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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 09 août 2014

Sellal met fin à une spéculation qui s’est amplifiée au fil des jours sur l’intervention de l’armée algérienne en Libye. «Il faut parvenir à créer un consensus pour mettre en place un gouvernement et des institutions capables de diriger le pays», mais «aller avec nos forces pour rétablir la situation n’est pas une solution et ne peut constituer une solution», a déclaré Sellal à APS.

La question d’une intervention de l’armée algérienne en Libye ou en Tunisie, également en proie à des violences, est souvent évoquée par des journaux locaux, mais Sellal a souligné que la Constitution «interdit à nos troupes de traverser les frontières». «Notre vision est claire sur cette affaire, nous n’acceptons pas d’interventions étrangères à nos frontières, nous privilégions un règlement régional», a insisté Sellal, observant cependant que la situation «reste très difficile» en Libye «qui ne dispose ni d’une armée ni d’une police pour rétablir l’ordre». L’Algérie, qui partage une longue frontière avec la Libye, s’est opposée dès le début de la révolte en Libye à toute intervention étrangère dans la région au risque de provoquer le chaos, privilégiant une transition négociée entre l’opposition et le régime de Kadhafi. Pour l’Algérie, la solution de la crise libyenne est politique et non militaire. Pour preuve, la présence militaire de la première puissance mondiale en Irak n’a pas réglé le bourbier qui a pris des proportions tragiques et chaotiques, l’armée régulière syrienne n’arrive pas à en finir avec les groupes armés, tout comme au Yémen et en Somalie. D’ailleurs même en Algérie, plus de vingt ans après le début du terrorisme, le maquis résiduel constitue toujours une menace pour la sécurité dans certaines régions, notamment en Kabylie. L’approche strictement sécuritaire et militaire ne règle pas les problèmes de violence, des guerres civiles et du terrorisme. Cependant, certaines parties étrangères occidentales souhaitent voir l’Algérie jouer le gendarme dans la région du Maghreb et du Sahel, pour saper les principes fondateurs de la politique étrangère de l’Algérie au risque d’élargir la sphère du chaos libyen. Le soutien de la Libye peut se faire autrement et plus efficacement qu’à travers une intervention militaire directe.

L’approche algérienne C’est à ce titre que l’Algérie, qui a vécu une tragédie, préconise une solution négociée et l’aboutissement à un consensus national entre tous les Libyens. Sellal a donc réitéré le soutien de l’Algérie à la Libye et sa disposition à l’accompagner dans les domaines de la sécurité et de la justice, en indiquant que le Premier ministre libyen Abdallah Al-Theni l’avait sollicité pour une formation rapide des forces d’intervention militaire et policière de son pays. «Une intervention étrangère : on sait quand elle démarre, mais on ne sait pas quand elle se termine. On ne peut pas se permettre de déstabiliser la situation. L’Algérie est devenue un pays stable et également une référence» en matière d’approches efficaces dans le règlement des conflits régionaux, a enchainé le Premier ministre, citant le cas de la crise malienne où l’approche de l’Algérie a fini par triompher sur le reste des solutions employées ou suggérées jusqu’ici. Lors des débats consacrés à la sécurité et à la paix en Afrique, tenus à l’occasion du premier sommet afro-américain, qui s’est achevé mercredi dernier à Washington, M. Sellal a eu à expliquer cette approche qui a été grandement appréciée par les pays africains et les Etats-Unis. «L’expérience algérienne sur le Mali a été bien appréciée (lors de ce sommet) il n’y a pas mieux que le dialogue pour régler les problèmes sécuritaires», a-t-il dit, en relevant que cette approche «a porté haut l’image de l’Algérie qui a réussi à créer un climat de négociation entre les différents protagonistes ». «Nous avons porté le message que la force seule ne peut pas régler les problèmes sécuritaires. Tout le monde a compris l’expérience algérienne dans la lutte antiterroriste qui n’a pas réglé la question sécuritaire uniquement par l’usage de la force (…) C’était l’intelligence du président de la République de recourir à la politique de réconciliation», a-t-il souligné. «Au nom du président Abdelaziz Bouteflika, j’ai porté la parole de l’Afrique, j’ai insisté sur les questions de la sécurité et de la paix, notamment sur les conflits régionaux», a-t-il dit.

110 millions de dollars d’aide pour la création d’une force africaine d’intervention rapide Le Premier ministre indiqué avoir insisté, lors de ces débats auxquels à pris part le président Barack Obama, sur la sécurité en Afrique qui doit être prise en charge par les Africains. Il a fait savoir que la partie américaine a bien compris cette revendication et a même dégagé un budget de 110 millions de dollars pour participer au financement de la création d’une force africaine d’intervention rapide. Revenant sur les travaux du premier sommet Etat-Unis-Afrique, M. Sellal a relevé que la rencontre a « tenu ses promesses ». Il a expliqué que la rencontre lui a permis d’aborder avec le président Obama la situation en Afrique et les relations entre l’Algérie et les Etats-Unis. «On en a tiré de bons résultats, l’image de l’Algérie est bien appréciée par le monde politique américain et également celui des affaires», a-t-il  ajouté. Sellal a eu également des entretiens bilatéraux avec Kerry et le Premier ministre libyen. Mercredi dernier, l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc, la Tunisie et les Etats-Unis ont exprimé dans une déclaration commune à Washington leur inquiétude face à la violence qui a créé une crise humanitaire tragique en Libye. Les six pays ont partagé la vision de l’Algérie de trouver une solution dans le cadre du dispositif de Tunis, appelant toutes les parties à adopter un cessez-le-feu immédiat et à engager des négociations en vue de trouver une solution à la crise. «Nous soutenons l’engagement de toutes les parties à cet objectif, y compris la poursuite des activités engagées dans le cadre du processus de Tunis», a indiqué le communiqué du département d’Etat américain citant la déclaration commune des six pays. Par ailleurs, M. Sellal a abordé avec Kerry les relations politiques et économiques entre l’Algérie et les Etats-Unis.

