Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 28 septembre 2014

Les accompagnateurs du ressortissant français Hervé Gourdel, enlevé dimanche dernier et décapité quatre jours plus tard par un groupe terroriste se réclamant de l’organisation terroriste Deach, ont été libérés dans la matinée d’hier, a-t-on appris de sources concordantes. A en croire une source sécuritaire, les personnes concernées ont été auditionnées par le juge d’instruction près le tribunal de Bouira et placées sous contrôle judiciaire.

Selon les mêmes sources, les cinq personnes sont poursuivies pour ne pas avoir informé les autorités de la présence d’un ressortissant étranger dans la région. A El Esnam tout comme à Bouira, la nouvelle de la libération des cinq personnes a été accueillie avec beaucoup de joie, d’autant plus que le propriétaire du chalet où la victime a passé la nuit est connu dans la région. « C’est des types qu’on connaît très bien, ils n’ont rien à voir avec le terrorisme. Certes, cela entre dans le cadre de l’enquête des services de sécurité », dira un villageois d’El Esnam. D’autres ont refusé de commenter ou de faire de déclarations. « L’erreur faite, c’est de ne pas avoir informé les autorités, mais, à Tikjda, de nombreux touristes viennent passer des vacances. Les autorités sont, à mon avis, informées de la présence des étrangers, surtout au niveau du complexe touristique », affirme un autre. Par ailleurs, une semaine après l’enlèvement du ressortissant français Hervé Gourdel, puis son assassinat par ses ravisseurs, les recherches se poursuivent toujours par les unités d’élite de l’armée algérienne pour retrouver le corp de la victime. Des dizaines de camions de militaires appuyés par des unités de la gendarmerie sont sur le terrain. Selon des sources sécuritaires, le ratissage de toute la zone se poursuit nuit et jour jusqu’à la récupération du corps de l’alpiniste Hervé Gourdel. Environ 2 000 hommes sont sur le terrain. L’opération de rattissage est supervisée par de hauts gradés de l’armée. Jusqu’à hier dans l’après-midi, aucune information ni détails sur les résultats de cette opération de recherche dans le but de neutraliser les criminels auteurs de cet abject acte terroriste n’ont filtré. Depuis l’annonce de ce rapt et surtout la mort de Gourdel, l’événement est sur toutes les lèvres. Les accès qui mènent au massif du Djurdjura sont surveillés afin d’empêcher les terroristes de s’enfuir. A notre déplacement dans la région, plusieurs dizaines de camions et autres barrages fixes de la Gendarmerie nationale sont installés tout le long de la route menant de Bouira à Tikjda. Des troupes d’élite appartenant au département de la lutte antiterroriste participent aux recherches dans cette zone montagneuse escarpée et surtout boisée du côté du sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. Cependant, plusieurs estivants continuent d’affluer à Tikjda, un lieu idéal pour se détendre. Un responsable au niveau du centre de Tikjda a affirmé que, certes, ce n’est pas le grand rush en cette période de rentrée scolaire et sociale, mais la région est très bien sécurisée.

Appel à un rassemblement pour dénoncer l’insécurité et l’acte barbare Désormais, c’est la mobilisation pour dénoncer l’insécurité et l’acte barbare dont a été victime le ressortissant français, Hervé Gourdel. Après avoir organisé plusieurs rassemblements pour dénoncer cet acte terroriste, notamment dans la wilaya de Tizi-Ouzou et dans plusieurs villes de France, où un grand hommage a été rendu à Gourdel, c’est au tour de la wilaya de Bouira, où des internautes via les réseaux sociaux appellent à un rassemblement ce lundi devant le siège de la wilaya de Bouira. « Soyons dignes de la Kabylie et soyons à la hauteur de nos responsabilités pour dénoncer l’assassinat d’Hervé Gourdel par les terroristes et halte aux kidnappings et à l’insécurité en Kabylie », lit-on sur un appel posté sur les réseaux sociaux. A Bouira, comme ailleurs, d’ailleurs, la population a dénoncé énergiquement ce lâche assassinat qui a coûté la vie à un alpiniste venu découvrir la beauté de Tikjda. « La Kabylie est devenue désormais la cible des groupes terroristes. Des dizaines de kidnappings ont été enregistrés dans la région. C’est le moment de dire : stop ! », lancera un habitant de la ville de Bouira. D’autres citoyens n’arrivent pas à croire que la victime a été enlevée près de chez eux. « Tikjda est le seul endroit et unique de la wilaya où les familles et autres estivants s’y rendent souvent. Je n’arrive pas à croire que le terrorisme existe encore dans la région. Certes, le rapt a été commis, selon la presse, sur le territoire de la wilaya de Tizi-Ouzou, mais cela reste tout de même au niveau du Djurdjura. Hier, des amis de la wilaya d’Alger ont renoncé à leur voyage à Tikjda, bien que le site soit entièrement sécurisé », affirme un habitant, qui a expliqué que les conséquences seront néfastes à la suite de l’assassinat de Gourdel pour l’activité touristique dans la région. « Tikjda risque de perdre ses touristes, et il faut compter encore des mois, pour ne pas dire des années, pour que les gens retournent à Tikjda », se désole-t-il.

