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Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 15 septembre 2014

Des dizaines de propriétaires de fusils de chasse confisqués par l’Etat au début des années 1990 ont protesté hier à Bouira. Venus de plusieurs villages de la wilaya, les protestataires ont observé un rassemblement devant le siège de la wilaya. Les manifestants s’interrogent sur l’attitude des autorités et dénoncent le retard mis dans la restitution de leur bien, dont la procédure a été entamée en 2012. « On ne comprend toujours pas les raisons de ce retard, alors que plusieurs propriétaires se sont vu restituer leurs fusils de chasse. En deux ans, seulement 800 armes ont été restituées sur un total de 9500 confisquées au niveau de notre wilaya », dira Brahim Recham, président de l’association Essalam pour la restitution des fusils de chasse au niveau de cette wilaya. D’autres contestataires affirment que toutes les formalités administratives exigées par les autorités ont été remplies. « Nous avons déposé nos dossiers au niveau des brigades de gendarmerie et des commissariats de police, mais suite pour le moment », dénonce un autre propriétaire venu de la commune d’Aïn Bessem, à l’ouest de Bouira. Les contestataires, qui se disent déterminés à poursuivre leur action afin de faire entendre leur voix, soulignent que plusieurs correspondances ont été adressées aux autorités afin de prendre en charge leur doléance. « Cela fait exactement 14 ans que nous réclamons notre bien. Nous avons même sollicité le président de la République, en vain », nous dira un autre contestataire. Une délégation des protestataires a été reçue par le chef de cabinet du wali. Selon des représentants ayant pris part à cette réunion, un quota de 370 fusils sera remis à leurs propriétaires vers la fin de cette semaine et un autre quota avoisinant les 400 fusils sera également restitué prochainement. Toujours sur le volet contestataire, les habitants du village Ouled Berka, distant de 10 km au nord du chef-lieu communal de Maâmora, dans la daïra de Sour El Ghozlane, à l’extrême sud-ouest de la wilaya de Bouira, ont fermé hier le siège de l’APC. Les villageois dénoncent l’absence de commodités dans leur localité. Ils ont soulevé plusieurs insuffisances. Les villageois réclament, entre autres, le branchement de leurs foyers au réseau de gaz naturel et l’adduction à l’eau potable. « Ils ont rayé notre village du projet de gaz, alors que des hameaux situés non loin de notre localité ont bénéficié de cette énergie. Nous vivons dans des conditions déplorables, notamment en hiver », dénoncent des villageois contactés par téléphone. D’autres ont soulevé le cas de la pénurie d’eau potable. Pour ce faire, les habitants d’Ouled Berka se trouvent obligés de recourir à l’achat des citernes d’eau à raison de 1 000 DA la citerne. La piste desservant le village au chef-lieu communal est dans un piteux état. Poussiéreuse en été et boueuse en hiver, les villageois exigent sa réhabilitation. Par ailleurs, les habitants revendiquent la réouverture de la salle de soins, fermée depuis des années. « Cela fait des années que cette salle, l’unique dans le village, est fermée sans aucune raison. Il est temps de procéder à sa réouverture et de la doter des équipements nécessaires et d’un personnel», exigent les villageois.

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Fin de mission pour le Qatar ? Les observateurs estiment que le changement d’attitude de Doha à l’égard de ses protégés, les Frères musulmans, serait dû à la forte pression de Washington et de Riyad.