Par Abdelkrim Ghezali La question d’une intervention de l’armée algérienne en Libye ou en Tunisie, également en proie à des violences, est souvent évoquée par des journaux locaux, mais Sellal a souligné que la Constitution «interdit à nos troupes de traverser les frontières». «Notre vision est claire sur cette affaire, nous n’acceptons pas d’interventions étrangères à nos frontières, nous privilégions un règlement régional», a insisté Sellal, observant cependant que la situation «reste très difficile» en Libye «qui ne dispose ni d’une armée ni d’une police pour rétablir l’ordre». L’Algérie, qui partage une longue frontière avec la Libye, s’est opposée dès le début de la révolte en Libye à toute intervention étrangère dans la région au risque de provoquer le chaos, privilégiant une transition négociée entre l’opposition et le régime de Kadhafi. Pour l’Algérie, la solution de la crise libyenne est politique et non militaire. Pour preuve, la présence militaire de la première puissance mondiale en Irak n’a pas réglé le bourbier qui a pris des proportions tragiques et chaotiques, l’armée régulière syrienne n’arrive pas à en finir avec les groupes armés, tout comme au Yémen et en Somalie. D’ailleurs même en Algérie, plus de vingt ans après le début du terrorisme, le maquis résiduel constitue toujours une menace pour la sécurité dans certaines régions, notamment en Kabylie. L’approche strictement sécuritaire et militaire ne règle pas les problèmes de violence, des guerres civiles et du terrorisme. Cependant, certaines parties étrangères occidentales souhaitent voir l’Algérie jouer le gendarme dans la région du Maghreb et du Sahel, pour saper les principes fondateurs de la politique étrangère de l’Algérie au risque d’élargir la sphère du chaos libyen. Le soutien de la Libye peut se faire autrement et plus efficacement qu’à travers une intervention militaire directe. L’approche algérienne C’est à ce titre que l’Algérie, qui a vécu une tragédie, préconise une solution négociée et l’aboutissement à un consensus national entre tous les Libyens. Sellal a donc réitéré le soutien de l’Algérie à la Libye et sa disposition à l’accompagner dans les domaines de la sécurité et de la justice, en indiquant que le Premier ministre libyen Abdallah Al-Theni l’avait sollicité pour une formation rapide des forces d’intervention militaire et policière de son pays. «Une intervention étrangère : on sait quand elle démarre, mais on ne sait pas quand elle se termine. On ne peut pas se permettre de déstabiliser la situation. L’Algérie est devenue un pays stable et également une référence» en matière d’approches efficaces dans le règlement des conflits régionaux, a enchainé le Premier ministre, citant le cas de la crise malienne où l’approche de l’Algérie a fini par triompher sur le reste des solutions employées ou suggérées jusqu’ici. Lors des débats consacrés à la sécurité et à la paix en Afrique, tenus à l’occasion du premier sommet afro-américain, qui s’est achevé mercredi dernier à Washington, M. Sellal a eu à expliquer cette approche qui a été grandement appréciée par les pays africains et les Etats-Unis. «L’expérience algérienne sur le Mali a été bien appréciée (lors de ce sommet) il n’y a pas mieux que le dialogue pour régler les problèmes sécuritaires», a-t-il dit, en relevant que cette approche «a porté haut l’image de l’Algérie qui a réussi à créer un climat de négociation entre les différents protagonistes ». «Nous avons porté le message que la force seule ne peut pas régler les problèmes sécuritaires. Tout le monde a compris l’expérience algérienne dans la lutte antiterroriste qui n’a pas réglé la question sécuritaire uniquement par l’usage de la force (…) C’était l’intelligence du président de la République de recourir à la politique de réconciliation», a-t-il souligné. «Au nom du président Abdelaziz Bouteflika, j’ai porté la parole de l’Afrique, j’ai insisté sur les questions de la sécurité et de la paix, notamment sur les conflits régionaux», a-t-il dit. 110 millions de dollars d’aide pour la création d’une force africaine d’intervention rapide Le Premier ministre indiqué avoir insisté, lors de ces débats auxquels à pris part le président Barack Obama, sur la sécurité en Afrique qui doit être prise en charge par les Africains. Il a fait savoir que la partie américaine a bien compris cette revendication et a même dégagé un budget de 110 millions de dollars pour participer au financement de la création d’une force africaine d’intervention rapide. Revenant sur les travaux du premier sommet Etat-Unis-Afrique, M. Sellal a relevé que la rencontre a « tenu ses promesses ». Il a expliqué que la rencontre lui a permis d’aborder avec le président Obama la situation en Afrique et les relations entre l’Algérie et les Etats-Unis. «On en a tiré de bons résultats, l’image de l’Algérie est bien appréciée par le monde politique américain et également celui des affaires», a-t-il  ajouté. Sellal a eu également des entretiens bilatéraux avec Kerry et le Premier ministre libyen. Mercredi dernier, l’Algérie, l’Egypte, la Libye, le Maroc, la Tunisie et les Etats-Unis ont exprimé dans une déclaration commune à Washington leur inquiétude face à la violence qui a créé une crise humanitaire tragique en Libye. Les six pays ont partagé la vision de l’Algérie de trouver une solution dans le cadre du dispositif de Tunis, appelant toutes les parties à adopter un cessez-le-feu immédiat et à engager des négociations en vue de trouver une solution à la crise. «Nous soutenons l’engagement de toutes les parties à cet objectif, y compris la poursuite des activités engagées dans le cadre du processus de Tunis», a indiqué le communiqué du département d’Etat américain citant la déclaration commune des six pays. Par ailleurs, M. Sellal a abordé avec Kerry les relations politiques et économiques entre l’Algérie et les Etats-Unis. <
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A Bab El Oued, le plus populaire quartier d’Alger, l’ambiance est aux plaisirs de la mer, que le séisme de vendredi dernier a quelque peu perturbés en rappelant à tous la vétusté et les conditions sociales modestes de ses habitants.

