, dont 850 000 durant le seul mois d’août.

Publié dans Monde

L’épidémie d’Ebola continue de tuer dans beaucoup de pays d’Afrique de l’Ouest. Le bilan est déjà lourd, 1552 morts et 3069 personnes touchées, alors que l’OMS table sur une hypothèse de 20 000 cas de fièvre hémorragique. Les conséquences sont multiples et touchent aussi bien les économies que le sport et perturbent les rencontres de football sur le continent, dont certaines sont délocalisées par crainte de contamination, à cinq mois de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2015. Alors que les qualifications pour la prochaine CAN débutent le 5 septembre, trois pays - la Guinée, d’où est partie l’épidémie, le Libéria, où elle a pris le plus d’ampleur, et la Sierra Leone, également fortement touchée - sont pointés du doigt. A la mi-août, la Confédération africaine de football (CAF), l’instance régionale, a annoncé le déplacement « dans un pays neutre » « jusqu’à la mi-septembre » des matches impliquant ces trois Etats, qui totalisaient jeudi 1546 des 1552 décès recensés par l’Organisation mondiale de la santé (OMS). La décision vise à « éviter de gros rassemblements de gens qui pourraient faciliter la diffusion du virus Ebola », explique à l’AFP Junior Binyam, chargé des relations presse de la CAF. Ainsi, le match Guinée-Togo sera joué à Casablanca et non à Conakry le 5 septembre. « C’est triste pour nous de jouer nos matches à domicile à l’étranger », souligne Ibrahima Blasco Barry, le secrétaire général de la Fédération guinéenne, à qui manquera particulièrement «la chaleur de (son) public». Et d’ajouter : «On aurait tout à gagner en jouant ici en Guinée, mais nous sommes obligés de nous plier aux souhaits de la CAF et de nos adversaires ».

Refus ivoirien La sélection sierra-léonaise délaissera de son côté Freetown pour Accra, où elle recevra la RD Congo le 10 septembre. Mais une grosse interrogation subsiste quant à sa première rencontre de poule, initialement prévue le 6 septembre à Abidjan, dont la tenue dans le pays est refusée « formellement » par le gouvernement ivoirien, selon Eric Kacou, un communicant de cette Fédération. Avec la Guinée et le Libéria à ses frontières, désormais fermées, et une absence d’infection que sa ministre de la Santé a elle-même qualifiée de « surnaturelle », la Côte d’Ivoire, au volontarisme sanitaire salué, ne reculera pas. « Nos autorités ne veulent prendre aucun risque », observe M. Kacou. Pourtant, l’équipe de Sierra Leone sera composée « dans son intégralité de joueurs évoluant à l’étranger, qui ne nécessiteront pas de certificat Ebola », rappelle Chris Kamara, secrétaire général de cette Fédération. Si le blocage persiste, les Eléphants, deuxième meilleure sélection d’Afrique (25e rang mondial, juste derrière l’Algérie, selon la Fifa) s’exposent à des sanctions, qui pourraient aller jusqu’à une interdiction de participer à la CAN, prévue du 17 janvier au 8 février au Maroc. L’argument des joueurs adversaires évoluant à l’étranger, loin des foyers contaminés, avait incité le ministre des Sports de la République démocratique du Congo Baudouin Banza Mukalay à accepter l’organisation de la rencontre face à la Sierra Leone à Accra. Moins d’une semaine plus tard, des cas d’Ebola étaient détectés dans son pays (13 morts aujourd’hui), à son tour devenu paria.