Selon cette thèse, le Qatar a décidé de changer de fusil d’épaule pour faire des «concessions» à ses partenaires arabes, en s’engageant à «réduire» les activités controversées des Frères musulmans. Doha n’a pas ménagé sa peine depuis trois semaines pour régler ses différends. Il a condamné sans équivoque des «groupes extrémistes» et réussi les médiations pour la libération d’un otage américain et de 45 Casques bleus fidjiens en Syrie. Il a entamé le rapprochement avec l’Arabie saoudite après six mois de brouille et, surtout, annoncé le départ de dirigeants égyptiens des Frères musulmans réfugiés chez lui. «Certaines figures» des Frères musulmans, «à qui on a demandé de relocaliser leurs bureaux à l’extérieur du Qatar, ont accepté» de le faire «pour éviter tout désagrément» à ce pays, a annoncé Amr Darrag, un dirigeant de la confrérie. Cette mesure concerne sept responsables du mouvement islamiste, dont le secrétaire général Mahmoud Hussein. Doha n’a encore rien dit officiellement. De toutes les critiques auxquelles a fait face le Qatar, celles concernant ses relations politiques et financières avec les Frères musulmans lui ont causé le plus de tort dans le Monde arabe, selon des spécialistes. Ces spécialistes «très objectifs» présentent à l’opinion mondiale un Qatar trouble-fête face à ses frères aînés et sages que sont les Etats-Unis et l’Arabie saoudite. En d’autres termes ces deux derniers sont de facto lavés de tout soupçon quant au désordre qui règne au Moyen-Orient. Seul le Qatar est coupable non pas de crimes, mais d’espiègleries et de caprices d’enfant qu’on réprimande, mais qu’on ne condamne pas. C’est ce qui transparaît en filigrane de cette thèse orientée à dessein. En fait, il faut savoir à partir de quel moment le Qatar a commencé à révéler ses velléités hégémonistes et ses ingérences dans les affaires des pays voisins et éloignés. Depuis la première invasion de l’Irak, le Qatar commence à jouer un rôle de pion américain, ce qui lui permettra de nourrir des ambitions de puissance régionale en tentant de bousculer l’Arabie saoudite qui occupe ce podium putatif depuis au moins 1934. La famille régnante se rend compte alors que l’Emir Riyagedh charge son fils Hamed de piloter ce projet. Le 27 juin 1995, le Premier ministre, Hamad ben Khalifa Al Thani, destitue son père, l’émir Khalifa, sans violence, et s’est fixé pour objectif la visibilité du Qatar sur la scène régionale et, autant que possible, internationale. Ce qui a permis au Qatar de tenir tête à son tuteur et protecteur de toujours, l’Arabie saoudite, lorsque les Etats-Unis ont implanté leur état-major de guerre contre l’Irak au Qatar avant de signer avec lui, le 11 septembre 2002, un accord de coopération militaire relatif à l’utilisation de la base aérienne d’Al-Eideïd par les forces américaines. Les experts n’abordent pas cet aspect de la crise entre Doha et Riyad alors qu’il est à l’origine du complexe d’Œdipe que nourrit le Qatar à l’égard de l’Arabie saoudite. Washington a exploité cet état de fait pour amener l’Arabie saoudite à s’éloigner davantage des pays arabes qui résistent