par Mahdi Boukhalfa/APS Dans ce quartier mythique, avec ses petites plages et criques où le «street fishing» est une activité entrée depuis longtemps dans les mœurs locales, la saison estivale ne change pas tellement les habitudes de ses habitants, ainsi que ceux des quartiers environnants. Ouali, universitaire, « sociologue à ses heures perdues » comme il aime à se présenter, explique : « Pour nous, qui vivons à moins de 200 m de la plage de R’mila ou celle d’El Kettani, l’été n’est pas vraiment vécu comme une saison particulière ». « Ici, les conditions de vie des gens sont légèrement en dessous de la moyenne. Beaucoup de retraités vivent à Bab El Oued, et donc l’idée de partir en vacances ou au bord de mer est exclue, puisque nous avons la plus belle façade du littoral algérois en bas de nos appartements », ajoute-t-il. Bab El Oued, quartier qui tire son nom bien avant l’arrivée des Ottomans de la rivière qui traversait jadis ce quartier pour terminer sa course en mer près de l’actuelle plage d’El Kettani, compte un peu plus de un million d’habitants. Réputé jusqu’en 1980 pour ses salles de cinéma, dont l’Atlas (ex-Majestic) avec son toit ouvrant en été et « Marignan » avec son plus grand écran en Cinémascope d’Afrique, ses deux lycées (Emir Abdelkader et Okba), son marché et, surtout, son front de mer, Bab El Oued est une « légende, un monde, un univers parallèle pour nous », raconte Ouali. Pour beaucoup de jeunes de Bab El Oued, les criques de la commune de Bologhine, comme « l’Eden », « les deux chameaux », « l’olivier », ou celle de « R’milat Laoued » (la plage aux chevaux) et d’El Kettani sont les seuls endroits où ils passent leurs vacances estivales. A « R’mila », cette ancienne petite plage où les bataillons de l’armée coloniale y faisaient venir leurs chevaux pour les laver vers la fin du 19e siècle et jusque vers les années 1920, c’est toujours « un vrai plaisir pour les enfants du quartier ». Après les terribles inondations de novembre 2001 à Bab El Oued, ce bout de littoral a été complètement transformé par des vagues géantes, certains parlant de tsunami, donnant naissance à une grande plage s’étirant de la piscine d’El Kettani vers la plage de « R’mila », les bouches d’égouts qui charriaient les eaux usées du quartier ayant été démantelées. El Kettani, le point noir Mais, dans cette image idyllique d’un quartier dont la population vit les « pieds dans l’eau», il y a «le point noir de la piscine El Kettani (ex-Padovani), à l’arrêt depuis un certain temps», fulmine Yacine, un natif de la rue Montaigne, dont les terrasses de ses immeubles Haussmanniens offrent une vue extraordinaire sur la Méditerranée. «Ici, beaucoup de jeunes et moins jeunes préfèrent les eaux de la mer de la piscine plutôt que les rochers ou le sable des plages du coin. C’est plus convivial et les enfants peuvent apprendre à nager sans danger », précise-t-il. Pour le moment, la piscine El Kettani, qui était interdite aux Algériens durant la colonisation, est à l’arrêt. Une commission de l’APW s’y était déplacée cette semaine pour s’enquérir de la situation des infrastructures de loisirs et des plages du littoral ouest d’Alger. L’arrêt et l’inexploitation de cette piscine ont irrité la délégation de l’APW, dont les membres ont indiqué ne pas comprendre «qu’on puisse se permettre de garder fermer une telle infrastructure dans une commune qui en a tant besoin ». Interrogée par la délégation de la commission tourisme de l’APW d’Alger qui effectue un cycle de visites dans les plages de la wilaya, le vice-président de la ligue algéroise de voile, Karim Benhalla, gestionnaire du site, a indiqué que cette situation s’explique par son changement de statut juridique actuellement en cours. Se plaignant de la vétusté du matériel dont les pompes pour remplir d’eau de mer la piscine et la pollution des eaux qui la rende inutilisable, il a souligné que « la propriété de la piscine est en cours de transfert juridique de la DJSL (direction de wilaya de la jeunesse, des sports et des loisirs) à l’OCO (Office du complexe olympique) ». « La piscine a été alimentée en eau de mer à trois reprises depuis le début de la saison estivale et à chaque fois l’APPL (agence urbaine chargée de la promotion du littoral et des zones touristiques de la wilaya d’Alger) a émis un avis défavorable sur la qualité » de l’eau, a expliqué M. Benhalla. La solution au problème consiste, selon lui, à investir dans le remplacement des pompes de manière à pouvoir aller chercher loin en mer une eau susceptible d’être utilisée pour la piscine, « un investissement difficile à engager tant que la question du statut juridique n’a pas été définitivement réglée ». La fermeture de la piscine El Kettani perdure ainsi, au grand dam des habitants du Grand Bab El Oued, alors que le wali d’Alger avait exigé, fin mai dernier, lors d’une visite d’inspection avec le ministre de la Pêche et des Ressources halieutiques Sid Ahmed Ferroukhi, d’entamer «sur le champ» les travaux de réparation. Qu’importe! «les habitants de Bab El Oued, avec son front de mer qui cour jusqu’à Bologhine sur de superbes petites criques, ont cette chance de vivre leur urbanité aux pieds de la Mare Nostrum », rappelle encore Ouali.

Publié dans Région

Ce soir, la scène du Théâtre de verdure Saïd-Mekbel, au bois des Arcades, s’illuminera sous les feux d’une rencontre inattendue ! A l’occasion de la 7e édition du Festival international de musique diwan, qui s’est ouverte hier soir, le Ezza Groove Touareg ouvrira le bal de la deuxième soirée de cet événement très attendu par le public algérois. Ce groupe targui d'origine est composé du trio Omar Zidia ainsi que des artistes Menad (basse/Bombes2Bal, Guesra…) et Stéphane Gratteau (batterie/Curcuma, Stabat Akish…). Omar Zidia, qui est le fondateur de cette troupe, a toujours été un grand amateur des influences du groupe mythique Tinariwan et de Takrist Nakal. Ezza Groove Touareg s'est évidemment inscrit dans cette tendance et plus ! Il s'inspire de la combinaison de leur art et de la passion qui les unit, des rythmes blues, rock et bien sûr des chansons du répertoire ancestral targui. Pour l'histoire, Omar Zidia est né dans une famille de forgerons touareg du Niger. Il a, d'ailleurs, grandi en apprenant le métier de ses parents. Plus tard, lorsqu'il s'installe à Toulouse, en France, il fonde le Ezza avec deux de ses amis proches. Leur talent s'est exprimé sur les scènes de notamment Francofolies de la Rochelle 2013, Tribu Festival @ La Vapeur (Dijon), Seun Kuti, Le Bikini (Toulouse), Femi Kuti, Rocher de Palmer (Cenon), première partie de Zebda, Drom Festival à Nîmes, Festival Ingénieuse Afrique (Foix) Fest, Ete de Vaour, Festival Terres de Couleur (Daumazan), La Naute Active, La Dynamo (Toulouse), Art'Cade, Espace Bonnefoy (Toulouse)… Ces musicos, qui n'ont absolument plus rien à prouver, céderont la place ensuite au Global Gnawa venu expressément du Maroc. Ce groupe, qui évolue également en France, propose à chacune de ses prestations un éventail très large de compositions originales. Les fondateurs de cette formation, tous férus des rituels gnawa, mais aussi du son et de la musique universelle, ne tergiversent pas sur l'usage inconditionnel d'instruments tels que le goumbri, le oud, le n'goni ou encore les karkabous. Pour l'universalité de leur art, ils y ont rajouté d'autres instruments, à l'image de la guitare et du saxophone. Global Gnawa a été fondé à Paris en 2008 par Jaouad El Garouge, Thierry Fournel et Mehdi Chaïb. Leur itinéraire s'est appuyé sur une exploration et des recherches en profondeur de nouvelles pistes musicales inédites et originales ! Cette troupe cosmopolite s'est dès le départ inscrite sur le mode de la rencontre prometteuse entre musiciens passionnés par la musique gnawa et très ouverts sur les sons de la world. Alliance subtile et puisée entre tradition gnawa et sons contemporains. Global Gnawa présente des compositions originales épicées, entre autres, d’envolées jazzy, d’afrobeat, de reggae, d’ethiojazz et de multiples autres influences insufflées par les membres de la formation. Des musiciens, tels Randy Weston, venus d’autres horizons (Jazz, Afrobeat), sont allés depuis quelques années déjà à la croisée des Gnawas pour partager des expériences musicales innovantes. C'est ainsi que ce groupe se propose à son public très nombreux d'ailleurs. Un groupe formé par des artistes originaires d'Essaouira, Nador au Maroc, de France et du Brésil. Un mix très intéressant qui cependant a choisi de conserver religieusement les fondements et les principes de la musique gnawa. Pour la note moderne, le Global Gnawa compose et amène des arrangements modernes où le saxophone et la guitare rencontrent le oud, le bendir ou le n’goni. Global Gnawa s’est produit un peu partout : des scènes en France jusqu'en Europe, créant à chacune de leurs prestations une osmose parfaite avec le public. Scène du Théâtre de verdure Saïd-Mekbel, bois des Arcades, Oref 1re partie : Ezza Groove Touareg 2e partie : Global Gnawa Prix du billet : 300 DA Points de vente : salle Ibn-Zeydoun (10h-17h), Théâtre de verdure (à partir de 18h)

