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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 06 août 2014

Le groupe télécoms VimpelCom a rendu publics ce matin même les résultats financiers du deuxième trimestre de l’année de ses différentes filiales dans le monde, faisant ressortir des revenus d'exploitation de 5,067 milliards de dollars, en baisse de 11% par rapport aux 5,718 milliards un an plus tôt. L'EBITDA ou le bénéfice du groupe pour la période a chuté de 14% en glissement annuel à 2,076 milliards de dollars. En Algérie, la filiale de VimpelCom a realisé un chiffre d’affaires de 34 milliards de dinars pour le deuxième trimestre et maintient sa position de leader dans le marché bien que ses revenus pour la période aient baissé de 6%. Il ne s’agit pas d’une contreperformance, bien au contraire, mais cette baisse est due au lancement accéléré de la 3G qui a nécessité une forte mobilisation de ressources financières, pour lequel justement le CAPEX (flux de trésorerie liés aux dépenses d'investissement de capital, dont les immobilisations, et au coût de développement ou de fourniture des pièces non consommables pour le produit ou le système), disposait à cette période d’une provision de plus de 162 millions de dollars réservés à l’investissement dans le déploiement du réseau 3G, qui doit couvrir 19 wilaya à fin 2014 et l’ensemble du territoire national à fin 2015 ; actuellement, le réseau 3G atteint un taux de couverture de 40% et les offres commerciales lancées dans 7 wilayas. « Le chiffre d'affaires de Djezzy a diminué de 6% en glissement annuel, en raison de la baisse des recettes liées à l'interconnexion et à l'impact du déploiement de la 3G depuis janvier 2014 », détaille VimpelCom dans son compte-rendu. En revanche, la base clientèle de Djezzy a augmenté de 4% à 17,5 millions de clients, recrutant en un seul mois plus de 100 000 clients 3G, dont les offres commerciales ont été lancées le 5 juillet dernier. « Djezzy prévoit de stabiliser sa position dans le marché au cours du second semestre de l’année maintenant que l’entreprise a lancé avec succès la 3G », explique VimpelCom, qui a annoncé également vouloir utiliser les 4 milliards de dollars de dividende qu’elle récupérera de la cession de 51% Djezzy à l’Algérie pour refinancer une partie de ses dettes, principalement dans sa filiale italienne Wind, qui s’élèvent à 8 milliards de dollars.

Publié dans Economie

Le président du COA affirme que les athlètes appelés à représenter le pays lors de ces Jeux évolueront sans pression. Les hautes instances du sport national n’ont «fixé aucun objectif précis» aux 34 athlètes qui représenteront l’Algérie aux prochains Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ), du 16 au 28 août à Nanjing (Chine), si ce n’est «faire honneur à l’Algérie», a indiqué le président du Comité olympique algérien (COA), Mustapha Berraf, lundi à Alger.

« Mettre la pression sur des jeunes de 16 ou 17 ans pour qu’ils soient les plus performants possible est contraire aux valeurs de l’olympisme, car le but de ces Jeux est l’éducation, la culture, l’amitié, le respect et le fair-play », a déclaré Berraf lors d’un point de presse, à la salle de conférences de l’hôtel du stade 5-Juillet. « C’est par souci de prévention que nous avons ménagé nos jeunes athlètes, en leur évitant une pression inutile, surtout qu’ils représentent l’avenir du sport national », a encore expliqué le président du COA. Grâce aux dizaines de grands projets sportifs qui sont actuellement en cours de réalisation à travers tout le pays, l’Algérie s’apprête, en effet, à accueillir d’importants évènements sportifs dans un avenir proche et elle compte, entre autres, sur ces jeunes athlètes pour la représenter, d’où toute son attention pour les ménager. « Les choses ont beaucoup changé par rapport au passé. De nos jours, avec le soutien de la tutelle et des fédérations concernées, les jeunes sont beaucoup mieux pris en charge, ce qui, nous l’espérons, se reflétera sur les résultats des athlètes dans un avenir proche », a souhaité M. Berraf. Selon la même source, « le fait d’avoir réussi à engager 34 athlètes aux JOJ de Nanjing représente déjà une grande satisfaction pour l’Algérie, représentée par seulement 21 athlètes en 2010 à Singapour. Donc, au départ, il y a déjà une grande amélioration ». « Certains athlètes n’ont que 15 ou 16 ans, faisant qu’on pourra encore compter sur eux d’ici à 2020 », a enchaîné le médaillé olympique à Sydney-2000, Abderrahmane Hammad, qui sera le chef de mission en Chine. Interrogé si les instances compétentes ont fixé un barème pour récompenser d’éventuels médaillés aux prochains JOJ, M. Berraf a répondu que « si médaille il y a, l’athlète couronné sera convenablement récompensé pour ses efforts ».

Aucun problème concernant la prise en charge médicale La délégation algérienne en partance pour Nanjing sera forte de 58 membres, dont 34 athlètes et leurs entraîneurs. « Le départ est prévu le 11 août courant, sur un vol régulier et suivant le plan de vol Alger-Doha-Shanghai. La dernière partie du voyage se fera par route. Nous ferons un trajet de 4 heures pour rallier Nanjing à partir de Shanghai », a détaillé Abderrahmane Hammad. Les JOJ de Nanjing s’apprêtent à accueillir 3600 athlètes, représentant 205 pays, dans 26 disciplines sportives, qui se dérouleront sur 15 sites différents. Sur un autre registre, les pays participant aux JOJ de Nanjing étaient nombreux à regretter la limitation du nombre de médecins et de kinésithérapeutes auxquels ils auront droit, car jugé trop insuffisant.