Publié dans théma archives

Organisé dans le cadre du 7e Festival international de la bande dessinée d’Alger (FIBDA), clôturé hier, l’avant-dernier jour de la manifestation a été marqué vendredi par une rencontre très riche en enseignements, en revenant durant plus d’une heure sur la culture et l’histoire de la bande dessinée d’une île et d’un pays assez peu connu chez nous. En effet, intitulée « Taïwan, une île en dessin», la rencontre-débat animée par le peintre et écrivain Djaoudat Gassouma a vu la participation des bédéistes Chen Hung-Yao, Li-Chin Lin, Tpcat et Cho Yi-pin, connu sous le pseudonyme d’Iron, représentant à eux quatre trois générations et tendances de la bande dessinée taïwanaise. La discussion, qui paradoxalement n’a été suivie que par une quinzaine de personnes, a, grâce aux traductions assurées par la bédéiste Li-Chin Lin, longuement abordé l’histoire et les influences souvent lointaines de la bande dessinée taïwanaise, mais aussi le fort développement de cet art après la transition politique que connut Taïwan dans les années 1980. Apparue sur l’île à la veille de la Seconde Guerre mondiale, la bande dessinée taïwanaise, à laquelle le FIBDA a, par ailleurs, réservé une grande exposition, est, a-t-il été expliqué vendredi, à l’image même de la composition ethnique de l’île. Territoire façonné par les influences et invasions à la fois européennes et asiatiques de l’île, à tel point, note le bédéiste Cho Yi-pin, qu’à l’heure actuelle, la population d’origine autochtone n’y représente plus que 2% des habitants, l’introduction de la bande dessinée, ajoute Li-Chin Lin, auteur en 2011 de l’album Formose, s’est faite « durant les années 1930, à la veille de la Seconde Guerre mondiale ». A cette époque, colonie japonaise, c’est cependant des Etats-Unis que viendra la plus forte influence. «Certains membres des familles aisées financièrement pouvaient se permettre de faire de études aux Etats-Unis, de là, bien plus qu’une inspiration directe par les bandes dessinées du genre comics américain, c’est la caricature, avec toutefois une notion de narration, qui fut introduite », précise Li-Chin Lin. Riche également d’une origine japonaise, «des bédéistes taïwanais ayant imité le style japonais et par la suite publié à Tokyo », et nourri par le patrimoine traditionnel taïwanais, le développement de cet art connaîtra pourtant une première rupture avec le déclenchement de la guerre, mais surtout du fait des troubles politiques, suivis de l’instauration de la loi martiale en 1947. Représentant, pour sa part, la génération qui fit renaître dans les années 1990 la tradition de la bande dessinée sur l’île, Chen Hung-Yao, né a Taipei en 1967, auteur de nombreux récits historiques, bien que sa préférence, explique-t-il, va à la thématique de la science-fiction, a, quant à lui, expliqué que la question de la censure n’a réellement commencé « que vers 1965 et s’est poursuivie jusqu'en 1987. (…) A partir de là, la création a été sans limite, cela a été l’âge d’or de la BD taïwanaise ». Cependant, ajoute Chen Hung-Yao, une nouvelle forme de « censure » est rapidement apparue, « les éditeurs ont vite imposé des limites, mais commerciales cette fois-ci, ce qui, à mon avis, a rendu la création plus monotone ». Aujourd’hui très répandue avec un lectorat davantage composé d’adolescents, la BD taïwanaise conserve toujours sa particularité d’être très diversifiée dans ses styles, allant de l’influence du manga que l’on retrouve dans les œuvres de Cho Yi-pin, au dessin rappelant la bande dessinée franco-belge, en passant par des albums totalement atypiques, à l’image du style de Tpcat, les sujets des bandes dessinées commerciales s’orientent à l’heure actuelle vers la science fiction, les récits traditionnels ou encore la mythologie. Le conflit entre les autorités taïwanaises et chinoises au sujet de l’appartenance de l’île n’apparaît, pour sa part, que sous forme de caricature de presse ou d’album mis sur Internet, mais est généralement évité dans les albums commerciaux, ont, par ailleurs, indiqué les bédéistes.

Publié dans Culture

Des débats houleux ont caractérisé les travaux en plénière de l’Assemblée populaire de wilaya de Béjaïa, qui s’est réunie les 22 et 23 septembre en session ordinaire, dont les points inscrits à l’ordre du jour concernent le bilan de la saison estivale 2014, les rentrées scolaire et universitaire 2014/2015, ainsi que la situation des œuvres universitaires. Ainsi, la saison estivale 2014 était au menu de la première journée de cette session qui s’est tenue en présence du wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami. Dès l’ouverture des travaux, le directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya de Béjaïa, Abdelkayoum Ladhraâ, a été convié à présenter le bilan de la saison estivale 2014. Faisant la lecture de son rapport, l’orateur reconnaît que bon nombre de contraintes ont été constatées par ses services, relevant, à titre d’exemple, le squat des espaces balnéaires, le manque de professionnalisme chez les concessionnaires des plages, l’absence de balisage et l’exploitation illicite de certaines plages. Le premier responsable du secteur de tourisme et de l’artisanat dans la wilaya de Béjaïa a tenu à souligner que sur les 32 parcelles proposées pour la concession durant la saison estivale 2013, seules 4 ont été concédées à des exploitants privés.

Beau tableau, mais bilan désastreux Lors des débats qui s’en sont suivis, la quasi-totalité des élus de l’APW a sévèrement critiqué le bilan présenté par M. Ladhraâ, dressant un tableau peu reluisant du secteur du tourisme. Pour l’élu du RCD, Mouloud Debboub, les responsables en charge du secteur touristique font dans le bricolage et l’improvisation. Sinon, a-t-il enchaîné, comment ose-t-on parler de bilan de la saison estivale 2014, alors que celle-ci ne prendra fin que le 30 septembre, comme le stipule l’article 5 de l’arrêté du wali portant ouverture et organisation de la saison estivale en cours ? Même le rapport d’analyse établi par la commission de l’APW chargée de l’hydraulique, de l’agriculture, des forêts, de la pêche et du tourisme fait un constat des plus amers. « Les saisons passent et se ressemblent, le tableau est beau, mais le bilan est désastreux et les problèmes deviennent récurrents. Le même constat est fait chaque année, mais aucune solution concrète n’est proposée. Les communes côtières souffrent du manque flagrant de moyens et d’infrastructures pour pouvoir gérer au mieux une telle période. Le constat est saisissant entre le flux d’estivants et les conditions d’accueil, ce qui a pour répercussions une anarchie indescriptible et un accueil des plus désastreux », a déploré Mme Farida Kafi, élue FLN et présidente de la commission chargée du tourisme au sein de l’APW de Béjaïa. Selon le même rapport, des sorties sur le terrain ont permis aux membres de ladite commission de faire un constat amer au niveau de certaines plages. Un constat qui se traduit par le squat des espaces balnéaires, empêchant le citoyen de s’installer sans débourser 200 DA pour le parasol, 400 DA pour la table et 200 DA pour la chaise. L’accès aux plages en véhicule est aussi payant (entre100 et 200 DA). Des baraques de fortune faites à l’aide de roseaux et de bâche détériorées, d’aspect hideux, font fonction de fast-foods et de cafétérias… Mme Kafi a tenu à relever également « le manque de sécurité au niveau de certaines plages », arguant que « les citoyens sont souvent intimidés par des jeunes sans scrupule qui se font passer pour des gardiens de parking. Lors de notre sortie, nous-mêmes avons été agressés par ces jeunes en présence de gendarmes impuissants devant ce phénomène qui a, la plupart du temps, la bénédiction des APC ». Selon les membres de ladite commission, le constat le plus choquant dans cette situation reste les conditions dans lesquelles travaillent les agents de la Protection civile. « Des conditions des plus catastrophiques et des moyens dérisoires sont mis à leur disposition. Des insuffisances énormes pour l’accomplissement de leur noble tâche. Nous leur rendons, d’ailleurs, un grand hommage pour l’énorme sacrifice qu’ils font pour être aux côtés des estivants dans de telles conditions », note-t-on dans le même document. Par ailleurs, au deuxième jour de cette session ordinaire, les élus de l’Assemblée populaire de wilaya de Béjaïa ont eu à débattre du deuxième point à l’ordre du jour, à savoir les rentrées scolaire et universitaire 2014/2015.