Publié dans Culture

La trêve à Gaza n’aura pas duré plus de 72 heures. L’Etat sioniste d’Israël a repris ses bombardements  dans le nord de la ville de Gaza, hier matin, tuant 5 personnes, dont un enfant de 10 ans et blessant plusieurs personnes. Une demi-heure seulement après l’expiration à 5H00 GMT, du cessez-le-feu, à Beit Hanoun, par exemple, « des colonnes de Gazaouis en voitures, en charrettes ou à pied, les bras encombrés de sacs de nourriture ou de linge, reprenaient le chemin des refuges par peur des frappes », selon un correspondant de l’AFP. « Bien sûr que nous avons tous peur », disait Abdullah Abdullah,  dans une école d’Al-Tuffah, près de la ville de Gaza, où des centaines de Gazaouis ont trouvé refuge. En outre, les rassemblements de plus de 500 civils dans les villes à moins de 40 kilomètres de la bande de Gaza sont à nouveau interdits, les activités sont interdites dans les jardins d’enfants dépourvus d’abris contre les bombes. L’armée israélienne, retirée du territoire mardi à l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, a fait savoir que ses opérations se limitaient pour l’instant à des frappes.

Pourparlers dans l’impasse Au cours de la trêve, les représentants israéliens et palestiniens ont entamé une négociation pour un accord de cessez-le-feu permanent sous l’égide de médiateurs égyptiens. Toutefois, les pourparlers semblaient être dans l’impasse lorsque les combats ont repris hier matin. Des sources égyptiennes ont indiqué au journal israélien Ha’aretz que des divergences importantes existaient entre les positions israélienne et palestinienne. Le Hamas demande de mettre un terme au blocus israélien, de construire un port et un aéroport dans la bande de Gaza et de libérer 56 membres du Hamas d’El Khalil arrêtés par l’armée israélienne lors d’une incursion en Cisjordanie en juin après la disparition de trois adolescents israéliens près d’El Khalil. Israël s’est dit disposé à laisser l’Autorité palestinienne ou d’autres acteurs internationaux surveiller les entrées dans la bande de Gaza et à alléger le blocus, mais rejette les revendications du Hamas concernant la construction d’un port et d’un aéroport et insiste pour que le Hamas soit désarmé et que la bande de Gaza soit démilitarisée, une demande que le Hamas rejette. Le Hamas et le Jihad Islamique avaient annoncé au Caire qu’ils ne prolongeraient pas la trêve. « Nous refusons de prolonger le cessez-le-feu, c’est une décision finale, Israël n’a rien proposé », avait déclaré à l’AFP un membre du Hamas au sein de la délégation de négociateurs palestiniens. En premier lieu, Israël n’a pas accepté de lever le blocus qu’il impose depuis 2006 au territoire et qui asphyxie son économie, avait-il expliqué. La levée de ce blocus, enjeu essentiel des discussions, est une exigence primordiale des Palestiniens. Selon un responsable palestinien, le Hamas et le Jihad islamique avaient accepté de prolonger le cessez-le-feu jusqu’à ce que les termes d’un projet d’accord sur le blocus avaient été changés. Les factions palestiniennes insistent sur leurs conditions pour un prolongement de la trêve. Les différentes factions palestiniennes ne veulent pas d’un prolongement de la trêve avec Israël, arrivée à échéance vendredi à 5H00 GMT, sans l’acceptation de leurs conditions, a annoncé un porte-parole du Hamas à Gaza, « mais les négociations se poursuivent », a affirmé Fawzi Barhoum, porte-parole du Hamas. Palestiniens et Israéliens avaient entamé, au Caire, des discussions indirectes, sous la médiation de l’Egypte et les bons offices de Washington et de l’ONU, en vue de parvenir à un accord sur le prolongement de la trêve de trois jours, décrétée après l’agression militaire israélienne contre Gaza, qui a fait, en près d’un mois, plus de 1800 martyrs, en majorité des femmes et enfants.

Les négociateurs palestiniens prêts à « un accord final » au Caire En tant que médiateur, l’Egypte a appelé dans l’après-midi d’hier Palestiniens et Israéliens à revenir négocier au Caire pour tenter de parvenir à un nouveau cessez-le-feu dans la bande de Gaza, assurant qu’il ne restait que quelques« points de désaccord » à surmonter. Les négociateurs palestiniens, restés en Egypte, ont affirmé dans la foulée être prêts à négocier. Les négociateurs palestiniens ont indiqué hier à la médiation égyptienne au Caire qu’ils étaient «prêts» à tenter de parvenir à un « accord final » avec Israël pour mettre fin aux agressions qui ravagent depuis un mois la bande de Gaza. « Nous restons assis ici pour parvenir à un accord final afin de restaurer les droits de notre peuple », a déclaré à la presse Azzam al-Ahmed, le chef de la délégation des négociateurs palestiniens au Caire. Mais il n’a pas détaillé les objectifs de son équipe, ni mentionné une éventuelle prolongation du cessez-le-feu. De son côté, le ministère des Affaires étrangères égyptien a assuré, dans un communiqué, que les deux parties «s’étaient mises d’accord sur une grande majorité des points qui sont importants pour le peuple palestinien», mais qu’il « reste quelques sujets d’indécision, sans lesquels les deux parties auraient pu parvenir à un renouvellement du cessez-le-feu ».