Liste des 34 athlètes algériens L’Algérie sera représentée par 34 athlètes, 17 garçons et 17 filles, âgés de 15 à 18 ans, aux jeux Olympiques de la Jeunesse de 2014, prévus du 16 au 28 août courant à Nanjing (Chine). Ils seront engagés dans 13 disciplines sportives, notamment l’athlétisme qui s’est taillé la part du lion avec pas moins de 12 athlètes. Soit le 2e taux de participation le plus élevé, après l’Ethiopie, qui a engagé 14 athlètes, alors que la Tunisie et le Maroc se sont contentés de seulement six athlètes chacun. Il s’agit d’Arar Yousra, Kherroubi Noura, Mezioud Massika, Reffas Abir, Zenati Ilham, Bouanani Amine, Bouhanoun Hicham, Djaber Bouras, Bouziane Tawfik, Lazar Tahar, Saïda Ahmed-Kenz et Triki Yasser Mohamed-Tahar. Le judo sera représenté par Amrane Sadjia chez les filles et Rebbahi Salim chez les garçons, tandis que la lutte a engagé deux garçons et une fille, à savoir Belghelam Habib Slimane, Bounasri Hossam et Kaddour Khadidja. L’Algérie sera représentée par Doukhi Thiziri et Boucif Mohamed Belhadj dans l’aviron, et Akil Nouha El Alia et Guedim Amine dans la voile. L’haltérophilie sera représentée par Benmiloud Meryem Nada et Touaïri Aymen, alors que l’escrime algérien a engagé dans ces JOJ Bounegab Abir et Heroui Salim. Dans le cyclisme, on retrouve El-Meddah Yasmine, Megherbi Nour El Houda, Benyoub Zoheir et Mansouri Islam. Les cinq dernières disciplines sportives, à savoir la boxe, la gymnastique artistique, le tennis, le tennis de table et la natation, n’ont réussi à engager qu’un seul athlète chacune. Il s’agit de Tamma Salem (boxe), Mokhtari Fatima Ahlem (gymnastique artistique), Inès Feriel Ibbou (tennis), Lagsir Sannah (tennis de table) et Nefsi Hamida Rabnia (natation).

Le COA institue un nouvel Ordre du mérite Le Comité olympique algérien (COA), en partenariat avec Mobilis, l’opérateur historique de la téléphonie mobile, a institué un nouvel Ordre du mérite qui, à partir de cette année, sera décerné à trois acteurs du sport national. « Le premier sera le prix du fair-play, tandis que les deux autres seront décernés à d’anciens athlètes, techniciens ou journalistes pour l’ensemble de leur carrière », a détaillé le président du COA, Mustapha Berraf, lundi, lors d’un point de presse à la salle de conférences de l’hôtel du stade 5-Juillet. M. Berraf n’a, cependant, dévoilé aucune information concernant l’identité des lauréats-2014.

Publié dans Sports

Les parents des victimes du crash du vol AH 5017 d’Air Algérie, le 24 juillet dernier, devraient recevoir une indemnisation de 2,19 millions d’euros. Selon nos sources, et en vertu d’un accord qui la lie au pavillon national de transport aérien, la compagnie algérienne d’assurances et réassurance (CAAR) est engagée dans cette opération d’indemnisation . On ne sait pas encore si l’assureur algérien est seul engagé dans l’opération de dédomagement. Une source crédible nous indique en revanche  qu’il  devra payer 18 949 euros à chacune des familles des victimes. En attendant de nouvelles indications sur le sujet, le montant des indemnités, explique notre source,  est calculé selon le barème de la convention de Varsovie sur le transport aérien, notamment son article 20. Cette disposition stipule que « le transporteur aérien est responsable du dommage survenu en cas de mort, de blessure ou toute autre lésion corporelle subie par un voyageur lorsque l’accident qui a causé le dommage s’est produit à bord de l’aéronef ou au cours de toute opération d’embarquement ou de débarquement ».  Intégrée  à la convention de Montréal, cette disposition prévoit, en outre, un plafond d’indemnisation qui ne pourra être dépassé que si le demandeur parvient à démontrer la faute du transporteur aérien. Seuls les bureaux d’enquête sont habilités à faire la lumière sur l’origine des catastrophes aériennes.Notons que les boîtes noires de l’avion en question sont en France depuis le 28 juillet. Ce sont les experts du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) qui s’occupent d’analyser les enregistrements. Les premières conclusions de cette enquête seront dévoilées demain au siège du BEA à Paris, lors d’une conférence de presse, indique un communiqué de ce bureau qui précise que les premiers éléments d’information ont été validés par les enquêteurs sur les circonstances de l’accident. Par ailleurs, le BEA attire l’attention sur « le fait que ces tentatives d’explication ne s’appuient nullement sur ces enregistrements. En effet, leur exploitation est toujours en cours et aucune information sur leur contenu n’a été communiquée».Il ajoute que « des tentatives d’explication du déroulement de l’accident circulent actuellement dans les médias et il est parfois suggéré que ces explications résulteraient des paramètres de vol issus du Flight Data Recorder récemment lu dans les locaux du BEA ». Le BEA rappelle que seul le président de la Commission d’enquête du Mali est habilité à communiquer sur le résultat des travaux en cours et sur les prochaines étapes de l’enquête. Notons que les autorités de l’aviation civile maliennes ont sollicité au lendemain du crash l’assistance technique du BEA. Deux enquêteurs du BEA se sont rendus sur le site de l’accident le 25 juillet. Le transfert des boîtes noires de l’avion et le reste des dépouilles des victimes en France a suscité le mécontentement des partis islamistes algériens qui n’ont pas hésité à accuser le gouvernement de passivité. Signalons, en outre, que la direction de la Police judiciaire algérienne a dépêché quatre spécialistes scientifiques et techniques à Paris dans le cadre de l’enquête relative au crash. Ces policiers ont pour charge « d’entreprendre les opérations techniques de laboratoire après l’achèvement, le 2 août courant, des opérations de recherche, de collecte et de codification des restes humains récupérés et de l’ensemble des indices et éléments d’identification des victimes de cette catastrophe », a indiqué un communiqué de la direction de la Police judiciaire.