Pas moins de 6508 nouveaux inscrits à l’université Abordant le secteur de l’enseignement supérieur, le recteur de l’université Abderrahmane-Mira, le professeur Boualem Saïdani, indiquera, à travers son rapport, que cette dernière a débuté le 1er septembre dernier par la reprise des activités pédagogiques et scientifiques, notamment celles concernant l’achèvement des examens de rattrapage et des soutenances de mémoires et de thèses. « Cette rentrée sera assurée dans les deux anciens campus universitaires d’une capacité de 42 000 places pédagogiques, alors que le nouveau campus d’Amizour devra ouvrir ses portes lors de la prochaine rentrée (2015/2016), où un grand nombre de nouveaux bacheliers est attendu», a-t-il expliqué, avant d’ajouter que «quelque 6993 nouveaux bacheliers ont été enregistrés dans la wilaya de Béjaïa, qui occupe le 8e rang à l’échelle nationale. Les différentes facultés de l’université de Béjaïa vont accueillir cette année pas moins de 6508 nouveaux inscrits dans les 16 filières classiques et celles du LMD ». Le professeur Saïdani reviendra ensuite sur la situation de l’encadrement pédagogique, scientifique et administratif de l’université, qui, selon lui, se renforce régulièrement. Enfin, il donnera un aperçu sur les accords de partenariat conclus dans le cadre de la coopération et des échanges interuniversitaires, et les différents programmes et post-graduation… Pour leur part, les deux directeurs des œuvres universitaires des pôles de Béjaïa et de Berchiche (El Kseur) présenteront aux membres de l’APW un tableau des préparatifs de la rentrée universitaire, affirmant qu’une dizaine de résidences sont opérationnelles, en attendant la réception des deux résidences à Amizour, en cours de réalisation. « 30 455 élèves sont transportés par les 245 bus répartis sur 37 lignes en urbain et 28 lignes en suburbain, alors que plus de 43 000 repas sont servis quotidiennement », ont-ils précisé. Les deux responsables des œuvres universitaires ont indiqué que « dans le cadre du programme du quinquennat en cours, l’université de Béjaïa a bénéficié d’un programme de 12 000 places pédagogiques et dépendances et 6000 lits. Ils ont été répartis à concurrence de 6000 places et 1000 lits au campus d’El Kseur et de 6000 places et 5000 lits au campus d’Amizour ».

Plusieurs insuffisances constatées durant la rentrée scolaire Par ailleurs, la dernière séance des travaux en plénière de l’APW de Béjaïa a été consacrée à la rentrée scolaire 2014/2015. C’est ainsi que le directeur de l’éducation, Lehbib Labidat, interviendra pour faire un exposé sur la situation des structures éducatives et le programme en cours de réalisation pour les trois paliers. Abordant l’enseignement primaire, il fera savoir que le nombre d’écoles primaires fonctionnelles est de 558, alors que 16 groupes scolaires sont en cours de réalisation. Le nombre de cantines est de l’ordre de 466, dont 3 nouvellement ouvertes. Pour ce qui est de l’enseignement moyen, M. Labidat affirmera que le nombre de CEM fonctionnels est de 155, précisant que 12 autres établissements sont en cours de réalisation. Quant au cycle secondaire, la wilaya de Béjaïa compte quelque 54 lycées fonctionnels et 17 autres en voie d’achèvement. Ces établissements secondaires, a-t-il ajouté, sont dotés de 33 internats, 1221 salles de classe, 30 salles de sport, 26 terrains de sport, 89 laboratoires informatiques et 21 unités de dépistage et de suivi (UDS). « Concernant la langue amazighe, son enseignement a enregistré une augmentation des effectifs des enseignants, puisque 8, 28 et 21 enseignants ont été recrutés respectivement dans les cycles primaire, moyen et secondaire. Aussi, le nombre des établissements scolaires concernés par l’enseignement de tamazight est passé de 129 à 139 pour les CEM, et de 42 à 47 pour les lycées », a soutenu le directeur de l’éducation de la wilaya de Béjaïa dans son rapport présenté aux membres de l’APW. Cependant, M. Labidat relèvera certaines contraintes rencontrées sur le terrain pour généraliser l’enseignement de tamazight, notamment au niveau du cycle primaire. L’insuffisance de salles de classe, des écoles travaillant en double vacation et des classes jumelées sont autant de contraintes soulevées par le directeur de l’éducation dans son rapport. A noter que de nombreux membres de l’APW ont eu à intervenir lors de la séance consacrée aux débats pour interpeller le premier responsable du secteur de l’éducation sur les insuffisances constatées durant cette rentrée scolaire. « Cette rentrée scolaire, qui revient chaque année, devrait constituer un moment de fête et de joie. Malheureusement, les mêmes causes produisent les mêmes effets, pénalisant ainsi nos enfants dans leur scolarité, en l’absence de volonté de certains intervenants dans la vie scolaire des enfants. Ce qui conduit à des bras de fer interminables entre les parents d’élèves et l’administration. Parmi les dysfonctionnements constatés, on peut citer le retard dans la désignation des responsables administratifs et pédagogiques, ainsi que l’encadrement des cantines scolaires, l’absence d’entretien des équipements et des infrastructures qui menacent la vie des élèves, les retards dans la réalisation des équipements publics, à l’image de la salle omnisports du lycée El Hammadia (ex-Polyvalent) de Béjaïa, des interférences dans la gestion des écoles primaires, d’où la dualité qui existe entre les responsables de l’éducation nationale et ceux des APC, le manque de sécurité aux alentours de certains établissements, laissant le champ libre aux délinquants qui perturbent la scolarité des élèves », s’indignera Kaci Abdellah, élu FLN à l’APW de Béjaïa.