Publié dans Monde

L’étape d’Annaba, où l’arrivée du voilier Hainez est prévue demain, sera l’occasion de faire le point de la campagne algérienne de l’Expédition MED 2014, au cours d’une conférence qui se tiendra lundi 11 août 2014 à 13h au Centre de loisirs scientifiques (CLS). Les scientifiques algériens sont présents dans cette campagne à travers le laboratoire d’écologie des systèmes terrestres et aquatiques (EcoSTAq) qui relève de l’Université Badji-Mokhtar, à Annaba, et la commission scientifique de la Fédération algérienne de sauvetage et secourisme et des activités subaquatiques (Fassas), présidé par Mouloud Benabdi, qui est instructeur de plongée niveau trois CMAS/Fassas. Dirigé par la professeur Zihed Bouslama et représenté dans le cadre de cette expédition par le docteur Emir Berkane, chercheur, qui a participé aux expéditions précédentes, MED 2012 ET 2013, le laboratoire EcoSTAq a une grande expérience dans l’organisation des expéditions scientifiques. Toute information collectée au cours de la campagne algérienne devrait être consignée dans un rapport et servir de base à la rédaction d’un guide destiné aux chercheurs, étudiants et associations algériennes. Le souhait des organisateurs est de voir reproduire cette expérience pour en assurer une pérennité et procéder à la collecte permanente d’informations scientifiques. L’ONG française Expédition MED, qui est l’initiatrice de toute cette opération, a pour ambition d’établir, avec les pays de la rive sud, un état des lieux sur tout le pourtour du bassin méditerranéen. Dans ce sens, elle s’est fixée pour objectif de mettre en place « un réseau méditerranéen impliqué, formé et équipé, capable de fournir des données régulières pour un suivi temporel de cette pollution ». Cela exige, comme le souligne cette ONG, d’associer et d’impliquer les populations du littoral et de les sensibiliser aux enjeux de la préservation de la Méditerranée en les faisant participer concrètement à des actions de terrain. Dans l’immédiat, Expédition MED veut réaliser une cartographie de la pollution par les déchets plastiques sur l’ensemble du bassin méditerranéen, pour déterminer les risques et les impacts environnementaux de cette pollution sur l’environnement marin. Ces risques, liés aux déchets marins, microplastiques, qui sont l’objet précis de cette campagne, mais aussi macroplastiques, ne sont pas suffisamment pris en compte dans les stratégies et politiques environnementales nationales des pays de la rive sud-méditerranéenne. Avec une population de 143 millions d’habitants, qui atteint les 175 millions en été, les côtes méditerranéennes envoient vers la mer à travers les cours d’eau et directement par dessus les falaises ou à partir des plages, des tas de déchets qui se dispersent avec, de plus en plus, une prépondérance des matières plastiques qui ont tendance à s’accumuler et constituer un des dangers les plus grands pour la faune marine. Il n’est pas exagéré de dire que la Méditerranée remplit dans les faits la fonction de décharge immense qui reçoit tout. Selon l’ONG Expédition MED, « la moitié des villes de plus de 100 000 habitants ne possèdent pas de station d’épuration et plus de 80% des décharges côtières ne sont pas contrôlées ». Les spécialistes sont préoccupés par le transfert de produits chimiques toxiques pour la biodiversité par ingestion des microplastiques, mais on ne sait pas encore grand-chose sur leur impact. La chaîne alimentaire pourrait conduire tous ces produits toxiques jusqu’au plat de poissons consommés par l’homme. L’alerte aux microplastiques en mer est parfaitement justifiée.

Publié dans Environnement

Les premiers éléments sur le crash, le 24 juillet dernier, au Mali, du vol AH 5017 donnent lieu à croire que les conditions météorologiques seraient responsables de l’accident. Le président de la commission d’enquête malienne, N’Faly Cissé, et le directeur du Laboratoire d’analyses et de recherches (BEA), Rémi Jouty, ont animé jeudi après-midi une conférence de presse pour rendre compte des premières conclusions.

Selon M. Jouty, dont l’organisme a été mandaté par le Mali, pays d’occurrence de l’accident, afin d’enquêter sur les circonstances du crash du McDonnell Douglas MD-83 affrété par Air Algérie, l’exploitation de certains paramètres de vol, issus du Flight Data Recorder (FDR), a permis de restituer une première image de la trajectoire de l’avion. D’autres paramètres doivent encore faire l’objet de validation, a-t-il ajouté. Enfin, des calculs complémentaires devront être effectués en utilisant un modèle de comportement et de performance de l’avion et de ses moteurs pour préciser le scénario de l’événement, notamment en ce qui concerne la fin du vol. « Les enregistrements de la bande magnétique inexploitables » La bande magnétique de l’enregistreur phonique (Cockpit Voice Recorder, CVR), qui était endommagée, a pu être remise en état et lue, a encore révélé M. Jouty. « Malheureusement, les enregistrements qu’elle contenait se révèlent inexploitables, en raison, vraisemblablement, d’un défaut de fonctionnement de l’enregistreur sans lien avec les dommages résultant de l’accident. » Selon lui, les réflexions se poursuivent pour tenter de trouver un moyen d’en extraire quelques informations, « mais il n’est pas possible de présager du résultat de cette démarche ». Pour les experts du BEA, l’absence de données exploitables sur le CVR à ce jour rend prioritaire la collecte de toutes les données sur les communications que l’équipage a pu établir avec des organismes au sol ou avec d’autres avions. La trajectoire de l’avion telle qu’elle a pu être restituée à partir des paramètres de vol enregistrés sur le FDR, superposée avec une image satellite des masses orageuses présentes le jour de l’accident, fait apparaître une montée et un début de croisière normal, avec des changements de route modérés, typiques d’une stratégie d’évitement des développements orageux, a annoncé Rémi Jouty. « L’avion décolle de Ouagadougou à 1h15. Il monte et atteint le niveau de vol 310 à 1h37. L’avion monte jusqu’à 31 000 pieds (9 500 mètres environ). Ensuite, il s’établit en croisière à une vitesse de croisière d’environ 280 nœuds. Deux minutes après le début de la vitesse de croisière, une diminution progressive de la vitesse, toujours à vitesse constante, a été constatée, avant de voir l’altitude diminuer elle aussi progressivement. La vitesse est descendue à 160 nœuds », a expliqué le directeur du BEA. Puis, l’avion part en virage à gauche et perd rapidement de l’altitude, avec des changements d’inclinaison et d’assiette très importants. Une certitude au moins : l’avion ne s’est pas totalement désintégré en plein vol.