toujours à Israël. Ce qui explique la facilité avec laquelle Arafat à abdiqué et à signé les Accords d’Oslo sans aucune garantie de voir l’Etat palestinien prendre forme. En fait, les réformes sociales et politiques menées timidement par le Qatar, sous impulsion américaine, constituent un chantage pour l’Arabie saoudite qui s’est montrée alors prête à faire tout ce que Washington exige pour peu que la question des droits de l’Homme et des réformes politiques ne soit pas abordée. Le Qatar n’a été qu’un pion qui a mis en œuvre une stratégie décidée à Washington. Le rôle qu’il a joué dans le soutien des terroristes et la propagande à leurs sales besognes en Algérie s’inscrivait dans ce projet de déstabilisation programmé. El Jazeera faisait partie du dispositif médiatique devant servir les intérêts occidentaux. Quant aux Frères musulmans, à quel moment ils sont devenus un danger pour l’Arabie saoudite ? Le wahhabisme serait-il plus éclairé que le projet de Hassan El Banna et ses descendants idéologiques ? En fait, parce que ni l’Arabie saoudite ni le Qatar ne disposaient d’une vision stratégique qui leur est propre, et parce que Riyad a exécuté les plans américains sans en comprendre la portée, les Frères musulmans ont commencé à prendre le pouvoir là où le printemps arabe a semé ses graines, avec le soutien actif et intéressé d’Ankara qui a un objectif stratégique : dominer le monde musulman et restaurer l’empire. Redoutant la mainmise de l’Iran, l’Arabie saoudite, qui se considère, en raison des Lieux Saints, comme la dépositaire de la Oumma islamique, n’a pas compris que la Turquie, membre de l’OTAN et allié de l’Occident, visait à travers les Frères musulmans à introduire le Cheval de Troie dans le Monde musulman. Pour Washington, il s’agit de reconfigurer l’espace arabo-islamique et le mettre sous tutelle de l’OTAN à travers la puissance régionale qu’est la Turquie. C’est ce qui explique la rupture de l’Arabie saoudite avec les Frères musulmans et son retour à ses amours d’antan, le nationalisme arabe même si ce concept n’a plus aucun sens aujourd’hui. Washington reste le maître d’œuvre des enjeux géopolitiques dans la région du Moyen-Orient, mais semble changer de plan en raison du chaos produit et des menaces qui pèsent sur ses intérêts dans la région. La crise économique et le spectre de la récession qui pèse sur l’Europe, la crise politique avec la Russie qui risque d’évoluer vers une confrontation directe sont autant de facteurs lourds qui poussent Washington à revoir sa copie et à mettre de l’eau dans son vin. Sa méthode soft a produit autant de chaos que sa méthode hard. La stabilité de certains pays clés pour les Etats-Unis devient vitale pour pouvoir continuer à y jouer un rôle et à y défendre ses intérêts face à des Brics qui se réveillent et deviennent offensifs menaçant du coup le dollar, le FMI et l’ordre économique occidental. Dans tout ce jeu de haute voltige, le Qatar n’est qu’un épiphénomène dont les positions n’ont aucune conséquence sur les tendances lourdes qui résultent de la tectonique des plaques américaine et asiatique.