Publié dans Actualite archives

Comme annoncé par Reporters dans cette même page, la campagne d’exploration « Expédition Med Algérie 2014 » a été lancée, pour la première fois, dimanche à Oran et touchera dans les jours qui viennent Alger, Béjaïa, Skikda et Annaba, où elle s’achèvera le 11 août par une rencontre destinée à renforcer une prise de conscience sur la pollution de la mer Méditerranée par les déchets plastiques, un problème qui concerne l’ensemble des habitants des côtes méditerranéennes. L’action de sensibilisation sur les voies et moyens de prévenir cette forme de pollution a débuté à Oran, apprend-on, à travers une exposition organisée au siège de l’association « Phenicia » qui active au niveau du port dans le cadre de la protection du littoral oranais. Selon l’APS qui rapporte l’information, la direction de l’éducation de la wilaya d’Oran a mis à profit cet événement pour présenter les activités entreprises par les clubs bleus et verts dans le cadre de la protection de l’environnement et de leurs projets. Initiative louable : des enfants des zones rurales ont été invités à visiter le port d’Oran qu’ils ont découvert et ont pris connaissance, en même temps, des activités de l’association « Phenicia ». Quant aux scientifiques et universitaires algériens et les écologistes qui militent au sein des associations, ils se sont plutôt intéressés aux travaux d’analyses des microplastiques réalisés à bord du voilier Hainez, aux équipements et moyens utilisés et aux procédés mis en œuvre. Une façon pour eux de se préparer à la campagne d’exploration des microplastiques prévue en 2015 dans le littoral algérien, qui sera organisée sous l’égide du ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques en collaboration avec des associations et des universités. C’est ce qu’a annoncé le chercheur Emir Berkane, du laboratoire Ecostac de l’Université Badji-Mokhtar, à Annaba, initiateur et coordonnateur de l’opération, côté algérien, avec l’association française « Expédition Med en danger ». Cette campagne d’exploration portera sur des analyses des microplastiques à travers le littoral algérien, a-t-il précisé, cité par l’APS. Rappelons que le Hainez est parti de Villefranche sur Mer, en France, le 5 juillet, et a commencé son travail de recherche en mer liguro-provençale, puis l’a poursuivi dans le golfe du Lion, aux abords des côtes espagnoles de la Costa Brava, dans les Baléares, et enfin le sud de l’Espagne. Cette opération dure 2 mois et concerne la France, l’Espagne, Gibraltar, le Maroc, l’Algérie, la Tunisie, Malte et l’Italie. Cinquante écovolontaires et quinze scientifiques des différents pays du bassin occidental se relayent actuellement sur l’ensemble du parcours des campagnes de l’Expédition Med 2014. Pour Bruno Dumontet, président de l’association française « Expédition Med en danger », dont les propos sont rapportés par l’APS, « l’objectif de cette tournée scientifique, qui touche des pays du sud de la Méditerranée, est de sensibiliser sur les dangers des déchets de plastique qui sont visibles sur les eaux de cette mer et d’appeler les pays du pourtour méditerranéen à travailler ensemble pour trouver une solution à ce problème ». Pour leur part, les baigneurs, cet été, ont l’occasion encore une fois de constater cette pollution par les sachets en plastique qui jonchent les plages, emportés par le vent dès qu’il se met à souffler et déposés en mer où ils surnagent dans l’eau aux côtés des bouteilles en plastique. M. Dumontet est bien optimiste quand il affirme que l’Algérie est en mesure de figurer aux premiers rangs pour la lutte contre ce genre de pollution.

Publié dans Environnement

Après une première journée consacrée aux questions des libertés et des droits de l’Homme, les participants au sommet Etats-Unis/Afrique ont discuté, hier, deuxième journée de leurs travaux, des dossiers de l’économie et du commerce. Le chef de la Maison-Blanche, qui a parlé d’ambition américaine à faire de l’Afrique un terrain d’investissement privilégié pour les opérateurs de son pays, a fait une annonce selon laquelle plusieurs milliards de dollars vont être mobilisés par des groupes américains.