Un rapport d’étape vers la mi-septembre Un rapport d’étape sera publié vers la mi-septembre par le président de la Commission d’enquête de la République du Mali, a indiqué de son côté N’Faly Cissé, rappelant que la Commission d’enquête mise en place par le Mali a réuni au BEA des représentants des Etats de l’Algérie, du Burkina Faso, de l’Espagne, des Etats-Unis, de France, du Liban et du Mali. Des séances de travail réunissant une vingtaine d’enquêteurs pour la sécurité aérienne se sont tenues au BEA en présence du président de la Commission d’enquête du Mali et du directeur du BEA. Elles ont permis de préciser l’organisation de l’enquête, de faire le point sur les éléments disponibles et de décider des travaux à lancer en priorité. Selon les déclarations de M. N’Faly, l’enquête s’organise autour de trois groupes de travail : un groupe « aéronef » aura d’abord pour tâche de produire une représentation graphique des débris sur le site de l’accident et d’en déduire une trajectoire finale probable (angle et attitude à l’impact). Le groupe « systèmes » aura pour objectif prioritaire de restituer le déroulement du vol à partir notamment des paramètres de vol enregistrés, des données de communications radio et des informations relatives aux conditions météorologiques. Le groupe « opérations » aura dans un premier temps pour mission de collecter les informations (radar et communications radio) du contrôle aérien, les informations météorologiques, le dossier du vol au départ de Ouagadougou. Ce point presse se tenait au lendemain du retour, en France, des gendarmes français, envoyés sur la zone d’accident dans le nord-est du Mali pour collecter notamment les restes humains à des fins d’identification des victimes. Sur le volet judiciaire, trois enquêtes ont été ouvertes : au Mali, en France et au Burkina Faso. Rappelons que 4 spécialistes de la police judiciaire et technique des services de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN), se sont déplacés lundi dernier à Paris (France) dans le but d’entreprendre les opérations techniques de laboratoire relatives à l’identification des victimes du crash de l’avion de la compagnie espagnole Swift Air affrété par Air Algérie. Cette démarche intervient après «l’achèvement le 2 août courant des opérations de recherche, de collecte et de codification des restes humains récupérés et de l’ensemble des indices et éléments d’identification des victimes de cette catastrophe », avait indiqué mardi dernier un communiqué de la DGSN. Parmi les 116 victimes, on compte six Algériens, dont aucun n’a survécu.

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Le jeune Touaïri est considéré comme une valeur sûre de l’haltérophilie algérienne et bénéficie actuellement d’une bourse de la Confédération africaine de la discipline qui lui permet de se préparer dans les meilleures conditions. L’haltérophile Aymen Touaïri a été désigné porte-drapeau algérien à la cérémonie d’ouverture des 2es Jeux olympiques de la jeunesse, prévus du 16 au 28 août à Nanjing (Chine), a indiqué jeudi le chef de la délégation algérienne en Chine, le médaillé olympique à Sydney-2000 (Australie) en saut en hauteur, Abderrahmane Hammad. Touaïri (16 ans) s’est classé 11e au dernier Championnat du monde juniors à Kazan en Russie en juin dernier et est double champion arabe et africain en cadets. Il est l’un des espoirs de médailles pour l’Algérie lors du rendez-vous de Nanjing, c’est donc logiquement qu’on a pensé à ce dernier pour avoir cet infime honneur de porter l’emblème national, étant donné qu’il est un des espoirs du sport algérien qui souhaite aller loin et pourquoi pas toucher le firmament. Touaïri effectue avec sa compatriote Benmiloud Meryem Nada un long stage de préparation, depuis le 13 juillet dernier, à Nanjing, grâce à une prise en charge de la Confédération africaine d’haltérophilie. La délégation algérienne à Nanjing sera présente avec 34 athlètes (17 garçons et 17 filles) âgés entre 15 et 18 ans. Ils seront engagés dans 13 disciplines sportives : athlétisme (12 athlètes), cyclisme (4), lutte (3), judo (2), aviron (2), haltérophilie (2), voile (2), escrime (2), boxe, gymnastique artistique, tennis, tennis de table et natation (1 athlète chacune). Le départ de la délégation algérienne pour la Chine est prévu lundi à partir de l’hôtel du stade du 5-Juillet où les athlètes sont en regroupement depuis le 2 août. Le retour est programmé pour le 30 août 2014. Lors de la 1re édition des Jeux olympiques de la jeunesse, tenue à Singapour en 2010, l’Algérie était représentée par 21 athlètes. Rappelons que le président du COA, Mustapha Berraf, avait souligné que la délégation allait tout faire pour revenir avec le maximum de médailles de ces Jeux.

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Pendant qu’un panel d’experts devrait se pencher à partir de cette semaine sur la possibilité de recourir à un traitement expérimental dans le cadre de la flambée de virus Ebola, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a décrété une urgence de santé publique mondiale contre l’épidémie de fièvre hémorragique et recommande des mesures d’exception dans les pays affectés.

Le comité d’urgence, qui s’est réuni mercredi et jeudi à Genève, a été «unanime pour considérer que les conditions d’une urgence de santé publique de portée mondiale sont réunies». Le virus Ebola, qui se propage rapidement en Afrique de l’Ouest, constitue une urgence de santé publique de portée internationale, selon l’OMS qui a appelé, hier, à une mobilisation mondiale contre l’épidémie de fièvre hémorragique qui a fait près de 1000 morts. Devant l’aggravation de la situation, il faut une «réponse internationale coordonnée» pour «arrêter et faire reculer la propagation internationale d’Ebola», a estimé le comité. Pour le moment, l’OMS ne met pas en quarantaine les quatre pays concernés (Guinée, Libéria, Sierra Leone et Nigeria) pour ne pas aggraver leur situation économique, mais demande des mesures de contrôle à leurs points de sortie et des précautions particulières aux compagnies aériennes qui continuent de les desservir, certaines ayant carrément suspendu leur service. Aussi, le comité demande aux chefs d’Etat des pays affectés de « décréter un état d’urgence » et les invite à «s’adresser personnellement à la nation» pour informer les populations. Compte tenu d’un temps d’incubation de 21 jours, une quarantaine de 31 jours doit être imposée pour les cas suspects. Il demande que tous les voyageurs quittant les pays affectés fassent l’objet d’un examen dans les aéroports, les ports et aux principaux postes frontières, avec un questionnaire et une prise de température, les cas suspects devant être stoppés. C’est la troisième fois que l’OMS instaure un tel dispositif d’urgence, comme en 2009 pour l’épidémie de grippe aviaire en Asie, et en mai dernier face aux nouveaux développements de la poliomyélite au Proche-Orient. L’Europe a accueilli jeudi dernier un premier malade d’Ebola, un missionnaire espagnol contaminé rapatrié du Liberia, peu après le rapatriement de deux patients originaires des Etats-Unis qui ont porté leur alerte sanitaire au niveau maximum. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d’animaux infectés. Il provoque une fièvre caractérisée par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. En Algérie, et dans un message rendu public, le ministère de la Santé s’était montré rassurant en déclarant que le risque épidémique du virus Ebola est « faible ». Toutefois, l’Algérie a arrêté plusieurs mesures de prévention par principe de vigilance, en réactivant le dispositif de surveillance et d’alerte au niveau des postes de contrôle sanitaire aux frontières des aéroports et pour l’ensemble des postes d’entrée terrestres pour les wilayas du Sud.