Publié dans Région

La formation d’El Milia, malgré son manque d’expérience par rapport aux gros bras de la D1 de volley-ball, se positionne en force et compte jouer les premiers rôles cette saison. L’OMK El Milia a pris la première place du championnat de D1 de volley-ball, à la faveur des matches de la 3e journée qui se sont déroulés ce week-end. En effet, cette formation a pris le dessus sur l’équipe de l’EF Aïn Azel qu’il a battue chez elle. Cette jeune formation crée vraiment la surprise, étant donné qu’elle devance des équipes pourtant prestigieuses et qui ont longtemps dominé la discipline, à l’image du PO Chlef, le MB Béjaïa et du NRB Bordj Bou Arréridj, en plus de l’E Sétif. La deuxième place est, elle, occupée par le NRB Bordj Bou Arréridj, qui a disposé du MB Béjaïa sur le score de 0-3. Les Bordjiens freinent l’élan des Boujiotes et se rapprochent du leader, puisqu’un seul point les sépare. A la troisième place, on retrouve l’ASV Blida, qui partage cette place avec le MBB, grâce à son succès sur le PO Chlef (3-1). Les Blidéens reviennent en force, après un début difficile et restent décidés à jouer les premiers rôles cette saison. L’ES Sétif, elle, a pris le meilleur sur l’O El Kseur sur le score de 3-0 et occupe elle aussi la troisième place, ce qui fait qu’il y a comme un embouteillage à ce niveau. Le GS Pétroliers, malgré le gros budget dont il dispose, occupe l’énigmatique 6e place avec cinq points seulement, ce qui dénote de la difficulté de cette formation à s’imposer. Les Pétroliers devront se réveiller s’ils ne souhaitent pas demeurer dans cette position peu confortable. En bas du tableau, l’O El Kseur occupe la dernière place avec zéro point dans son compteur, après avoir perdu tous ses matches depuis le début de la saison, à savoir trois.

Publié dans Sports

Les prévisions de la production de céréales en Algérie, plutôt alarmantes cette saison, ont mis en évidence la question de la disponibilité de l’eau pour le développement de l’agriculture.

Le manque d’eau est le facteur limitant dans la production agricole.  A cause d’une faible pluviométrie, selon la version officielle, la production de céréales a connu une baisse de plus d’un tiers, en un an, passant à 34 millions de quintaux de céréales lors de la campagne 2013/2014, contre 49,1 millions de quintaux pour la campagne 2012-2013 (elle-même, déjà, en baisse de 900 000 quintaux par rapport à la saison précédente). C’est encore une fois la preuve que les changements climatiques, par leurs effets - canicule, sécheresse, diminution des précipitations - ont un impact négatif sur la production dans des cultures agricoles de première nécessité comme les céréales ou la pomme de terre, et imposent le recours aux importations d’appoint, avec les dépenses en devises que cela entraîne, mais surtout la menace sur la sécurité alimentaire. Pour parer à cette menace, l’Etat a décidé de soutenir les agriculteurs dans la création de nouveaux périmètres irrigués, pour porter leurs superficies à un million d’hectares que ce soit dans le Sud ou dans les régions Nord du pays, et renforcer les capacités agricoles dans le cadre de la réalisation de l’autosuffisance alimentaire.  Un de ces périmètres vient d’être créé sur 150 000 ha dans la région saharienne du sud de la wilaya de Khenchela, a annoncé le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib. C’est, provisoirement, l’Office national de l’irrigation et du drainage (ONID) qui va le gérer, à partir de 2015, en attendant la mise en place d’une unité locale de cet office. L’eau sera prise de 331 puits profonds et trois petits barrages dans la région d’El Mayta, à 120 km au sud de Khenchela. Il ne s’agit pas pour l’ONID de veiller à la disponibilité de l’eau, seulement, il accompagnera les agriculteurs pour une exploitation efficiente du réseau d’irrigation. La pratique de cultures et l’utilisation de techniques modernes d’irrigation qui consomment peu d’eau ne sont pas entrées dans les habitudes. Or, comme l’a souligné le ministre des Ressources en eau, la relance de l’agriculture passe par la modernisation de l’irrigation pour éviter de dépendre de la seule pluviométrie, très aléatoire. Les responsables de ce secteur ne cessent d’insister sur l’importance d’une exploitation judicieuse des barrages et des puits en attirant l’attention sur le recul de la pluviométrie et l’amenuisement des eaux souterraines, ces dernières années, en plus de la diminution des volumes stockés dans certains barrages. Un cadastre géophysique est en cours de préparation pour déterminer les potentiels souterrains et pour maîtriser les eaux de surface par des barrages et de retenues collinaires. Le ministère des Ressources en eau doit en permanence procéder à un arbitrage délicat pour faire en sorte que la grande demande prioritaire en eau potable pour la population ne compromette pas la satisfaction des besoins en eau pour l’agriculture. Cet été, le facteur climatique a été ressenti dans notre pays par tout le monde, agriculteurs et simples citoyens. Son impact sur les ressources en eau est visible. Selon l’analyse de l’Office national de la météorologie, le mois d’août, comme le mois précédent, a été caractérisé, dans les régions agricoles, par des situations caniculaires. Le mois de septembre n’a pas été très différent. Il faut toutefois admettre que l’insuffisance de la production alimentaire n’est pas seulement un strict problème de production agricole et de ressources en eau, mais plus globalement un problème politique lié notamment à la répartition foncière qui se fait au détriment des terres agricoles. C’est la frénésie de l’urbanisation dévorant les bonnes terres, surtout sur le littoral, combinée à la croissance de la population, qui a provoqué, en Algérie, la chute vertigineuse de la superficie agricole utile (SAU) par habitant.