Aucun calendrier n’a été fixé pour l’instant, mais le discours officiel américain est plus que volontaire : « Je le dis sans complexe : nous voulons et nous allons travailler dur pour que davantage d’entreprises américaines investissent en Afrique », a déclaré le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères John Kerry. «Nous voulons également qu’il y ait plus d’entreprises africaines qui investissent ici, aux Etats-Unis, et il n’y a pas de raison qu’elles ne le puissent pas », a-t-il ajouté, laissant entrevoir notamment pour des pays comme l’Algérie des perspectives intéressantes même si les opérateurs américains familiers du marché algérien semblent pour l’instant concentrés sur l’énergie. C’est du moins l’impression que l’on a des discussions que le Premier ministre Abdelmalek Sellal a prévu d’avoir dans la capitale fédérale américaine. Selon l’APS, M. Sellal rencontrera ce jeudi le secrétaire d’Etat américain à l’Energie, Ernest Moniz. Il aura également un entretien avec Al Walker, P-DG du groupe pétrolier américain Anadarko, ainsi que le P-DG de General Electric, Jeffrey Immelt, dont le groupe avait décroché en 2013 un contrat de 2,2 milliards de dollars, pour la construction de six centrales électriques et un complexe de production de turbines à gaz. Le Premier ministre prévoit également, selon la même source, de rencontrer les groupes AGCO, Product & Chemicals et Varian, engagés dans les secteurs de la pharmacie et de la biotechnologie, deux domaines pour lesquels ces opérateurs ont déclaré leur intérêt durant les mois derniers. M. Sellal doit, par ailleurs, avoir un entretien avec la secrétaire américaine au Commerce Penny Pritzker, pour discuter du commerce extérieur et de la candidature de l’adhésion de l’Algérie à l’OMC.

L’appel de Bill Clinton Rien n’indique pour l’instant que les opérateurs américains rencontrés par la délégation algérienne au sommet de Washington soient réellement intéressés par d’autres secteurs que celui de l’énergie, un dossier par lequel l’Algérie reste identifiée dans les milieux d’affaires aux Etats-Unis. Mais une page se tourne à Washington et des appels se font entendre pour que les investisseurs US se tournent aussi vers d’autres lieux d’investissement que le pétrole, le gaz et la génération électrique. Parmi ces voix, celle, très audible, de l’ancien président Bill Clinton. 80% des 80 milliards de dollars d’investissements étrangers attendus en Afrique pour l’année 2014, sont destinés aux secteurs de l’énergie et des métaux précieux comme le diamant, a-t-il constaté. Pourtant, a-t-il ajouté, « le potentiel de diversification de l’investissement étranger en Afrique est énorme ». Bill Clinton qui s’exprimait devant le premier panel du forum d’affaires afro-américain consacré à l’élargissement des opportunités d’affaires en Afrique, a estimé que la diversification des investissements américains en Afrique est rendue nécessaire d’autant plus que le continent va inclure dans si peu de temps six des dix pays qui vont enregistrer les croissances les plus importantes au monde. Les entreprises américaines qui font des affaires en Afrique, a-t-il soutenu, doivent, en parallèle à leurs activités, investir dans les infrastructures et la formation des jeunes si elles veulent contribuer à la croissance des pays du continent, selon des intervenants. Le forum économique afro-américain, premier du genre, a été présidé par la secrétaire d’Etat au Commerce, Penny Pritzker, et par l’ancien maire de la ville de New York Mike Bloomberg. Le président américain a été présent à une partie de cette rencontre, tenue à l’hôtel le Mandarin Oriental, pas loin de la Maison-Blanche.

Publié dans théma archives

Découverte en 2014 et présentée comme la chanteuse aux multi-origines, Indila, de son vrai nom, Adila Sedraïa, née en 1984 à Paris, « privilégie l’Algérie », qui devient désormais sa première destination en Afrique et dans le Monde arabe. Cambodgienne, Indienne, Egyptienne, Française et Algérienne, ce brassage magnifique a enfanté l’une des plus belles voix actuelles de la chanson française.