Exigence tunisienne Par ailleurs, la fédération tunisienne a « exigé » de la CAF que la demi-finale de Ligue des champions d’Afrique, opposant l’équipe congolaise Vita club aux Tunisiens du CSS, soit jouée sur terrain neutre. Peut-être par ricochet, la fédération congolaise a alors à son tour demandé la délocalisation pour cause d’Ebola de son premier match qualificatif pour la CAN, le 6 septembre au Nigeria. Un pays jusqu’ici faiblement touché; cinq morts, tous à Lagos, même si le décès d’un sixième homme, à 400 km de la mégalopole nigériane, inquiète. La même mesure devrait s’appliquer à l’autre demi-finale de la Ligue des champions, la plus importante compétition inter-clubs du continent, entre un autre club de RD Congo, le tout-puissant Mazembe, et l’Entente de Sétif. En dépit des prévisions alarmantes sur la progression de la maladie, la Fifa a confirmé la tenue au Maroc du Mondial des clubs (du 10 au 20 décembre), auquel participera notamment le Real Madrid, au motif qu’il n’y a « aucun cas d’Ebola » dans le royaume chérifien et donc « aucune raison de parler d’un changement de site.

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Après avoir « osé », en 2008, publier Comment le peuple juif fut-il inventé, un ouvrage qui le classait parmi les plus éminents représentants de la « nouvelle histoire » d’Israël, Shlomo Sand, historien, enseignant à l’Université de Tel Aviv, remet ça et démonte l’invraisemblable histoire de « la terre promise ». En écrivant en 2012 Comment la terre d’Israël fut inventée, Sand déconstruit les théories « bibliques » et remet les choses dans leur contexte historique. Une voix courageuse qui restitue la vérité sur ce bout de terre qui n’a pas connu la paix depuis 1848.

À une époque où des archéologues et des généticiens israéliens s’empressent de tenter d’étayer de preuves scientifiques le récit biblique ou encore de circonscrire les traits biologiques propres à une hypothétique « ethnie juive », le discours de Shlomo Sand dérange. Toucher à la « Terre sainte » ou « promise », fouiller le sol après avoir interrogé le sang sont perçus par ses compatriotes, mais pas seulement, comme une énième provocation. Ce nouveau pied de nez aux teneurs du projet sioniste trouve son essence dans l’histoire personnelle de Sand. Il dit vivre dans une indignation permanente, qui se nourrit de souffrances personnelles, éprouvées dans sa jeunesse, mais qu’il ressent toujours de façon aigüe. À sa manière aussi, cet académicien de notoriété internationale accomplit un devoir de mémoire. Nous sommes en 1967. Un jeune soldat vient de franchir pour la première fois de son existence «la frontière de son pays». La peur au ventre, il avance un peu plus sur cette « terre d’Israël » avec laquelle il fait connaissance pour la première fois. C’est à Jéricho, cité mythique, qu’il sera le témoin d’un acte de barbarie, commis par son propre camp sur un vieillard arabe, et qui marquera « la ligne de partage des eaux» et de sa vie aussi. Il y a l’avant et l’après 1967. Cet événement fondateur traumatique fera de lui, dès 1967, un fervent défenseur de l’idée de deux Etats. Sand ne s’arrêtera pas à ce traumatisme « originel ». L’université où il enseigne depuis 1985 a été construite sur les décombres du prospère village arabe d’al-Sheikh Muwannis. Littéralement vidé de ses habitants et effacé de la carte dès 1948, il sera choisi pour l’édification de l’université de Tel Aviv. La micro-histoire des lieux est une tragédie sur cette « terre promise ». «L’inspiration éthique d’une partie des stratégies narratives que j’ai adoptées trouve son origine dans cet étrange voisinage entre destruction et construction, dans cet insupportable frottement entre un passé escamoté et un présent qui assaille et secoue», explique Shlomo Sand. Loin de contester le droit d’existence à Israël, Sand conteste les politiques entreprises pour y parvenir. Partant de l’inexistence du mot patrie dans les textes sacrés du judaïsme, Shlomo Sand se consacre à démonter l’argumentaire qui sous-tend l’élaboration de ce qu’il nomme un véritable «mytherritoire ». Il affirme que dans le cas de son pays, c’est une superposition «d’une aire géographique supposée, reconstituée à partir de récits légendaires» et du projet politique du «foyer juif » conçu par les sionistes à la fin du XIXe siècle. C’est de là que l’exigence des porteurs du projet nourrit le rêve d’un ancrage territorial d’Israël. Shlomo Sand montre, en s’appuyant sur de nombreuses sources directes disponibles qu’en hébreu, que pendant des siècles, Jérusalem (Al Qods) et l’ensemble de la « Terre promise » figuraient plutôt l’espace idéal de la religion judaïque. La Ville sainte était céleste, symbolique, avant de devenir un lieu de culte réel et un objet de convoitises géopolitiques. C’est sous l’impulsion de Lord Shaftesbury, qui exhortait les « fils d’Israël » au retour en Palestine et les percevait comme les « descendants d’une race ancienne qui, après leur conversion future au christianisme, redeviendraient un peuple moderne, allié naturel de la Grande-Bretagne ».