par M’hamed Rebah Le manque d’eau est le facteur limitant dans la production agricole.  A cause d’une faible pluviométrie, selon la version officielle, la production de céréales a connu une baisse de plus d’un tiers, en un an, passant à 34 millions de quintaux de céréales lors de la campagne 2013/2014, contre 49,1 millions de quintaux pour la campagne 2012-2013 (elle-même, déjà, en baisse de 900 000 quintaux par rapport à la saison précédente). C’est encore une fois la preuve que les changements climatiques, par leurs effets - canicule, sécheresse, diminution des précipitations - ont un impact négatif sur la production dans des cultures agricoles de première nécessité comme les céréales ou la pomme de terre, et imposent le recours aux importations d’appoint, avec les dépenses en devises que cela entraîne, mais surtout la menace sur la sécurité alimentaire. Pour parer à cette menace, l’Etat a décidé de soutenir les agriculteurs dans la création de nouveaux périmètres irrigués, pour porter leurs superficies à un million d’hectares que ce soit dans le Sud ou dans les régions Nord du pays, et renforcer les capacités agricoles dans le cadre de la réalisation de l’autosuffisance alimentaire.  Un de ces périmètres vient d’être créé sur 150 000 ha dans la région saharienne du sud de la wilaya de Khenchela, a annoncé le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib. C’est, provisoirement, l’Office national de l’irrigation et du drainage (ONID) qui va le gérer, à partir de 2015, en attendant la mise en place d’une unité locale de cet office. L’eau sera prise de 331 puits profonds et trois petits barrages dans la région d’El Mayta, à 120 km au sud de Khenchela. Il ne s’agit pas pour l’ONID de veiller à la disponibilité de l’eau, seulement, il accompagnera les agriculteurs pour une exploitation efficiente du réseau d’irrigation. La pratique de cultures et l’utilisation de techniques modernes d’irrigation qui consomment peu d’eau ne sont pas entrées dans les habitudes. Or, comme l’a souligné le ministre des Ressources en eau, la relance de l’agriculture passe par la modernisation de l’irrigation pour éviter de dépendre de la seule pluviométrie, très aléatoire. Les responsables de ce secteur ne cessent d’insister sur l’importance d’une exploitation judicieuse des barrages et des puits en attirant l’attention sur le recul de la pluviométrie et l’amenuisement des eaux souterraines, ces dernières années, en plus de la diminution des volumes stockés dans certains barrages. Un cadastre géophysique est en cours de préparation pour déterminer les potentiels souterrains et pour maîtriser les eaux de surface par des barrages et de retenues collinaires. Le ministère des Ressources en eau doit en permanence procéder à un arbitrage délicat pour faire en sorte que la grande demande prioritaire en eau potable pour la population ne compromette pas la satisfaction des besoins en eau pour l’agriculture. Cet été, le facteur climatique a été ressenti dans notre pays par tout le monde, agriculteurs et simples citoyens. Son impact sur les ressources en eau est visible. Selon l’analyse de l’Office national de la météorologie, le mois d’août, comme le mois précédent, a été caractérisé, dans les régions agricoles, par des situations caniculaires. Le mois de septembre n’a pas été très différent. Il faut toutefois admettre que l’insuffisance de la production alimentaire n’est pas seulement un strict problème de production agricole et de ressources en eau, mais plus globalement un problème politique lié notamment à la répartition foncière qui se fait au détriment des terres agricoles. C’est la frénésie de l’urbanisation dévorant les bonnes terres, surtout sur le littoral, combinée à la croissance de la population, qui a provoqué, en Algérie, la chute vertigineuse de la superficie agricole utile (SAU) par habitant.n
Publié dans Environnement

L’Association de protection et d’orientation des consommateurs et de l’environnement (Apoce) a profité de la conférence de presse hier à l’Union générale des commerçants et artisans algériens (UGCAA), dédiée à l’intoxication alimentaire, pour faire part d’un « phénomène » nouveau. « Depuis quelque temps, du pain congelé importé est commercialisé sur le marché. Selon nos sources, il est surtout distribué dans les fast-foods. Actuellement, il y a onze conteneurs remplis de pain congelé à Rouiba », a indiqué Mustapha Zebdi, président de l’Apoce, en s’interrogeant sur la nécessité de cette importation, alors que nos poubelles croulent sous le poids du pain gaspillé. De même qu’il s’interroge sur la hausse brutale des légumes, la pomme de terre notamment, qui a atteint 80 DA le kilo, à quelques jours de l’Aïd El Adha. « A la veille de l’Aïd, la pomme de terre sera donc de 100 DA. C’est inacceptable ! Que font les offices chargés de la stabilité des marchés ? », a-t-il souligné. Que font également les bureaux chargés du contrôle des produits alimentaires au niveau des APC, a-t-il ajouté, en rappelant que ce sont eux, selon la loi, qui sont les premiers responsables des cas d’intoxications alimentaires. «J’appelle les consommateurs à éviter à tout prix les fast-foods. A moins que les bureaux chargés de la protection des consommateurs ne contrôlent chaque mois ces fast-foods, en délivrant des certificats de conformité s’ils répondent aux normes. Cela rassurera les consommateurs », estime-t-il, en déplorant que les restaurants universitaires ne soient plus soumis au contrôle des offices créés spécialement pour la protection alimentaire des étudiants. Créés en 2005, ces offices ont été fermés, laissant les restaurants au bon vouloir des chefs cuisiniers. « Nous avons contacté, il y a une semaine, l’Office national des restaurants universitaires afin de conclure avec lui un partenariat dans le but de former les chefs cuisiniers. Aucune réponse jusqu’à présent, confie-t-il. Le directeur du marché de gros des produits alimentaires d’El Harrach, présent à cette conférence de presse, a assuré que les distributeurs des restaurants universitaires achètent les produits les moins chers et de basse qualité, sans les soumettre aux opérations de contrôle. Sur les 400 cas d’intoxications enregistrés chaque année, la nourriture destinée aux étudiants y est pour une grande partie, selon Hadj Tahar Boulenouar, porte-parole de l’UGCAA. « 30% des produits alimentaires se détériorent très vite, car les conditions de conservation ne sont pas assurées. Mais aussi parce que des produits sont importés, alors qu’ils sont déjà périmés. Chaque année, 50 000 tonnes de produits alimentaires avariés sont consommées, soit 1,5 kilo pour chaque citoyen », affirme-t-il, en appelant les autorités à renforcer les opérations de contrôle au niveau local et à revoir les réglementations pour pénaliser non seulement le restaurateur quand il s’agit d’intoxication, mais aussi les commerçants de gros, de détail et les distributeurs.