Accompagnée par un dispositif sécuritaire énorme digne d’un convoi ministériel à son arrivée à l’enceinte du théâtre de Timgad, l’information s’est vite répandue du côté des journalistes, « Indila refuse de répondre aux questions ! ». La situation a intrigué plus d’un ici à Batna. Pourquoi refuse-t-elle de rencontrer les journalistes ? Il a fallu l’intervention de la cellule de communication de l’Office national de la culture et de l’information (ONCI) pour que son manager revienne enfin sur sa décision. « Le point de presse est mentionné dans le contrat. Indila est tenue de répondre aux questions. C’est ce que nous avons expliqué à son manager », a assuré un membre de la cellule. Le point de presse a été finalement maintenu. Il a duré quelques minutes seulement, où seuls les partenaires du festival y étaient autorisés. Le sourire n’a pas quitté le visage de la star française qui semblait ne pas être intéressée par la question de ses origines qui était sur la bouche de tout le monde ici à Timgad. Est-elle réellement Algérienne ? A ce sujet, Indila répond subtilement, en se définissant en tant qu’enfant du monde. « Qu’importe nos origines. Qu’on soit Syrien, Sénégalais ou Parisien, le plus important est qu’on est tous Algériens ce soir. Je suis une enfant du monde. J’ai eu la chance de voyager à travers le monde. J’ai laissé récemment une partie de moi en Grèce. Mon cœur est en France. En Algérie, précisément, je crois que je vais laisser mon âme », a-t-elle déclaré. Impatiente de rencontrer ses fans. Une première pour elle dans un pays qui ne manque pas de stars internationales, à l’image de Cheb Khaled, Cheb Mami, Idir ou Takfarinas, Indila s’est dite « excitée ». « J’ai vraiment le cœur qui bat au moment même où je vous parle. C’est une très bonne symbolique pour moi de venir chanter en Algérie. J’ai attendu cette occasion avec grande impatience. J’ai entendu le public acclamer mon nom tout à l’heure. C’est encourageant. Je suis impatiente de voir ça de près sur la scène », a-t-elle ajouté, avant de faire son entrée sur scène vers minuit avant-hier. Munie d’un drapeau algérien, sur scène, Indila n’a pas manqué de saluer son public en langue française, arabe et indienne, avant d’entamer la soirée par un couplet dédié spécialement à l’Algérie. Sur le rythme de deux guitares sèches et d’une darbouka algérienne, la star de la soirée a chanté tous ses singles, qui étaient à sa « surprise » interprétés par un public connaisseur, venu partager un moment de rêve avec elle. Indila a ébloui tout le monde. Dernière danse, SOS, Tourner dans le vide, Mini World ou Run run, toutes ses chansons ont eu écho fort, ressenti dans les estrades de Timgad. La soirée a tellement marqué l’artiste qu’elle a tenu à rencontrer, cette fois-ci, tous les organes de presse présents pour leur faire partager sa joie et ses émotions à l’issue du spectacle. Une rencontre qui a durée deux minutes seulement. « La musique est un moment de partage. C’est un bout d’amour qu’on donne. C’est souvent magique, car c’est l’âme qui s’exprime. Je suis honorée d’être ici. C’est la première fois que je chante en Algérie. Je tiens à saluer le public qui était sincère et vraiment adorable », a-t-elle avoué avant de quitter Timgad dans la même soirée pour rejoindre la capitale. Avant Indila, d’autres artistes ont aussi fait leur entrée sur scène sur des rythmes différents, certes, mais qui ont fait vibrer le public durant cette troisième soirée du Festival de Timgad. Parmi eux, la chanteuse syrienne Farah Youssef, la star chaouie Hamid Belbeche et le spécialiste du tindi, la découverte de la récente « Alhan wa chabab », Djelloul Merga. Timgad était la première destination d’Indila, mais pas la seule durant son court séjour en Algérie. Elle était attendue, notamment, dans la soirée d’hier au Casif de Sidi Fredj, à Alger. Son manager n’a pas voulu s’exprimer sur les prochains projets de l’artiste. Une chose est sûre, le passage d’Indila à Timagd a provoqué une frustration énorme chez les journalistes, qui n’ont pas compris l’embargo excessif exercé sur l’artiste française par son manager. Certains n’ont pas mâché leurs mots. « Nous avons rencontré de grandes stars mondiales qui ont répondu à toutes nos questions. Elles étaient toutes humbles, sociables et ouvertes à leur public et aux journalistes. Indila se prend pour qui exactement ? », se sont demandés les journalistes sur le chemin du retour à l’hôtel Chilia, où ils sont logés, dans le centre-ville de Batna.

Publié dans Culture

Le dernier défaut de paiement en date de l’Argentine soulève des questions troublantes pour les décideurs. Certes, les crises de la dette périodiques du pays sont souvent le résultat de politiques macroéconomiques autodestructrices. Mais, cette fois, le défaut a été déclenché par un changement important du régime de la dette souveraine internationale.