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La situation sécuritaire se complique davantage dans la région du Maghreb, marquée par une Tunisie qui ne cesse d’annoncer chaque jour des arrestations de terroristes et la saisie de matériels de guerre et un Maroc « tendu » et aux aguets, à l’affût du moindre mouvement islamiste sur son territoire. Sans parler de la Libye qui ne cesse de s’enfoncer dans le chaos politique et sécuritaire. Hier, c’est l’Algérie qui retient l’attention avec l’annonce de la formation d’un nouveau groupuscule armé qui a fait scission de la branche nord-africaine d'Al-Qaïda en prêtant allégeance à l’Etat islamique. Dans un appel diffusé sur des sites subversifs djihadistes, relayé par Reuters, un ancien commandant et bras droit de Abdelmalek Droukdel, chef d’Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI), répondant au surnom de Khaled Abu Suleimane, de son vrai nom Gouri Abdelmalek, a revendiqué la direction du nouveau groupe, qui se baptise « Jound al Khilafa fi Ard al Jazayer » (Soldats du califat en terre algérienne) et qui se met sous l’étendard de l’Etat islamique. Dans son message, qu’il adresse à Al Baghdadi, Abu Suleimane écrit : « Vous avez des hommes dans le Maghreb islamique, si vous les commandez, ils vous obéiront. » Le groupe dissident algérien reproduit le schéma qui a conduit des terroristes d’Al Qaïda à se séparer de leur groupe prétextant le vieillissement de leur chef, Ayman al-Zawahiri, incapable à leurs yeux de « construire un califat ». Ce nouveau groupe est le deuxième né d’une rupture avec la « franchise » AQMI, le premier étant le groupe de Mokhtar Belmokhtar, « les Signataires par le sang », qui revendiquent la prise d’otages du complexe gazier de Tiguentourine, à In Amenas, en janvier 2013, au cours de laquelle 40 travailleurs de différentes nationalités ont été tués après un siège de quatre jours. Cette information intervient au moment où, selon l'AFP, qui cite des sources sécuritaires, un islamiste algérien recherché a été arrêté dans le nord du Mali puis transféré à Bamako vendredi dernier. Ce sont les groupes armés qui contrôlent actuellement la région de Kidal (nord-est) qui ont arrêté l'islamiste Meherig Djafar, avant de le livrer aux forces françaises, qui à leur tour l'ont remis aux forces maliennes.