Publié dans Economie

Le Salon international du véhicule industriel et utilitaire, 8e du nom, ferme ses portes aujourd’hui. Après six jours d’exposition, le bilan en terme d’affluence est plutôt négatif : l’évènement n’a pas drainé les grandes foules des salons et est resté très loin du taux de fréquentation que réalise par exemple chaque année le mondial de l’auto d’Alger. Déficit de communication ? Sans doute, l’évènement n’a pas été bien « vendu » par ses organisateurs. Mais pas seulement. Avec 28 exposants qui sont pour la plupart des représentants locaux de grands constructeurs européens et asiatiques, le salon n’a pas suscité l’engouement attendu auprès des professionnels pour qui il est dédié. Aucun grand représentant de constructeurs mondiaux de la filière n’a fait le déplacement d’Alger. Les organisateurs, la SAFEX et son partenaire l’AC2A, l’association nationale des concessionnaires, ont beau dire que par rapport à l’édition 2013, il y a eu cette année dix nouveaux exposants, le résultat est que le salon est resté à longue distance de l’ambition d’en faire la référence en matière de commercialisation du véhicule lourd et industriel dans notre pays. Pour le représentant de Saïda, entreprise spécialisée dans la vente de la marque Scania, « il ne peut pas en être autrement, car le marché en Algérie est en stagnation », affirme-t-il. Pour Amine Menadi, chef de produit au groupe Hasnaoui, représentant de la marque Volvo, « ces dernières années, le marché a vu une baisse sensible et pas seulement dans les segments lourd et utilitaire».  Aux yeux de Hamid Outemzirt, de la marque Hyundai, « le marché fait du surplace en raison des commandes importantes satisfaites depuis 3 à 5 ans. La durée de vie d’un véhicule industriel ou utilitaire  est importante en Algérie et le renouvellement de la flotte reste lent », explique-t-il pour décrire le marché en 2014. Ce professionnel précise cependant que de « tout temps, le client roi du marché du lourd et de l’utilitaire restent l’Etat et les entreprises publiques. Ces dernières n’ont  souvent pas vocation à faire les salons et les transactions se font ailleurs dans les bureaux ». Un marché dominé par l’achat public Fouad Amoura, responsable du marketing de Sodi Automotive, représentant de FIAT, confirme que « le marché étatique détient une part importante des ventes ». Ce professionnel, dont l’entreprise fournit des « Fiat Cubo » à la Protection civile, ajoutera que les grands clients des concessionnaires spécialisés sont « le ministère de la Défense, la Protection civile, la SNTR, la Sonelgaz et la Sonatrach. Leurs transactions, dit-il, sont couvertes du sceau de la confidentialité et rend difficile d’avoir des chiffres et de les confronter, « hormis ceux fournis par les Douanes à l’importation et sur les quais des ports ».Mais même chez les particuliers, il est difficile d’avoir des chiffres. Les exposants présents au SIVI 2014 n’aiment pas aborder le sujet ou disent carrément qu’il s’agit d’un « secret professionnel » sic. Par ailleurs, les  organisateurs n’ont pas cru nécessaire d’organiser des conférences ou des débats pour cerner le marché dans sa globalité. Il restera alors les impressions et l’une des plus importantes était la présence en force des marques chinoises tant dans le segment industriel que dans l’utilitaire : autobus, minibus, pickup, etc. Amine Menadi explique à ce sujet que le marché algérien reste dominé par un forcing des véhicules« made in China ». La raison, selon lui, est unique : « les prix ! » Les marques chinoises sont les plus compétitives et parviennent à gagner la partie du marché subventionné par l’Etat via le crédit leasing et surtout l’aide que les pouvoirs publics mobilisent via le dispositif ANSEJ. « Or, l’ANSEJ, martèle ce professionnel, c’est le moins-disant ! » Pour un représentant du groupe Siad, spécialiste de la pièce de rechange et de la distribution du véhicule lourd, les marques chinoises suivent les chantiers chinois. « Quand une entreprise chinoise obtient un marché en Algérie dans le domaine du BTP par exemple, ses ingénieurs préfèrent  utiliser du matériel roulant chinois ». Pour ce représentant d’une entreprise qui vient de lancer sur le marché algérien la marque chinoise C&C Trucks sur son site de Réghaïa, « cela fonctionne ainsi : on fait tourner les chantiers avec le matériel qu’on connaît ». Si les Chinois sont actuellement au premier rang du top 10 des meilleures ventes, il n’en sera pas de même pour eux à l’avenir, ont indiqué des exposants de marques occidentales et japonaises. La raison ?  Le nouveau cahier des charges régissant l’activité des concessionnaires, distributeurs et vendeurs agréés va être contraignant, selon eux, pour les marques chinoises. Pour Amine Menadi du groupe Hasnaoui, « ce cahier des charges sera largement défavorable pour les marques chinoises » qui n’offrent pas les mêmes standards en termes de qualité d’équipement et de sécurité. Vraiment ?  Si le constat peut à la limite passer pour le véhicule chinois  low coast de tourisme, il va falloir le vérifier pour le lourd et l’utilitaire.

Publié dans Grand angle

Le débat sur la peine de mort dans les pays du Maghreb ressurgit à la veille de la Journée mondiale pour son abolition, célébration qui coïncide avec le 10 octobre de chaque année. Dans ce sillage, la capitale tunisienne a abrité, vendredi et samedi, une conférence régionale avec pour thème on ne peut plus explicite sur les motivations de sa tenue : « En marche vers l’abolition de la peine de mort ».