PAR KENNETH ROGOFF* Le changement favorise les créanciers extrémistes dans l’émission d’obligations régies par le droit des États-Unis. Avec le ralentissement de la croissance des marchés émergents et l’augmentation de la dette extérieure, les nouvelles interprétations juridiques qui compliquent les futurs dépréciations et rééchelonnements de dette n’augurent rien de bon pour la stabilité financière mondiale. Il n’y a aucun héros dans cette histoire, et certainement pas les décideurs de l’Argentine qui, il y a une dizaine d’années, ont tenté d’imposer unilatéralement une dépréciation généralisée massive aux détenteurs d’obligations étrangères. Les économistes qui ont claironné que le « consensus de Buenos Aires » était la nouvelle façon de gérer les économies paraissent tout aussi stupides avec le recul. Le Fonds monétaire international a reconnu depuis longtemps qu’il a octroyé un prêt de trop pour essayer de sauver le taux de change fixe par rapport au dollar insoutenable de l’Argentine lors de son effondrement en 2001. Ce n’est pas la première fois qu’un défaut de paiement de l’Argentine bouleverse les marchés internationaux de capitaux. Selon le tableau que Carmen Reinhart et moi-même avons compilé dans notre livre de 2009 This Time is Different, l’Argentine a fait défaut à sept reprises au préalable – en 1827, 1890, 1951, 1956, 1982, 1989, et 2001. L’Argentine est peut-être presque aussi célèbre pour ses défauts de paiement que pour ses équipes de football, mais elle n’est pas la seule. Pratiquement tous les pays des marchés émergents ont connu des problèmes récurrents de dette souveraine. Le Venezuela est le détenteur du record des temps modernes, avec 11 défauts depuis 1826 et peut-être d’autres à venir. En 2003, en partie en réponse à la crise argentine, le FMI a proposé un nouveau cadre pour statuer sur les dettes souveraines. Mais la proposition a suscité une forte opposition, non seulement de la part des créanciers qui craignaient que le FMI devienne trop sympathique envers les débiteurs à problèmes, mais aussi de la part des marchés émergents qui ne prévoyaient pas de risque à court terme sur la perception de leur solvabilité. Les emprunteurs sains se sont mis à craindre que les créanciers exigent des taux plus élevés si les sanctions en cas de défaut étaient adoucies. Récemment, comme une excroissance d’un réexamen de la politique de prêt du FMI à la périphérie de l’Europe (et la Grèce en particulier), le Fonds a avancé une autre approche de rééchelonnement de la dette, qui pourrait être plus facile à mettre en œuvre. Le FMI reconnaît maintenant que la majeure partie de son financement a été effectivement utilisé pour permettre aux créanciers à court terme de s’en sortir sans perte. En conséquence, il n’y avait pas assez d’argent pour aider à adoucir les coupes budgétaires rendues nécessaires par l’arrêt soudain des financements étrangers. L’expérience de la récente crise de la zone euro est en contraste frappant avec la crise de la dette en Amérique latine dans les années 1980, lorsque les banques n’avaient pas été autorisées à cesser précipitamment de rembourser leurs prêts. Si la nouvelle proposition est adoptée, le FMI pourrait refuser de manière conditionnelle de financer des pays dont le fardeau de la dette est jugé vraisemblablement insoutenable par les équipes du FMI ; les créanciers devraient d’abord se mettre d’accord sur un « reprofilage » de la dette. Reprofilage est un euphémisme pour restructuration de dette, qui permet aux pays d’emprunter auprès des créanciers existants pour des périodes plus longues et à des taux d’intérêt inférieurs à ce qu’ils seraient en mesure d’obtenir sur le marché libre. Bien qu’il soit loin d’être clair que le FMI pourra se tenir facilement à cette ligne contre des créanciers durs en négociation, la nouvelle politique, si elle est adoptée, permettrait de durcir l’approche du Fonds dans les cas où il s’est retrouvé à plusieurs reprises à dépenser de l’argent pour rien. À l’heure actuelle, les États-Unis semblent réticents à accepter la proposition du FMI. Évidemment, les autorités américaines estiment que dans certaines situations, la géopolitique doit l’emporter sur l’économie (comme illustré, par exemple, par la réintégration récente du FMI en Ukraine après l’échec d’une série de programmes). Cette résistance américaine est regrettable. Il serait de loin préférable que les États-Unis trouvent des moyens pour organiser simplement des subventions directes dans des cas exceptionnels comme celui de l’Ukraine, plutôt que de concevoir le système financier international autour d’eux. Étant donné les complications récurrentes de statuer sur les contrats de dette souveraine dans les tribunaux étrangers, ainsi que l’incapacité du monde à organiser une procédure crédible et équitable pour les faillites étrangères, la meilleure idée est peut-être de faire passer l’essentiel de la dette internationale au travers des tribunaux du pays débiteur. Jeremy Bulow et moi-même avons fait une proposition en ce sens il y a 25 ans ; il s’agit toujours de la bonne approche. Dans ce scénario, les pays intéressés qui veulent emprunter de grandes quantités d’argent en provenance de l’étranger auraient besoin de développer des institutions qui rendent crédible la promesse de remboursement. En général, l’expérience valide cette méthode. En effet, l’énorme expansion de l’émission de dette intérieure des marchés émergents au cours des dernières années a contribué à réduire les tensions sur le marché (bien que de nombreux pays demeurent vulnérables à cause de la dépendance continue des entreprises à la dette extérieure). Cependant, l’emprunt national n’est pas une panacée. Il serait étonnamment naïf de croire que tous les pays émettant de la dette en monnaie nationale sont sans risque tant que leur taux de change est flexible. Pour n’en citer qu’un, il y a toujours le risque d’inflation, en particulier pour les pays qui présentent de faibles institutions fiscales et un lourd endettement. Néanmoins, le dernier traumatisme lié à la dette de l’Argentine montre que le système mondial pour la résolution des problèmes de dette souveraine continue désespérément à nécessiter d’importantes améliorations. Un approfondissement des marchés de dette intérieure – et peut-être un changement dans le sens proposé par le FMI – fait cruellement défaut. *Kenneth Rogoff, professeur d’économie et de politique publique à l’Université Harvard et lauréat du Prix 2011 de la Deutsche Bank en économie financière, a été l’économiste en chef du Fonds monétaire international de 2001 à 2003.

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C’est la même rengaine chaque été et les estivants se sont résignés face à une gestion informelle des plages et à l’anarchie qui y règne. Celles de la côte ouest de la wilaya d’Alger, parmi lesquelles Palm Beach et Azur Plage, n’échappent pas au désordre provoqué par des squatters qui ont pris possession du moindre mètre carré de plage dans les communes de Zéralda, Staouéli et Aïn Benian. Le constat dressé après l’inspection du littoral des communes de Zéralda, Staouéli et Aïn Benian, organisée dimanche dernier par la commission tourisme de l’Assemble populaire de wilaya (APW), est sans appel et cette dernière a vivement déploré le « squat », ignoré par les collectivités locales, des plages par des jeunes qui gèrent « en toute illégalité » ces lieux pourtant à vocation publique. Pour l’exemple, des milliers de parasols et accessoires étaient installés de fait le long du rivage de la plage familiale de Zéralda, à Azur Plage et Palm Beach, obligeant les estivants à les louer entre 800 et 1 500 DA. Même les toilettes publiques et les douches, quand elles existent, les tarifs pratiqués par leurs exploitants d’une plage à une autre sont déroutants : de 30 DA par personne à la plage familiale de Zéralda à 300 DA à la plage Khelloufi 2, dans la même commune. « En squattant les plages avec leur matériel, ces jeunes font du chantage sur les estivants qui n’ont le choix que de louer du moment qu’ils ne disposent plus de place pour planter leur propre parasol. Cette occupation des lieux est illégale et inacceptable », a réagi le chef de la délégation et président de la commission tourisme de l’APW, Madjid Lamdani. Les « plagistes » se défendent, arguant que ce sont les autorités locales qui leur « refusent » les autorisations d’exercer, un document que ni la commune ni la wilaya ne peut pourtant délivrer, puisque l’accès aux plages est gratuit, en application d’un arrêté toujours en vigueur de l’ancien wali d’Alger, Mohamed Kebir Addou. Néanmoins, malgré cette situation, M. Lamdani se montre « réaliste » : « Je ne plains pas ces jeunes qui ont besoin de travailler. Dans la gestion des plages, il y a une absence totale des pouvoirs publics qui prétendent qu’il n’y a pas de concession, alors qu’elle existe de fait. Cette situation d’anarchie doit cesser », appelant à « la nécessite de mettre en place une politique claire dans la gestion des plages algéroises ». Sur ce point, l’absence des pouvoirs publics dans la gestion des plages de la côte ouest de la capitale s’est manifestée surtout au niveau de la plage Khelloufi 2 où un camp de toile devait être installé par un opérateur privé. « Dans un récent rapport sur le tourisme à Alger, la direction du tourisme de la wilaya indique qu’un camp de toile est en cours d’aménagement à Zéralda. Le projet n’est finalement qu’un terrain vague », a dénoncé le chef de la délégation de l’APW sur le site de ce projet fantôme. Pour la saison 2014, la wilaya d’Alger compte 72 plages autorisées à la baignade sur un total de 85 plages.