"C’est à Jéricho, cité mythique, qu’il sera le témoin d’un acte de barbarie, commis par son propre camp sur un vieillard arabe, et qui marquera « la ligne de partage des eaux» et de sa vie aussi. Il y a l’avant et l’après 1967."

C’est d’ailleurs sous l’impulsion de ce même Lord que fut créé le premier consulat britannique à Al Qods en 1838, marquant le début d’une longue présence et qui sous maints aspects fondera comme « naturelle » l’entreprise proprement coloniale à venir, au mépris total des populations arabes autochtones. C’est ce que Sand appelle le «sionisme chrétien » donnant naissance à l’Israël de 1848.   Shlomo Sand ne se limite pas à ses propres explications et interprétations des évènements. Il donnera parole aux opposants de l’idée d’un « retour en Palestine », aussi bien dans les rangs des juifs éclairés de l’époque des Lumières qu’au sein de la religion judaïque elle-même. On apprendra ainsi comment le philosophe Moses Mendelssohn se détournait de la « Terre sainte » en tant que patrie, préférant s’assimiler à son pays de naissance, ou encore comment le mystique Franz Rosenzweig niait tout lien organique et métaphysique entre sang et sol. Ce refus d’un nécessaire retour à la «terre promise» sera l’un des seuls ponts jetés entre le judaïsme libéral et le judaïsme traditionnel. Ce qui explique le nombre important des juifs orthodoxes réfractaires au sionisme. Une tendance qui trouve son essence dans un courant rabbinique opposé au mouvement sabbatéen, du nom de Sabbataï Tzvi, qui se proclama messie d’Israël en 1648. Si les discours de cet illuminé remportèrent un vif succès auprès d’une population juive européenne qui avait à subir les persécutions et les pogroms, ils effrayèrent par contre les rabbins voyant dans cette frénésie de salut un facteur de perturbation au niveau spirituel. Shlomo Sand à qui l’on reproche d’avoir contourné la Shoah comme facteur crucial ayant encouragé à résoudre d’urgence le «problème juif» par l’octroi d’un État, basé sur un territoire délimité, se défend en affirmant avoir voulu remonter à la source de celles qui ont nourri « le Rêve d’Israël, avant que l’horreur nazie ne précipite sa catastrophique mise en œuvre». Pour lui, il n’est pas question de débattre si la création d’Israël est légitime ou non, mais plutôt dans quelle mesure les élites de ce pays même pas centenaire tentent de justifier à coups de références historiques biaisées et des fois contrefaites une entreprise de pur et simple colonialisme.   C’est ce que tente de déconstruire Sand pour parvenir peut-être un jour à bâtir la concorde. Si le propos de Shlomo Sand n’a pu stopper l’édification du «mur de la honte», il se veut cependant comme un débat public qui pourrait, un jour, parvenir à faire tomber ces «barrières mentales» qui obstruent tout débat. Dans son dernier ouvrage paru en 2013, Sand provoque une nouvelle polémique avec Comment j’ai cessé d’être juif. Sur sa quatrième de couverture, on peut lire : «Supportant mal que les lois israéliennes m’imposent l’appartenance à une ethnie fictive, supportant encore plus mal d’apparaître auprès du reste du monde comme membre d’un club d’élus, je souhaite démissionner et cesser de me considérer comme juif.» Un historien à découvrir et à suivre absolument. Shlomo Sand, Comment la terre d’Israël fut inventée. De la Terre sainte à la mère patrie, Flammarion, septembre 2012, 365 pp.