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Une déclaration de l’Algérie au Sommet Etats-Unis/Afrique, qui s’est tenu à Washington du 4 au 7 août, a été rendue publique, dont voici le texte intégral : «L’Algérie salue l’initiative du président Barack Obama d’organiser le premier sommet Etats-Unis d’Amérique/Afrique sous le thème «Investir dans la prochaine génération». L’occasion de ce sommet devra être saisie pour développer un partenariat gagnant-gagnant dans divers domaines et renforcer la concertation et la coordination sur des questions internationales d’intérêt commun. Cette perspective est confortée par la volonté partagée de faire de la relation africano-américaine l’un des moyens d’accélération de la dynamique d’intégration continentale de l’Afrique pour lui permettre d’apporter sa pleine contribution au développement mondial. La priorité devrait être accordée dans cette relation à la promotion des investissements et à des mesures d’accompagnement et de facilitation des efforts africains. De par ses atouts et son potentiel, l’Afrique est en mesure de mener à bon port son projet de renaissance et sa vision d’appropriation de la paix, de la sécurité et du développement lancés depuis la création, au début de la décennie 2 000, de l’Union africaine. Dans un monde globalisé, l’Afrique développe des positions communes en vue de contribuer positivement au traitement de plusieurs dossiers internationaux tels que la promotion de la paix et de la sécurité, la lutte contre le terrorisme et le crime transnational organisé, la promotion des droits de l’Homme, les changements climatiques, la transition énergétique, la protection de l’environnement et des ressources naturelles, le désarmement et la non-prolifération ainsi que la réforme de la gouvernance multilatérale. L’agenda du nouveau partenariat pour le développement africain s’inscrit dans cette vision en ouvrant la voie au triple plan, régional, et continental à d’importants créneaux d’investissement dans les domaines de développement humain, des infrastructures, de l’agriculture, de l’industrie, du tourisme et des services. Des avancées ont déjà été réalisées par l’Afrique dans la résolution des crises et des conflits, l’instauration de l’Etat de droit et de la démocratie, la promotion des droits de l’Homme, l’amélioration de la gouvernance et la reprise de la croissance. Toutefois, il reste fort à faire pour que le continent réalise tous les objectifs qu’il s’est fixé en matière de paix et de sécurité, de croissance économique et de développement social. Aussi, les besoins de l’Afrique en termes d’apports extérieurs demeurent-ils importants d’où la pertinence d’un partenariat renforcé avec les Etats-Unis d’Amérique reposant sur six principes directeurs: 1- donner une impulsion soutenue aux efforts de rénovation de la relation entre l’Afrique et les Etats-Unis d’Amérique, 2- structurer le dialogue sur les enjeux liés à la paix et à la sécurité en Afrique et dans le monde, 3- investir dans le développement de l’Afrique pour contribuer à une plus grande expansion du commerce américano-africain et à la réalisation d’un monde plus stable, plus sûr et plus solidaire, 4- promouvoir une transformation structurelle des économies africaines à travers le développement des secteurs productifs et l’accroissement de leur participation dans l’économie mondiale, 5- Assurer une coordination étroite et un soutien à l’Afrique pour une représentation adéquate au sein des foras internationaux et une prise en compte de ses préoccupations et intérêts dans les négociations multilatérales, 6- La mise en place de mécanismes souples de suivi des engagements qui seront pris avec l’implication de la Commission de l’Union Africaine du côté africain. Le partenariat renforcé pourrait porter entre autres sur les aspects suivants:

Paix et sécurité   Ces dernières années, la nature de la violence sur le continent a évolué avec la multiplication de groupes terroristes et leur jonction avec des réseaux de trafiquants de drogue, d’armes et d’êtres humains. Les revenus tirés de ces trafics, de la piraterie et du paiement de rançons ont accru les capacités de nuisance des groupes terroristes. A cela s’ajoute la persistance de foyers de tensions dans certaines régions africaines. Ces menaces soulignent l’urgence pour l’Afrique de redoubler d’efforts en vue de l’appropriation des solutions à tous les problèmes africains. Le partenariat avec les Etats-Unis d’Amérique en matière de paix et de sécurité qui a déjà à son actif des résultats positifs devrait être renforcé pour mieux répondre aux priorités et besoins de l’Afrique.

Investissement et commerces Le taux de croissance de 6 % enregistré par le continent depuis plusieurs années, même s’il constitue un motif de satisfaction, doit être accru pour permettre à l’Afrique de réduire le chômage et la pauvreté. Il s’agira d’œuvrer avec l’Afrique pour la résorption de son déficit en infrastructures, la diversification de son économie et l’accélération de son intégration. Les programmes africains de développement des infrastructures, de développement agricole et industriel offrent, en effet, un vaste champ pour l’expansion du partenariat avec les Etats-Unis d’Amérique. Les mesures incitatives des Etats-Unis d’Amérique en matière de garantie des prêts et d’appui au financement d’entreprises américaines investissant à l’extérieur méritent, à cet égard, d’être renforcées. La loi sur la croissance et les opportunités économiques en Afrique (AGOA) a permis un accroissement important du volume des échanges commerciaux entre les Etats-Unis et l’Afrique. Il serait approprié que cette loi soit reconduite et étendue à tout le continent et renforcée en vue de développer les exportations africaines hors hydrocarbures aux Etats-Unis.

Energie           De gros efforts restent à faire pour combler l’énorme déficit qu’accuse l’Afrique en matière de production et l’accès universel à l’énergie, alors que le continent africain dispose de sources d’énergie diversifiées et abondantes. Il y a lieu de renforcer le partenariat pour l’accroissement des capacités de production et des infrastructures de transport et de distribution d’électricité et de gaz ainsi que pour l’amélioration de l’efficacité énergétique. Le projet structurant régional du gazoduc transsaharien devant aussi couvrir les besoins énergétiques d’une large partie du Sahel mérite d’être appuyé. Il y a lieu en outre, de promouvoir un partenariat pour le développement des énergies nouvelles d’autant que l’Afrique a un vaste potentiel hydraulique, solaire, éolien, géothermique et biomasse. Le potentiel de découverte de nouveaux gisements d’hydrocarbures étant encore important, il y a lieu donc de développer notamment le partenariat dans la recherche et l’exploration. L’Algérie se félicite de l’initiative américaine « énergie pour l’Afrique » dotée de 7 milliards de dollars et destinée à élargir l’accès à une énergie durable.