Plus de 200 responsables politiques, parlementaires, avocats, sociologues, théologiens, journalistes, membres d’ONG et militants de la région Moyen-Orient et d’Afrique du Nord se sont réunis dans le cadre de cette conférence régionale, qui a même fait appel à d’anciens condamnés à mort ainsi qu’à des proches de condamnés à mort pour appuyer la rencontre de leur témoignage, de leur vécu et de leur souffrance. Non sans le parallèle fait par les participants à cette conférence régionale sur le rapport entre la suppression de cette sentence, qui prive du droit à la vie, et la démocratisation des sociétés arabes. En marge des travaux et au cours d’une conférence de presse, organisée à cette occasion, le président de la Coalition tunisienne contre la peine de mort, Habib Marsit, a estimé que ce mouvement, actif en Tunisie depuis plus de trente ans, reste « élitiste » et « confiné dans les grandes villes». Il a regretté l’attitude négative des présidents de la République et de la Constituante qui, selon lui, n’ont pas mis à contribution leur passé en tant qu’activistes des droits de l’Homme, ni tenté de faire pression sur les députés de leurs blocs respectifs pour voter en faveur de l’abolition de la peine de mort dans la nouvelle Constitution. Pour sa part, Raphael Chenuil-Hazan, directeur général de l’Association « Ensemble contre la peine de mort », activant dans la région MENA, a estimé que le fait de n’avoir pas appliqué cette peine en Tunisie depuis plus de 20 ans pousse à l’optimisme et traduit une réelle volonté de supprimer cette sentence.  Il a rappelé que cette sentence a été annulée en Djibouti, au Sénégal, en Turquie et en Albanie, appelant à faire pression sur les décideurs politiques et à sensibiliser l’opinion publique et les médias sur cette question. La Coalition tunisienne contre la peine de mort a été créée le 14 juin 2007 au terme du 3e Congrès mondial organisé à Paris par l’Association «Ensemble contre la peine de mort ». En Tunisie, l’Assemblée nationale constituante avait rejeté, en janvier dernier, l’abolition de la peine de mort et avait maintenu l’article 21 de la Constitution qui stipulait que « le droit à la vie est sacré» et qu’il « ne peut lui être porté atteinte que dans des cas extrêmes fixés par la loi ». Autre pays de la région du Maghreb à être hautement concernée par cette question, l’Algérie, qui était représentée par le secrétaire général de la LADDH tendance Nouredine Bensaïd et par un représentant de la CNPPDH. D’ailleurs, au même titre que l’Algérie, dans l’ensemble des pays du Maghreb, la peine capitale n’a plus été appliquée depuis les années 1990. En effet, les dernières exécutions en date remontent à 1987 en Mauritanie, 1991 en Tunisie et 1993 en Algérie et au Maroc !

Lancement d’une coalition algérienne le 10 octobre « Epatée » par l’expérience tunisienne, pour reprendre son expression, la Ligue algérienne pour la défense des droits de l’Homme (LADDH), aile Nourredine Benaissad, veut lancer la coalition algérienne anti-peine de mort. L’événement aura lieu le 10 du mois prochain au siège de l’association à Alger, indique une source au sein de cette organisation qui précise que des pourparlers sont en cours avec plusieurs associations afin de les rallier à ce projet qui risque de se heurter à la position de principe des islamistes, favorables au maintien de ce châtiment. Cette future coalition aura comme objectif principal la préparation d’un plaidoyer en faveur de la suppression de cette peine et d’amener les pouvoirs publics à ratifier le protocole facultatif relatif aux droits civils et politiques.

Un colloque international en décembre à Alger A la demande de la présidente de la Commission des droits de l’Homme des Nations unies, un grand colloque international sur la peine de mort sera organisé le mois de décembre prochain à Alger par la Commission nationale consultative pour la promotion et la protection des droits de l’Homme (CNPPDH). Des juristes, des experts nationaux et étrangers, des militants des droits de l’Homme, des associations et des partis politiques y seront invités, a-t-on appris du président de la CNPPHD, Me Farouk Ksentini, joint hier au téléphone. L’objectif de cette rencontre, selon ses dires, est d’ouvrir le débat sur la question et de donner la parole à tout le monde pour s’y exprimer. « Les pour et les contre la peine de mort débattront en pleine liberté de leurs visions », a-t-il indiqué. Quant à sa propre position sur le sujet, il dira qu’en Algérie, 18 actes sont passibles de la peine de mort. Trop pour lui. « Je milite pour ramener ce nombre à un seul cas, à savoir l’assassinat », a-t-il affirmé. « Je reconnais que 18 cas passibles de la peine de mort, c’est trop».

Publié dans Actualite archives

Le secrétariat général du Syndicat national des enseignants universitaires (SNEU), affilié à l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), en coordination avec le recteur de l’université, les représentants des comités scientifiques, les responsables des associations, des unions, des syndicats et des fédérations estudiantines, a organisé jeudi une conférence suivie d’un débat sur le thème : « La violence en milieu universitaire et les moyens appropriés pour la prévenir ». Le constat est inquiétant.