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Les armes se sont tues hier à Gaza après le cessez-le-feu de 72 heures accepté par Israël et le Hamas.

L’arrêt des hostilités est entré en vigueur à 5 heures GMT pour ouvrir la voie à des négociations qui devraient se dérouler sous la médiation de l’Egypte, pays dont les diplomates ont pu obtenir des deux parties en conflit, lundi dernier dans la soirée, un accord sur l’arrêt des hostilités. C’est le terme qui est retenu depuis hier par les chancelleries et les médias internationaux, mais il reflète si peu la réalité du théâtre gazaoui et les massacres qui ont été commis par Israël depuis le 8 juillet dernier, date du début des bombardements de l’enclave palestinienne par son armée. La trêve, qui était programmée jusqu’à hier pour une durée de 72 heures, s’est manifestée par le retrait des soldats israéliens qui occupaient 40% du territoire de Gaza. Elle devait donner lieu dès hier dans la capitale égyptienne à des pourparlers entre une délégation palestinienne composée de représentants du Hamas, du Jihad islamique et de l'Autorité palestinienne, et de responsables israéliens qui n’étaient pas présents physiquement en Egypte lorsque le Caire a annoncé avoir arraché un arrangement pour la cessation temporaire des hostilités. Les Palestiniens réclament l'ouverture des points de passage aux frontières, l'élargissement de la zone de pêche autorisée à 12 miles nautiques et la libération de prisonniers palestiniens. Israël vend auprès de ses soutiens occidentaux l’argument de l’« impératif de sécurité ». Il crie que le Hamas dispose de 3 000 roquettes  et d’une force de frappe digne d’une armée classique, pour ne chercher rien d’autre que la démilitarisation de Gaza et la liquidation pour sa population de toute possibilité de résistance. Les négociations qui vont être supervisées par l’Egypte s’annoncent, donc, difficiles. Mais le plus urgent maintenant est que la trêve soit respectée et surtout prolongée. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a pressé Israël et le Hamas de respecter le cessez-le-feu. A New York, les  193 membres de l'Assemblée générale de l'ONU se rencontrent aujourd’hui en « session urgente » consacrée à la question de Gaza. L’objectif, affirme une source diplomatique algérienne dont l’action pour que cesse le massacre est visible depuis près d’une semaine, reste la « la cessation immédiate de l'agression israélienne et l'envoi d'une aide humanitaire urgente aux populations affectées ».  Chez les Occidentaux, dont l’attitude vis-à-vis d’Israël a été politiquement et moralement insoutenable depuis le début des attaques massives contre l’enclave palestinienne, le discours n’est évidemment pas le même. On continue de ménager l’Etat hébreu et son « droit à la sécurité », mais des voix se sont élevées pour appeler à l’arrêt du carnage commis par son armée. Des voix en Occident, après le désastre A Washington, le secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, John Kerry, s’est dit « consterné» par le pilonnage des écoles et des centres de l’UNRWA, la mission onusienne pour les réfugiés palestiniens. A Londres, hier, La secrétaire d'Etat au ministère des affaires étrangères britannique, la baronnesse Sayeeda Warsi, a annoncé sur les réseaux sociaux qu'elle avait pris la décision de quitter le gouvernement en raison de la politique menée par celui-ci à Gaza. «Je ne peux plus soutenir la politique du gouvernement au sujet de Gaza», a tweeté la première femme musulmane secrétaire d'Etat au Royaume-Uni. «L'approche et le langage [du gouvernement britannique] durant cette crise à Gaza sont moralement indéfendables, [ils] ne sont pas dans l'intérêt national de la Grande-Bretagne et auront un impact négatif à long terme sur notre réputation internationale et nationale», a-t-elle déclaré. A Paris, où les autorités françaises cherchent maintenant un ton plus critique à l’égard d’Israël, Rony Brauman, ex-président de MSF et professeur à Sciences Po, Régis Debray, écrivain et philosophe, Edgar Morin, sociologue et philosophe, et Christiane Hessel, veuve du célèbre humaniste Stéphane Hessel, ont affirmé dans une tribune publiée par le journal Le Monde que le président François Hollande est « comptable d’une certaine idée de la France qui se joue à Gaza »,  l’Elysée s’étant montrée d’une incroyable cécité devant le massacre commis par l’armée israélienne depuis le 8 juillet, un alignement sans réserve ni intelligence qu’a brillamment dénoncé l’ancien chef du Quai d’Orsay, Dominique de Villepin, dans une tribune publiée par le journal Le Figaro. Après presque un mois de guerre menée avant tout contre les civils palestiniens, Gaza est au bord d'un désastre humanitaire sans précédent : un quart des habitants de Gaza ont fui leur maison ; 280 000 réfugiés s'entassent dans les 84 écoles de l'ONU complètement saturées. Une dizaine d'hôpitaux ont été endommagés par des bombardements, aggravant le bilan des victimes, qui dépasse les 1 800 morts et 9 000 blessés. Des rues entières ont été rayées de la carte, comme à Beit Hanoun dans le nord, ou près de Khan Younès, dans le sud-est. Le 29 juillet dernier, le bombardement de l'unique centrale électrique de Gaza a ajouté une nouvelle plaie aux souffrances du territoire palestinien. La distribution d'eau dans les maisons a été quasiment coupée, faute d'énergie électrique pour faire fonctionner les systèmes de pompage. Les Gazaouis errent des journées entières, jerrican à la main, à la recherche des quelques camions-citernes distribuant de l'eau saine. Selon les Nations unies, plus de 50 000 personnes ont perdu la totalité de leur maison, auxquels il faut ajouter 30 000 autres dont le logement est considéré comme inhabitable.