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Schématisés sous forme de carte interactive qu’il a publiée le 2 septembre dernier, jamais chiffres sur les flux migratoires n’ont été si précis que ceux agrégés et harmonisés par le think-tank américain Pew Research Center.

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C’est le risque du séisme qui a certainement inspiré la mesure urgente placée au rang de priorité dans le plan d’action adopté à l’issue de la réunion présidée par le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, jeudi dernier, consacrée aux problèmes de la capitale. Cette mesure concerne le relogement des familles, qui occupent des habitations qui menacent de s’effondrer et dont certaines ont été déjà marquées « rouge » à la suite du tremblement de terre de Boumerdès de mai 2003. En fait, la secousse tellurique qui a frappé Alger le vendredi 1er septembre 2014 à partir de la mer, tout près de Bologhine, dans la banlieue ouest immédiate, a rappelé, au cas où cette donnée permanente aurait été oubliée, que les zones côtières et la mer Méditerranée ont une activité sismique très importante, qui peut provoquer un désastre si la prévention fait défaut. Le risque supplémentaire qui est pris en compte depuis le séisme de Boumerdès, et qui était sans doute dans l’esprit des participants à la réunion de jeudi, est le tsunami, à cause du petit raz-de-marée qui n’était pas passé inaperçu lors de cette catastrophe, et qui avait été rattaché à celui enregistré sur les côtes espagnoles. Dix ans après, en mars 2013, la presse avait signalé l’apparition subite de vagues très hautes sur la côte de Béjaïa, région soumise à une série de secousses telluriques successives durant cette période. L’observation de ce phénomène n’a laissé aucun doute : il s’agissait bien d’un « mini-tsunami ». Quelques années auparavant, en août 2007, une puissante vague était signalée sur une plage de Mostaganem, et, là aussi, le premier réflexe a été de penser à un tsunami. Les spécialistes algériens, qui se sont faits un devoir de sensibiliser au risque de tsunami, s’appuient sur ce qui s’est passé sur notre littoral il y a très longtemps - et dont on retrouve les traces dans les archives - du côté de Jijel, en 1856, et Alger en 1365. Pour eux, rien ne permet d’exclure qu’un tsunami survienne à nouveau. Ils sont confortés dans leur opinion par le Groupe intergouvernemental de coordination (GIC) des Nations unies, qui a classé la région de la Méditerranée et de l’Atlantique Nord-Est au second rang, derrière l’océan Pacifique, pour la fréquence des tsunamis liés à des tremblements de terre. Heureusement, en 2014, la prévention et la riposte ont fait d’énormes progrès, grâce à l’intérêt que porte l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) à ce phénomène. Le premier exercice de tsunami de la région Atlantique Nord-Est, Méditerranée et mers adjacentes (NEAM), a été organisé en novembre 2012, par un organisme appelé « NEAMWave12 ». Dernièrement, c’est la Chine qui a mené une opération de simulation effectuée par le Centre national de prévision environnementale marine (CNPEM), dans le cadre de l’exercice transnational et pan-pacifique, « Vague du Pacifique 13 », lancé par la Commission océanographique intergouvernementale (COI) dans l’océan Indien (qui relève de l’Unesco), dans la région pacifique. Enfin, ce vendredi, l’Unesco a annoncé que le système d’alerte aux tsunamis mis en place sous l’égide de la COI/Unesco est opérationnel, suite à un exercice de simulation conduit par 24 pays riverains de l’océan Indien, les 9 et 10 septembre. En Méditerranée, le système d’alerte aux tsunamis, supervisé par la COI/Unesco, a été mis en place en novembre 2005. En mai 2013, l’Algérie avait annoncé le financement de la réalisation de 10 observatoires des risques de tsunami, tout le long de son littoral, appelés à agir dans le cadre des systèmes d’alerte intégrés aux dispositifs relevant de différents pays du bassin méditerranéen. La directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, estime que « le système d’alerte mis en place sous l’égide de la COI/Unesco est une avancée majeure de la coopération scientifique mondiale qui peut permettre de sauver des vies humaines».