En présence des principaux acteurs de l’Université Akli-Mohand-Oulhadj de Bouira, que sont les enseignants, les étudiants et l’administration, les initiateurs de cette importante rencontre ont essayé de diagnostiquer et de cerner le phénomène de la violence, afin de pouvoir trouver les procédés adéquats pouvant l’éradiquer du milieu universitaire, voire de l’ensemble de la société. S’agissant du milieu universitaire, il est question de prévenir tout acte ayant pour objet de nuire à la paix et à la stabilité en milieu universitaire, qui est le creuset du savoir, et dont les fonctions principales sont purement cognitives et scientifiques. Le premier à avoir pris la parole est Ali Mazouz, professeur de droit à l’université de Bouira, qui a tenu à avertir et avec insistance sur les dangers de la violence, qui tend à devenir une habitude. Dans ce cas, il a prôné la nécessité d’organiser des conférences et des rencontres sur le sujet. Par la suite, il se demandera quels sont les moyens pour y faire face, sachant que même la sphère intellectuelle est touchée par ce fléau qui a débordé en milieu estudiantin. Il terminera sa contribution en essayant de faire part de sa vision sur la manière de traiter la violence, qu’il déterminera par trois propositions essentielles, selon lui, et qui sont : la communication, le dialogue et l’application rigoureuse de la loi. Il sera relayé par le professeur Kamel Badari, recteur de l’université de Bouira, qui a, à son tour, conseillé le dialogue permanent entre les trois composantes du milieu universitaire, à savoir les enseignants, les étudiants et le personnel administratif, pour venir à bout de la violence. Un autre conférencier, M. Harzallah, enseignant à l’université de Boumerdès, s’interrogera d’entrée : la violence est-elle réellement l’émanation et le reflet de notre société ? Pour lui, la réponse n’est pas facile. Parce que, pour l’universitaire qu’il est, « on ne règle pas le problème de la violence en milieu universitaire ou ailleurs par des notes administratives, surtout quand la violence concerne la jeune génération, il faut que nous soyons doublement  attentifs et précautionneux. Il faudra associer les psychologues, les sociologues, les hommes de droit, de loi... soit l’ensemble de la société ». Il terminera son intervention par un avertissement : si rien n’est fait pour endiguer la violence, sa continuité peut engendrer la mise en branle d’autres fléaux aux conséquences plus graves. Le professeur Mezghiche, également de l’université de Boumerdès, prendra la parole pour donner son point de vue sur la matière de la violence en milieu universitaire, tout en avouant qu’il n’était pas préparé et qu’il ne possède pas de solutions sur la manière de traiter efficacement cette question. Il tentera, cependant, d’aborder le sujet en proposant d’élargir le débat, qui doit être libre, selon lui. «L’université, au lieu de rayonner sur son environnement, vit des conflits récurrents entre étudiants et administration, entre étudiants et d’autres étudiants», a affirmé le professeur Mezghiche. D’autres prises de parole ont été suivies par différents intervenants du milieu universitaire, qui se sont exprimés sur l’objet de la conférence. Ces derniers ont déployé des statistiques qui ont démontré la hausse de la violence en milieu universitaire à travers le pays, à raison de 60,44%, dont notamment le harcèlement sexuel pratiqué sur les étudiantes, les enseignants tabassés par des étudiants et d’autres événements douloureux qui se sont produits dans le passé par les universités de Djelfa, Mostaganem et Annaba. D’autres ont fait la comparaison entre les comportements empreints de sagesse qui existent dans les milieux universitaires des pays voisins, comme le Maroc et la Tunisie, qui ont été cités comme exemple, contrairement à nous, qui sommes portés sur la violence à la moindre anicroche, malentendu ou refus. Les médias, du moins certains, ont été pareillement désignés comme « des agitateurs et pourvoyeurs de violence ». A la fin, les causes du phénomène de la violence en milieu universitaire ont été plus ou moins diagnostiquées, et même les facteurs de sa propagation. Des solutions préventives et curatives ont été consignées dans une feuille de route en vue de sa mise en pratique selon les recommandations qui ont couronné cette conférence. L’évaluation périodique de cette feuille de route est retenue afin d’optimiser sa pratique.

Publié dans Région

C’est demain que la campagne agricole labours-semailles pour la saison 2014-2015 sera lancée officiellement à partir de Aïn Defla par le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelwahab Nouri. Il en donnera le coup d’envoi et mettra également à profit sa présence dans la wilaya pour participer à la célébration de la Journée nationale de vulgarisation agricole, placée cette année sous le thème de l’«agriculture familiale, base de la sécurité alimentaire». Justement, il a beaucoup été question ces deux derniers mois de sécurité alimentaire, au vu de la courbe descendante prise par la production nationale céréalière, éprouvée depuis 2012 par une pluviométrie très faible, une chaleur et une sécheresse précoces, qui ont pris de court les agriculteurs depuis le mois d’avril, particulièrement importantes dans les régions de l’Est, qui contribuent très largement à la production nationale, nonobstant 12 hectares de cultures céréalières détruits par plus de 20 incendies dans la seule région de Sétif. C’est d’ailleurs pour moins dépendre des caprices de la nature que l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC), acheteur public des blés, a décidé d'étendre ses activités au développement de la production nationale. Dans une déclaration à l’APS, le directeur général de l’OAIC, Mohamed Belabdi, a annoncé que « l'office compte devenir un acteur dans le développement de la filière céréales en répondant aux besoins des agriculteurs qui se professionnalisent davantage », en introduisant, par exemple, de nouvelles variétés à haut rendement et diversifier la gamme des fertilisants. Sur ce point, la création de nouvelles variétés de blé fait l'objet d'un partenariat algéro-français signé en 2013 entre l'OAIC et l'agence française des céréales Axeréal. L’organisme national va plus loin en voulant s’impliquer dans le financement des équipements d'irrigation. Selon M. Belabdi, l'office est en train « de jouer la locomotive » pour mener le programme d'irrigation qui devrait porter la superficie céréalière irriguée à 600 000 hectares d'ici à 2019 contre 350 000 hectares actuellement sur une superficie totale réservée à la production céréalière de 3,4 millions d'hectares. L'OAIC s'est engagé à financer l'achat des équipements d'irrigation dont 50% du prix sont remboursés par l'Etat, tandis que les 50% restants sont remboursés par l'agriculteur à travers la livraison de sa production à hauteur du montant correspondant. De toutes les manières, la dernière campagne, qui s'est caractérisée par une production de 34 millions de quintaux, en baisse de 30% par rapport à la saison 2012-13, oblige les autorités publiques à réagir rapidement et à circonscrire les conséquences de la chute des niveaux de production du pays qui se matérialisent par des factures très salées ! L’Algérie a dû lancer le processus d’achat de 7,5 millions de tonnes de blé, une quantité comptant pour la période 2014-2015 et considérée comme un record historique. L'Algérie importe en moyenne 5 millions de tonnes de blé, principalement français. Ses importations avaient explosé en 2011, affichant une progression de plus de 133%, à 7,4 millions de tonnes, avant de baisser de près de 26%, à 6,9 millions de tonnes, en 2012, selon des chiffres officiels de l’OAIC. Les besoins de l'Algérie sont estimés à 80 millions de quintaux par an, faisant de ce pays l'un des plus gros importateurs de céréales.  La croissance de la consommation de blé de 2014 jusqu’à 2018 sera de 12,3% par an, à 10,6 millions de tonnes, une consommation soutenue principalement par la croissance de la population, selon une récente étude du Business Monitor Group qui prévoit des changements importants de la taille des superficies récoltées d'une année à l'autre, ce qui reste « un phénomène assez régulier en Algérie en raison de la disponibilité limitée de l'eau et de l'irrigation».

Publié dans Economie
Page 1 sur 6