Agriculture Beaucoup reste encore à faire dans le domaine du développement agricole pour atteindre la sécurité alimentaire en Afrique. Les Etats-Unis d’Amérique qui accordent une priorité élevée à l’agriculture dans leur démarche de partenariat avec l’Afrique se doivent de renforcer leur soutien en matière de formation, d’expertise, de transfert de technologie et d’accès aux semences et aux intrants, particulièrement pour la petite exploitation agricole.

Objectifs du Millénaire pour le Développement L’essentiel des Objectifs du Millénaire pour le développement ont été pratiquement atteints par quelques pays africains, alors que pour les autres ils ne seront pas réalisés à l’horizon 2015. Aussi, les programmes d’éducation, de santé, d’emploi des jeunes et d’autonomisation des femmes doivent continuer à bénéficier d’une attention particulière en termes d’accompagnement par le partenaire américain.

Jeunesse et diaspora africaines La jeunesse africaine par ses potentialités et ses aspirations est un principal atout de notre continent pour relever les défis de sa renaissance. Prés de 400 millions de jeunes africains arriveront en âge de travailler dans les 20 prochaines années. Le partenariat avec les Etats-Unis d’Amérique s’avère indispensable pour compléter les efforts propres de l’Afrique tendant à créer un environnement favorable à une pleine insertion de ces jeunes dans les circuits économiques.

Bonne gouvernance, droits de l’homme et rôle de la société civile            L’Afrique a réalisé ces dernières années des avancées significatives en matière de bonne gouvernance, de promotion et de protection des droits de l’Homme et de participation de la société civile à la vie économique et sociale. Un dialogue pourrait être engagé entre l’Afrique et les Etats-Unis sur les mesures à prendre pour renforcer les capacités et les institutions africaines en la matière. Dans ce cadre, il s’avère important de soutenir le Mécanisme Africain d’Evaluation par les Pairs

Changements climatiques et environnement           L’Afrique est un continent le plus exposé aux risques du changement climatique qui s’ajoutent ainsi aux autres défis que le continent doit relever en matière de développment et de croissance. L’engagement attendu du partenaire américain est d’aider l’Afrique dans la mise en œuvre d’un véritable stratégie de résilience au changement climatique et de protection de l’environnement afin de permettre une croissance inclusive et un développement durable.

Science, Technologie, société de l’information           Le déficit qu’accuse l’Afrique dans ce domaine constitue un handicap sérieux pour la valorisation de ses ressources. Les échanges d’éxpériences et de transfert de technologie et de savoir-faire doivent figuerer en bonne place dans le partenariat avec l’Amérique. Le partenariat pourrait inclure des programmes de formation et de bourses d’études, des interactions entre établissements d’enseignement supérieur, de formation professionnelle et de recherche, ainsi qu’un soutien à la création de centres d’excellence et à l’université panafricaine ». * Le titre est de la rédaction.

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Au dernier jour du sommet Afrique – USA, le 6 août dernier, le département d’Etat a abrité une rencontre des représentants des gouvernements de l’Algérie, de l’Egypte, de la Libye, du Maroc et de la Tunisie à l’issue de laquelle Etats-Unis et pays frontaliers de la Libye ont exprimé « leur profonde inquiétude sur les défis politiques et de sécurité auxquels font face les Libyens et l’impact de ces défis à travers l’Afrique du Nord et la région du Sahel ».

Bien plus, cette réunion restreinte a débouché sur un premier appel formel et diplomatique de haut niveau à un cessez-le-feu afin de permettre à un processus de règlement pacifique du conflit de s’enclencher. Les chefs d’Etat et les représentants de gouvernement de la région ont appelé « toutes les parties en Libye à adopter un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel et à entamer des négociations en perspective d’une issue rapide au conflit ». La violence perdure en Libye, créant une menace sans précédent sur la stabilité des pays voisins, au-delà d’être à l’origine d’une crise humanitaire qui affecte les Libyens, poussés à l’exode. «Nous appelons tous les Libyens à rejeter le terrorisme et la violence et de [lancer] un dialogue politique pour mettre fin à l’instabilité qui se répand à travers le pays. Nous appelons les élus du Conseil national de transition à adopter des politiques inclusives qui profitent à tous les Libyens et à construire un gouvernement qui répond aux besoins du peuple libyen pour la sécurité, la réconciliation et la prospérité », est-il écrit dans la déclaration finale qui a sanctionné la rencontre. « La communauté internationale est fermement derrière le peuple libyen, soutient les institutions démocratiquement élues de la Libye et rejette toute ingérence extérieure dans la transition de la Libye. Nous soutenons l’engagement de toutes les parties à cet objectif, y compris la poursuite des activités du processus de Tunis sur la Libye », poursuit-il. Joignant l’acte à la parole, une délégation de l’ONU est depuis hier à Tripoli pour engager des pourparlers et tenter de négocier un cessez-le-feu entre les factions armées qui ont fait de la capitale libyenne un champ de bataille. La délégation, conduite par un représentant de la mission des Nations unies en Libye (MANUL), instituée par le Conseil de sécurité en 2011, mène également une opération d’identification des besoins des Libyens, résidents ou déplacés, afin d’atténuer les pénuries alimentaires et d’essence principalement. La MANUL a affirmé hier « travailler en étroite collaboration avec la communauté internationale dans un effort commun pour atteindre un cessez-le-feu durable ». Pendant que les relais diplomatiques s’activent pour aboutir au plus vite à une cessation de toute activité armée des milices libyennes, le Parlement libyen nouvellement élu - issu des élections générales du 25 juin dernier - a menacé d’agir contre les groupes armés qui ne respecteraient pas son appel à un cessez-le-feu immédiat. L’appel du Parlement, réuni à Tobrouk dans ce qui est présenté comme sa première session solennelle, s’adresse à « toutes les parties belligérantes, sans exception », sommées d’adopter un «cessez-le-feu immédiat et inconditionnel ». Il a également amendé un premier texte constitutionnel, se donnant plus de pouvoirs afin de pouvoir combattre et pourchasser les milices « hors de contrôle » et qui se montreraient réfractaires à tout appel à déposer les armes ou à toute reddition. A s’y méprendre, l’appel du Parlement libyen pourrait très bien être ignoré une nouvelle fois par les milices et les groups armés en Libye, à l’image de tous les appels à un cessez-le-feu qui avaient émané du gouvernement intérimaire sortant, sans impact sur le terrain.

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