Publié dans Environnement

Les autorités françaises s’inquiètent des phénomènes de départs au djihad constatés dans leur pays. Après plusieurs rapports de police et de services de sécurité faisant état depuis plusieurs mois d’un flux entre le territoire français et des destinations sensibles telles que la Syrie et l’Irak, elles cherchent à mettre en place, au-delà des mesures sécuritaires d’usage, un dispositif juridique leur permettant d’empêcher légalement les mouvements de personnes susceptibles de se rendre en terrain de guerre «djihadiste» et revenir en Europe et en France pour commettre des attentats. C’est là, en tout cas, le résumé le plus simple du débat politique et parlementaire qui fait actuellement l’actualité en France en ce qui concerne les moyens de lutter contre le terrorisme national et international d’inspiration islamo-terroriste. A ce titre, un projet de loi doit être examiné aujourd’hui, lundi, à l’Assemblée nationale française dans l’objectif de freiner la circulation de personnes présumées candidates au djihad. Le texte en question est motivé par un «vide juridique». Il instaure une interdiction administrative de sortie du territoire, matérialisée par la confiscation de la carte d’identité et du passeport. Cette interdiction, d’une durée de six mois renouvelable, sera décidée « dès lors qu’il existe des raisons sérieuses de croire » que la personne visée « projette des déplacements à l’étranger ayant pour objet la participation à des activités terroristes » ou « sur un théâtre d’opérations de groupements terroristes ». Elle pourra être contestée devant la justice administrative. Et ceux qui auront violé cette interdiction pourront être « arrêtés aussitôt à leur retour ».  D’après les chiffres qui circulent dans les médias français, entre 930 et 950 personnes sont concernées. Les chiffres qui diffèrent légèrement, selon qu’ils émanent du ministre de l’Intérieur ou du rapport parlementaire sur le sujet, englobent les personnes qui sont déjà parties sur le théâtre des opérations, celles qui sont en transit et celles dont les services de renseignement ont la conviction qu’elles projettent de s’y rendre.

Filière syrienne « La menace est telle, vu l’actualité de cet été en Syrie et en Irak, que chacun se sent responsable », affirme le rapporteur du groupe parlementaire socialiste Sébastien Pietrasanta, cité par l’AFP. Ce député a déclaré soutenir le projet de texte préparé par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve. Mais le projet de loi ne semble pas être touché par les clivages gauche/droite ni par les divergences que donne à voir le champ politique français. Il semble au contraire faire l’unanimité auprès de la classe politique française, au-delà de la lecture que chacun veut lui donner en fonction de ses positions sur les questions considérées comme « connexes ». Ces questions sont l’immigration, les banlieues, la question religieuse et identitaire ainsi que le déclassement social, des thèmes qui apparaissent à chaque fois que la question de la sécurité et de la lutte contre les menaces terroristes d’inspiration islamise sont abordées par les milieux politiques en France. «Nous souhaitons pouvoir voter le texte. Cela doit être un sujet d’unité nationale », a commenté à ce propos le député UMP, l’opposition de droite, Guillaume Larrivé.  Pour ce parlementaire comme pour d’autres, le cas Mehdi Nemmouche, tueur présumé du Musée juif de Bruxelles, accusé par un journaliste qui était parmi eux d’avoir été geôlier d’otages en Syrie, est l’exemple de risques que motive un texte de loi anti djihadiste empêchant des individus de se rendre dans des parties du monde où ils peuvent être enrôlés, être formés aux opérations de guerre, et repasser en Europe pour cibler les objectifs que leurs chefs leur ont désignés.  Dans une récente déclaration, le procureur de Paris François Molins, projeté pour la première fois sur tous les médias hexagonaux et internationaux à l’occasion de l’affaire Merah à Toulouse en mars 2012, a déclaré que la Syrie représente « la moitié de l’activité » du parquet antiterroriste. Selon le député du parti socialiste Sébastien Pietrasanta, qui s’est exprimé pour l’AFP, « 74 personnes ont été mises en examen, dont huit mineurs dans le cadre de filières syriennes ». Polémique Même s’il y a unanimité dans le pays à priver le djihadisme international de ressources et de «foyers de recrutement», le débat sur le projet de loi présenté par le ministère français de l’Intérieur n’est pas sans polémique en raison des risques de stigmatisation de catégories sociales et de personnes déjà lourdement chargées en raison de leurs origines. L’écologiste François de Rugy se demande si on ne va pas créer une catégorie de « présumés terroristes ». La droite propose d’aller plus loin en créant un délit « d’interdiction de combattre à l’étranger sans autorisation » et d’instaurer une « interdiction de retour », deux amendements auxquels va s’opposer le gouvernement Valls. Le texte crée une nouvelle incrimination « d’entreprise terroriste individuelle » pour tenir compte du phénomène du « loup solitaire », un concept apparu avec l’affaire Merah, et qui désigne des individus sans « filiation » ni appartenance à un groupe terroriste qui décident de passer à l’action. La possibilité évoquée par le projet de loi d’un blocage par l’autorité administrative de sites glorifiant le terrorisme, à l’instar de ce qui est déjà prévu pour les sites pédopornographiques, suscite également des interrogations. Une commission sur le numérique regroupant des parlementaires et des personnalités, signale l’AFP, s’inquiète «du fait que la notion d’apologie du terrorisme puisse être interprétée de façon extensive». Sur ce point, le député socialiste Pietrasanta avertit «qu’on ne peut pas rester les bras croisés face au jihad médiatique». La France n’est pas la seule à être confrontée au problème du vide juridique concernant ces départs. Le Royaume-Uni étudie actuellement des mesures pour faire face au phénomène, alors que l’Allemagne s’est dotée vendredi d’un arsenal législatif pour lutter contre l’Etat islamique (EI), en interdisant sur son territoire toute activité de soutien et de propagande en faveur de l’organisation. Les nouvelles mesurent permettent notamment d’interdire les recrutements de combattants pour le djihad ainsi que le financement de EI en se fondant sur une « loi sur les organisations » qui sanctionne notamment les activités des groupements agissant « contre l’ordre constitutionnel » et contre « le principe de l’entente entre les peuples », a précisé le ministre allemand de l’Intérieur. Thomas de Maizière assure que ces mesures sont « un pas important dans le combat contre le terrorisme international, un pas important pour la liberté et la sécurité ».