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L’animation estivale en ce mois d’août à Tizi-Ouzou se décline en festivals et en fêtes patrimoniales, qui se prépare à accueillir dès la fin de cette semaine des activités festives et culturelles.

Une façon de rendre un tant soi peu moins pesantes et de remplir les longues journées estivales dans les quartiers et certains villages de haute montagne dépourvus de loisirs et de détente. Il en sera ainsi de la ville des Genêts qui accueillera du 6 au 10 août le traditionnel Festival culturel arabo-africain de danses folkloriques qui en est à sa 9e édition. Des troupes de danses folkloriques représentant certaines régions d’Algérie, du Liban, de Jordanie, du Sénégal, du Mali, du Tchad, du Burkina Faso, de Tunisie et de Turquie prendront part à cette édition qui se déroulera sous le signe de l’hommage au leader antiapartheid, Nelson Mandela. En plus des prestations des différentes troupes qui se produiront à Tizi-Ouzou et dans certains chefs-lieux de daïra et qui seront accompagnées par des galas artistiques qu’animeront, pour l’essentiel, des chanteurs kabyles, une exposition rétrospective des huit éditions précédentes, qui mettra à l’honneur la Turquie, l’un des pays participants. Plusieurs expositions seront tenues au niveau des différents sites de la Maison de la culture et seront dédiées à des thèmes diversifiés, comme l’artisanat, les arts plastiques, la maison kabyle qui sera une occasion pour montrer l’architecture et les savoir-faire locaux. Des ateliers de formation de danse et de chorégraphie, qui seront animés par des spécialistes en danse et en chorégraphie, seront proposés au grand public. Au programme, une journée d’étude qui portera sur le thème « La danse populaire comme vecteur de paix et de rapprochement entre les peuples », un sujet qui sera abordé à travers des axes et sous des angles différents par plusieurs conférenciers. Raconte-Arts est l’autre festival qui en est à sa onzième édition et qui se déroulera du 5 au 8 du mois en cours, au village Agousim, dans la commune d’Illoula Oumalou, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Tizi-Ouzou. Festival d’essence populaire et participatif, Raconte-Arts présente une palette d’activités artistiques et littéraires : contes, récits, théâtre de rue, poésie, carnaval, conférences thématiques et ventes-dédicaces de livres… sont au programme de cette rencontre culturelle qu’organise depuis onze ans la Ligue des arts cinématographiques et dramatiques de Tizi-Ouzou, dirigée par Hacène Metref. Et qui accueillera plus d’une centaine d’artistes et d’animateurs, dont de nombreux étrangers. A Ath Yanni, le bijou sera à l’honneur, en accueillant la 11e édition de la fête dédiée à l’artisanat et au bijou du 7 au 15 août. 87 artisans, spécialisés dans cette filière et représentant, en plus des bijoutiers et artisans de Tizi-Ouzou, plusieurs wilayas, dont Tamanrasset, Ghardaïa et Jijel. Un concours du meilleur bijou sera organisé et distinguera les trois meilleurs artisans dont le produit « s’inscrit le plus dans le respect de la tradition, en matière de processus de fabrication et des matériaux utilisés (argent, corail naturel et émaux) », selon les organisateurs. Conférences-débats, tables rondes et soirées artistiques seront au menu des animations qui vont accompagner cette 11e Fête du bijou d’Ath Yenni qui draine un nombreux public qui afflue de plusieurs localités de la wilaya de Tizi-Ouzou. Assensi d’Azrou n’Thour est l’autre activité festive célébrant la nature qui se tiendra à Iferhounène. Fête patronale et traditionnelle qui se tient en pleine nature et au pied du célèbre pic d’Azrou n’Thour, sur les hauteurs d’Iferhounène, elle sera célébrée durant trois vendredis consécutifs, dès le 8 août prochain, successivement par les habitants des villages Zoubga, Aït Atsou et Aït Adella.

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