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Le Hainez, un petit voilier, parti, c’est au tour d’un vrai navire océanographique, le Téthys II, de s’intéresser à la partie algérienne du bassin méditerranéen qui se trouve, de ce fait, bien gâtée. Juste après la campagne d’exploration « Expédition Med Algérie 2014», lancée en Algérie pour la première fois et qui a touché successivement Oran, Alger, Béjaïa, Skikda et Annaba, où elle s’est achevée le 11 août dernier par une rencontre destinée à renforcer la prise de conscience de la pollution de la mer Méditerranée par les déchets plastiques, une campagne de travaux de recherches scientifiques marines à bord du Téthys II, dénommée SOMBA (Système d’observation à la mer du bassin algérien), pour l’étude et le suivi de l’écosystème marin dans le bassin algérien, a commencé le 16 août pour se terminer le 9 septembre . Si dans le premier cas, l’action de sensibilisation visait l’ensemble des habitants des côtes méditerranéennes pour attirer leur attention sur les dangers liés aux déchets marins en matière plastique, pour le Téthys II, il s’agit d’un projet de recherche, là également le premier de ce type depuis plusieurs décennies, qui répond au «besoin de développement et de coordination des observations marines récurrentes en Méditerranée pour la recherche fondamentale sur les écosystèmes marins, mais aussi pour les acteurs économiques qui peuvent y trouver des applications opérationnelles». A Oran, le Hainez avait accueilli à son bord des enfants des zones rurales, invités à visiter le port qu’ils ont découvert tout en prenant connaissance des activités du mouvement associatif en rapport avec le milieu marin, toujours dans le cadre de la sensibilisation et plus largement de l’éducation environnementale. Les scientifiques et universitaires algériens ainsi que les écologistes étaient également présents à chacune des étapes du voilier de l’«Expédition Med en danger», intéressés par un aspect très précis de la recherche en milieu marin, et méditerranéen en particulier, et par les travaux d’analyse des microplastiques réalisés à bord du voilier Hainez, les équipements et moyens utilisés et les procédés mis en œuvre. Leur but est tout aussi précis et limité : se préparer à la campagne d’exploration des microplastiques prévu en 2015 dans le littoral algérien, qui sera organisée sous l’égide du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques en collaboration avec des associations et des universités, et qui portera sur des analyses des microplastiques. La charge de relever ce défi sera supportée par le laboratoire Ecostac de l’université Badji-Moklhtar d’Annaba, initiateur et coordonnateur de l’opération, côté algérien, avec l’association française «Expédition Med en danger». Concernant la campagne océanographique appelée SOMBA (Système d’observation à la mer du bassin algérien), ses travaux paraissent d’un niveau supérieur, du moins si l’on se réfère à leur finalité : «Acquisition des données jusqu’à leur exploitation par des publications scientifiques ou en vue d’expertises pour des organismes de gestion du milieu marin». Les participants à ce projet commun sont également une autre indication de la portée de cette campagne océanographique : l’Ecole nationale supérieure algérienne des sciences de la mer et de l’aménagement du littoral (ENSSMAL), les organismes du Réseau algérien des sciences de la mer et le Centre national français de la recherche scientifique (CNRS). Principaux acteurs : des scientifiques et des étudiants algériens de l’ENSSMAL, mais aussi français, espagnols et italiens des laboratoires de LOCEAN (France), de l’IMEDEA (Espagne) et de l’OGS (Italie). De quoi inciter les jeunes bacheliers algériens à aller vers l’ENSSMAL.

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La crise russo-ukrainienne a, tout compte fait, souri au projet de transport gazier par gazoduc entre l’Algérie et l’Italie, avec un relais par la Sardaigne, dont le planning a beaucoup souffert de l’indécision des parties prenantes d’engager les finances nécessaires pour son entrée en production.