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Moins de vingt-quatre heures après leur échec en demi-finale, les Bleus de Collet ont relevé la tête et décroche la première médaille de leur histoire en Coupe du monde. La France a battu la Lituanie (95-93) au terme d’un sacré suspense ! Finalement, l’objectif a été atteint et l’immense déception de la veille a en partie été estompée pour laisser place à une joie immense. Grâce à sa victoire sur la Lituanie (95-93), l’équipe de France a soldé sa Coupe du monde par une troisième place samedi et donc avec du bronze autour du cou, la première médaille mondiale de son histoire. Avant ce samedi, les Bleus n’avaient jamais fait mieux que quatrième (1954). Mais au terme d’une partie riche en suspense, ils sont parvenus à décrocher cette récompense inédite. Dix-huit heures seulement - au grand dam de Vincent Collet - après sa demi-finale perdue contre la Serbie, l’équipe de France est donc allée chercher cette fameuse breloque, la troisième dans une compétition internationale en quatre ans, après le bronze et l’or des deux derniers championnats d’Europe (2011 et 2013). L’heure était à la remobilisation pour parfaire cette belle quinzaine espagnole. Et les hommes de Vincent Collet ont su puiser dans leurs ressources physiques et morales.

Une raquette en souffrance Déchaîné en début de partie et auteur des sept premiers points tricolores, Joffrey Lauvergne a idéalement lancé les Bleus (7-2, 3e). Au lendemain de sa performance-record contre la Serbie (35 points), Nicolas Batum a, lui aussi, rapidement confirmé ses bonnes dispositions actuelles (13 points à la pause à 5 sur 6 aux tirs). Plutôt adroite en attaque, soucieuse du ballon (quatre pertes de balles seulement en 20 minutes), la France n’a pourtant jamais pu distancer son homologue balte lors des deux premiers quarts-temps. La faute à de trop nombreuses largesses dans la raquette, synonymes de rebonds offensifs (10 après la 12e minute, 25-27, 12 à la mi-temps), et donc de deuxièmes chances pour les Lituaniens, qui n’en demandaient pas tant. Pour ne rien arranger, la troisième faute précoce de Rudy Gobert contraignait le sélectionneur à jouer « small ball » jusqu’à la pause (43-42, 20e). Au retour des vestiaires, il était donc important de verrouiller le rebond pour espérer faire la différence. Mais la Lituanie s’est alors appuyée sur ses tirs longue distance pour repasser devant (46-50, 22e) et s’offrir l’écart le plus important de la partie (54-62, 26e, puis 69-61, 29e). Bien plus adroits qu’en première mi-temps, les coéquipiers du destructeur Jonas Valanciunas (25 points, 9 rebonds) ont complètement dominé ce troisième quart-temps (29-21) et ont tempéré les ardeurs tricolores. Batum (27 points en tout) a alors pris les choses en main dans l’ultime période, d’abord en contre-attaque puis à trois points, pour remettre les Bleus dans le droit chemin (75-75, 34e). Après deux échecs aux lancers-francs malvenus, l’autre leader tricolore, Boris Diaw, a ensuite retrouvé de sa superbe en fin de partie (84-80, 39e) pour refaire passer ses coéquipiers devant. Mais il était écrit que cette aventure se terminerait sur des sourires. Epuisés, les Bleus ont fait parler leur mental dans les ultimes secondes. Poussés sur la ligne des lancers-francs, Heurtel, Diaw et Batum, plein de sang-froid, n’ont pas craqué. Les vingt dernières secondes ont paru interminables. Une dernière tentative ratée consciemment de Maciulis allait sceller alors l’issue d’une partie folle et offrir cette médaille que le basket tricolore attendait depuis toujours.

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Nouria Benghebrit, ministre de l’Education nationale, ne veut plus que les cantines scolaires soient gérées par les APC, a déclaré, hier, Nadjadi Maskem, inspecteur général au ministère, lors de l’ouverture des cantines scolaires à la direction de l’éduction de la circonscription d’Alger-Est. La ministre a adressé une demande officielle au chef du gouvernement pour que ces cantines soient gérées exclusivement par son département, a-t-il affirmé. « La gestion commune entre le ministère et les communes de cette opération a créé beaucoup de problèmes liés notamment au manque de personnel de restauration », a argué l’inspecteur du département de Benghebrit, avant d’ajouter que « cette gestion bilatérale a souffert du manque de cuisiniers dans les établissements scolaires. Ce qui a poussé les APC à faire appel aux éboueurs et aux jeunes du pré-emploi pour faire le travail des cuisiniers ». Par la même occasion, le représentant du ministère a souligné que 3 millions d’élèves bénéficieront de la restauration scolaire cette année. « La tutelle a consacré 2000 milliards de centime répartis sur 14 000 cantines à travers le territoire national pour cette année scolaire », a déclaré M. Maksem. Selon ce dernier, ces moyens couvrent 80% des établissements scolaires.