A en croire l’agence américaine spécialisée dans l’information énergétique, Platts, qui cite une source proche du dossier au ministère de l’Energie, une décision finale d’investissement de 3 milliards d’euros (3,96 milliards de dollars) a finalement été prise mercredi dernier, donnant au gazoduc Algérie-Sardaigne-Italie (Galsi) les ressources indispensables pour son achèvement d’ici à la fin de l’année, avant une entrée en production escomptée à partir de début 2015. Selon cette source, dont les propos ont été rapportés par Platts, « jusqu’à présent, aucune décision officielle n’a été prise pour mettre en œuvre le pipeline, mais le contexte actuel est propice à la relance du projet avant la fin de l’année 2014 ». Par contexte, l’allusion est faite au conflit qui oppose la Russie à l’Ukraine, cette dernière étant la principale terre d’accueil des gazoducs russes qui alimentent l’Europe en gaz. Un approvisionnement otage de l’humeur de Moscou vis-à-vis de son ancienne république sous l’ère soviétique. Le projet, qui a vu sa naissance en 2005, devait à l’origine être relancé en 2012, mais il a depuis connu trois reports successifs. Pour leur part, les livraisons de gaz initialement prévues pour démarrer cette année ne le seront qu’à partir de l’année prochaine. La principale cause qui a motivé maints reports est directement liée à la baisse des perspectives de la demande en gaz de la part de l’Italie, jetant le doute quant à sa rentabilité, particulièrement pour la partie algérienne. Sonatrach dirige le consortium constitué dans le cadre du projet Galsi avec une participation de 41,6%, aux côtés de ses autres partenaires italiens Edison (20,8%), Enel (15,6%) et Hera Trading (10,4%), et sarde Sfirs (11,6%). « Avec la crise en Ukraine, affectant le transit du gaz russe vers l’Europe, de vastes consultations ont eu lieu depuis plusieurs mois entre l’Algérie et l’Italie pour ressusciter le projet », a encore déclaré l’agence. D’ailleurs, à ce propos, l’expert en relations internationales, Yahia Zoubir, à une question sur les conséquences directes sur l’Algérie de la crise entre deux de ses partenaires stratégiques, que sont l’Ukraine et la Russie, considérait que « l’Algérie est un enjeu gazier pour l’Europe, (…) mais n’est pas le seul acteur gazier ; le Qatar représente aussi un fournisseur important ». « Il reste à voir comment l’Algérie défendra ses intérêts et surtout si elle sait tirer profit de cette crise pour extraire des concessions de la part des Occidentaux sur certaines questions », répondait-il dans nos colonnes. Aussi, « Algériens et Italiens ont toujours montré un intérêt pour ce projet, qui est considéré comme hautement stratégique pour l’approvisionnement à long terme du marché italien du gaz », poursuit Platts. La relance du projet a été discutée lors d’une visite à Alger, fin juin dernier, de la ministre italienne du Développement économique, Federica Guidi, au cours de laquelle elle a rencontré le président Bouteflika, le Premier ministre Abdelmalek Sellal et le ministre de l’Energie, Youcef Yousfi. Le gaz algérien sera transporté depuis le bassin de Hassi R’mel jusqu’au point d’exportation de Koudiet Eddraouche, à El Tarf, sur la côte méditerranéenne. L’Italie est le premier partenaire commercial de l’Algérie et le premier importateur de gaz naturel, achetant actuellement 35% de ses besoins en gaz du pays. En 2011, environ 21,3 milliards de mètres cubes de gaz algérien ont été livrés à l’Italie via le gazoduc Transmed, qui traverse la Tunisie, portant le total des importations de gaz de l’Italie pour l’année à 60,8 milliards de mètres cubes.

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Le mouvement Islah, un des partis composant le Pôle du changement conduit par Ali Benflis, a procédé à l’ouverture de son université d’été hier à Boumerdès, a rapporté l’APS. Placé sous le seau de la solidarité avec Gaza, cet événement politique était aussi l’occasion pour son secrétaire général, Djahid Younsi, de se prononcer sur la vision de sa formation quant aux questions politiques nationales du moment. Dans son discours d’ouverture, Djahid Younsi, a invité « l’opposition dans toutes ses obédiences à s’impliquer dans ce dialogue avec une feuille de route et des positions unifiées ». Cependant, pour le leader du parti islamiste, la solution aux crises multiples qui ont secoué le pays, selon lui, est que « l’opposition s’assoit autour d’une table avec le pouvoir afin d’arriver à un consensus». D’autre part, le premier responsable d’Islah a souligné que l’opposition politique en Algérie a fait des pas importants dans le bon sens, grâce à une démarche entreprise pour rapprocher ses positions, a-t-il déclaré. Il est à noter que les formations politiques islamistes tiendront toutes leurs universités d’été dans la même wilaya, à savoir Boumerdès. À ce titre, le MSP tiendra son université d’été dans cette wilaya à la fin du mois de septembre.

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L’épidémie de fièvre aphteuse, bien qu’ayant touché le cheptel bovin principalement, a quasiment ruiné le commerce des ovins, et en particulier à Djelfa, vu son statut de premier marché à bestiaux au niveau national. C’est d’autant plus vrai à l’approche de l’Aïd El Kebir, qui devrait intervenir le 5 octobre prochain, mettant à cran les éleveurs de la région ainsi que les maquignons qui en ont fait leur principal débouché économique au long de toute l’année. A à peine un mois de l’Aïd El Ad’ha, la demande sur le mouton est « presque inexistante ». Pour cause, les éleveurs d’ovins de la région sont frappés de l’interdiction de transporter ou de déplacer les animaux ; décision de la wilaya accompagnée de la fermeture des marchés de gros des ovins, ce qui a engendré des « dégâts » financiers considérables pour les éleveurs qui mettent la pression sur les responsables locaux afin de trouver une solution à leur «calvaire économique ». Jeudi dernier, les éleveurs d’ovins de Djelfa sont montés au créneau et ont mené une première action dans le marché de gros de la commune de Hassi Bahbah, dans une tentative de forcer son ouverture. Mais ils se sont heurtés aux forces de l’ordre qui les en ont empêchés. Suite à l’échec de leur « opération commando », les éleveurs ont promis de revenir plus nombreux et plus déterminés lundi prochain et de forcer, cette fois-ci, le marché de Souk Letnine, dans le centre-ville de Djelfa. Ils ont exprimé leur «colère» contre la décision de l’administration portant sur la fermeture de tous les marchés d’ovins. « Nous sommes dans une période extrêmement dangereuse. Nous raclons le fond de notre trésorerie pour payer nos fournisseurs », affirme M. Chaker, éleveur d’ovins originaire de Aïn Ouassara. Ce cinquantenaire, qui dit faire ce métier «par passion», confie que «c’est de plus en plus dur de supporter les charges afférentes à l’élevage ». « Les éleveurs sont en crise financière aigüe et les fournisseurs d’aliments ne veulent pas nous approvisionner à crédit en plus de la cherté de la matière, actuellement, le quintal de foin est à plus de 3 500 DA et ceux qui disposent des centaines de têtes à nourrir sont dans une véritable impasse». « La fermeture du marché de gros a causé des pertes financières considérables pour les éleveurs. Les prix continuent d’augmenter et la grande distribution continue d’augmenter ses marges », a-t-il ajouté. « Il y a deux solutions, soit les responsables nous offrent leur aide, soit nous ouvrirons les marchés de gros par la force. Nous sommes dans une situation grave, la fermeture du marché d’un côté et l’étendue du marché noir, d’un autre côté », déplore-t-il encore. Afin d’assurer la traçabilité du marché des ovins, les responsables de la direction de l’agriculture de la wilaya de Djelfa ont instauré « un programme de recensement des ovins dans la région avec la mise en place d’un système de recensement par puce, mais cette opération n’a pas reçu d’écho chez les particuliers qui ont refusé d’adhérer à cette action afin d’éviter le payement des taxes. Le risque de la propagation de l’épidémie de la fièvre aphteuse est toujours présent dans la région », affirme, pour sa part, un responsable de la direction de l’agriculture de la wilaya de Djelfa. La campagne de vaccination des ovins dans la région a touché une partie des têtes d’ovins appartenant aux éleveurs déclarés. La wilaya de Djelfa, considérée comme la plus grande région d’élevage d’ovins dans le pays, a bénéficié d’un quota de seulement 5 000 vaccins, alors que dans son ensemble, la région compte plus de 14 000 éleveurs à fin 2013. D’ailleurs, un nouveau foyer d’épidémie de fièvre aphteuse a été détecté à 130 km du chef-lieu de la wilaya de Djelfa, dans la localité de Aïn El Kerma, dans la commune de Birine, selon Bencherik Mustapha de l’inspection des vétérinaires de la wilaya. Il s’agit du cinquième foyer découvert dans cette wilaya. « La maladie n’a cependant pas contaminé des têtes ovines ni caprines », a-t-il soutenu, soulignant que les services concernés poursuivent leur campagne de sensibilisation et d’orientation en direction des éleveurs. Les services vétérinaires s’attellent actuellement à mettre en œuvre le plan de vaccination d’urgence des têtes bovines au niveau des localités où l’épidémie a été enregistrée, ainsi que les localités avoisinantes aux wilayas touchées par cette maladie.