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L’Etat islamique (EI) a revendiqué la décapitation d’un nouvel otage, le travailleur humanitaire britannique David Haines. La revendication de l’assassinat de cet humanitaire intervient alors que Paris abrite aujourd’hui une conférence internationale sur l’Irak, à laquelle participera le secrétaire d’Etat américain John Kerry, qui a obtenu le soutien de dix Etats arabes pour lutter contre l’Etat islamique. David Haines, 44 ans, est le troisième ressortissant occidental exécuté en un mois, après les deux journalistes américains également otages en Syrie, James Foley et Steven Sotloff. Dans cet enregistrement de 2 minutes 27 secondes, intitulé «Un message aux alliés de l’Amérique» et rapporté par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE, le groupe djihadiste menace d’exécuter un autre otage britannique, qui apparaît à la fin de la vidéo. Le bourreau, le visage dissimulé, s’adresse au Premier ministre britannique David Cameron et reproche au Royaume-Uni d’avoir rejoint les Etats-Unis, qui mènent des frappes aériennes contre l’EI en Irak. David Cameron a vivement réagi en dénonçant un « meurtre ignoble et révoltant ». « Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour traquer ces meurtriers et faire en sorte qu’ils répondent de leurs actes, quel que soit le temps que cela prenne», a-t-il ajouté. M. Cameron a présidé hier matin une réunion interministérielle de crise (Cobra) pour faire le point sur la situation. Engagé dans l’humanitaire depuis 1999, Haines avait été enlevé en Syrie en mars 2013. Il effectuait sa première mission pour l’ONG française Acted en tant que responsable logistique dans le camp de réfugiés d’Atmeh, un village syrien près de la frontière turque. Sa famille avait adressé un appel à ses ravisseurs pour sa libération. Son frère, Mike Haines, a rendu hommage à un « bon frère... qui a été récemment tué de sang froid». «Il était et est aimé par toute sa famille et nous manquera terriblement». L’annonce de son exécution intervient alors que Londres a annoncé cette semaine l’envoi pour 2 millions d’euros de mitrailleuses lourdes et de munitions aux forces kurdes d’Irak pour lutter contre les jihadistes. M. Cameron «n’exclut rien» non plus concernant des frappes contre l’Etat islamique, a déclaré jeudi son porte-parole. La vidéo dans laquelle l’Etat islamique (EI) revendique l’exécution par décapitation de l’otage David Haines est «authentique», a annoncé hier le ministère britannique des Affaires étrangères. «Tout montre que la vidéo est authentique et nous n’avons pas de raison de croire qu’elle ne l’est pas», a déclaré un porte-parole du ministère à l’AFP.

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Une ville côtière et touristique comme Oran, comme d’ailleurs toutes les villes du pays, ne devrait pas être sale, notamment avec la dynamique de développement et des projets de grande envergure qui sont en train de se réaliser. Malheureusement, force est de constater que les scènes de décharges d’ordures ménagères aux abords des routes sont légion. Le wali d’Oran a déclaré à maintes reprises qu’il va lutter contre la pollution, devenue la caractéristique première de la capitale de l’Ouest, qui souffre en premier lieu de l’incivisme de certains de ses citoyens. Ces derniers ne respectent pas l’environnement, à tel point que des comportements indignes sont devenus banals aux yeux de beaucoup de gens. Même la nouvelle génération semble marcher sur les mêmes traces, et c’est là où réside le mal, puisque ni les parents ni les enfants ne protègent la nature. Les scènes de décharges d’ordures ménagères aux abords des routes défigurent le décor du boulevard ou de la cité. En effet, les habitants jettent les sachets en attendant que le camion de ramassage passe, peu importe l’image de leur cité. Selon une personne en charge du ramassage des ordures, des éboueurs comme on dit, « ces sacs-poubelles sont déposés après le passage du camion. Il ne faut pas s’étonner dans ce cas que les ordures restent là pendant des heures, avec tout ce qui cela charrie comme odeurs et saleté, jusqu’au prochain ramassage ». Ce même éboueur met en cause les citoyens, qui, selon lui, salissent trop et jettent leurs ordures n’importe où, chose qui rendra difficile l’opération de ramassage pour lui et ses collègues. A vrai dire, ces éboueurs fournissent de grands efforts pour bien accomplir leur mission. Ils travaillent même la nuit afin de garantir la propreté de la ville. « Ce serait plus facile de nettoyer si les gens salissaient moins », dira encor notre interlocuteur.

Oran, une vraie métropole, est-ce possible ? Même avec les moyens déployés et surtout la volonté affichée par les responsables de la wilaya pour réussir tous les projets de développement inscrits, autrement dit rendre Oran ville touristique et Bahia, au vrai sens du terme, ce grand défi ne va pas se réaliser avec la volonté seule des responsables, il faut que tous les citoyens mettent la main à la pâte, chacun à sa façon, à commencer par le nettoiement de leurs quartiers respectifs et s’associer à leurs responsables afin de réussir en premier lieu la base d’une ville touristique, qu’est la propreté environnementale, ce que plusieurs associations actives dans le domaine de l’environnement ont déjà fait, à travers des opérations de nettoyage au niveau de plusieurs quartiers avec à la clé des tonnes et des tonnes d’ordures ramassées.

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