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Quelque 19 618 passagers ont transité par le port d’Alger en juillet 2014 contre 21 285 le même mois de l’année dernière, soit un recul de 7,83%, indique l’Entreprise portuaire d’Alger (EPAL) dans un rapport d’activité publié mercredi dernier. Le nombre de passagers qui ont débarqué au port de la capitale a connu une baisse de 2,14% : 17 753 voyageurs  contre 18 142 en juillet 2013. Il en est de même pour les passagers qui y ont embarqué, 1865 en juillet 2014 contre 3143 en juillet 2013, soit une baisse de 40,66 %. Pour ce qui concerne le mouvement véhicules passagers, ce dernier a lui aussi enregistré un recul de 6,96% : 6979 véhicules en juillet 2014 contre 7501 le même mois de l'année dernière. Le nombre de véhicules ayant débarqué est resté presque stable à 6075 véhicules contre 6101 durant la période de référence. Les véhicules embarqués de ce port ont, pour leur part, enregistré une baisse de 35,43% totalisant 904 véhicules en juillet 2014 contre 1400 le même mois de 2013. Aucune explication n’a été donnée pour comprendre cette baisse, mais l’on estime généralement que le principal facteur reste le mois de ramadan qui « coupe » la saison estivale en deux et rend le trafic entre les deux rives de la Méditerranée moins important que d’ordinaire. En attendant les chiffres du mois d’août, il faut savoir que l’enceinte portuaire d’Alger connaît depuis la fin de l’année 2013 des travaux d’extension étalés sur 22 mois. La surface de la gare maritime passera de 8250 m² à 23 500 m², alors que l'espace réservé aux véhicules et aux passagers s'étendra de 29 000 m² à 51 000 m². Une grue télescopique automotrice d’une capacité de 300 tonnes en service L’entreprise portuaire d’Alger (l’EPAL) vient de mettre en service une grue tout terrain sur porteur d’une capacité de 300 tonnes. Cette grue de marque GROVE, d’une puissance moteur de 405 kW et d’une longueur de 80 mètres va sans doute révolutionner les activités portuaires. Surtout quelle peut travailler h24 pour charger et décharger les conteneurs à partir des navires. Cette grue GROVE est aussi équipée de trois moufles de différents tonnages qui permettent le levage d'une charge par plusieurs brins de câbles, afin de démultiplier l'effort de traction. Cette nouvelle machine permet sans doute d’accélérer les activités de manutention surtout que l’EPAL traite mensuellement plus de 30 000 conteneurs et près d’un millions de tonnes de marchandises. Le constructeur Grove est l'un des principaux producteurs mondiaux de grues hydrauliques mobiles, avec des usines de fabrication à Shady Grove, Pennsylvanie (Etats-Unis) et à Wilhelmshaven (Allemagne).

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