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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 30 septembre 2014

Invité, hier, de la Cinémathèque d’Alger pour la projection de son film réalisé en 2012, Il Sole dentro, long métrage dramatique basé sur le parcours de deux adolescents guinéens morts le 2 août 1999 dans le train d’atterrissage d’un avion en partance pour l’Europe, le réalisateur italien, Paolo Bianchini, est revenu sur ses projets futurs. Désormais très loin des « westerns spaghetti » qui l’ont fait connaître dans les années 60 et 70, Paolo Bianchini a profité de sa présence à Alger pour déclarer, hier en présence de la directrice de l’Institut culturel italien, Maria Battaglia, et de M. Semiane, directeur de la Cinémathèque, que son nouveau projet était actuellement « de réaliser un film sur l’immigration clandestine d’Afrique vers l’Italie ». En effet, ajoutant, en marge de la conférence de présentation des 2e journées du film italien, qu’il était actuellement à la recherche de témoignages et de parcours pouvant être reproduits au cinéma, voulant une nouvelle fois se baser sur des faits réels. Le projet, « actuellement bien plus qu’une idée », précise Paolo Bianchini, aurait déjà été discuté, nous confiera hier le réalisateur, avec des responsables politiques européens chargés de l’immigration. Visiblement très marqué, à l’image de la société italienne, par les drames de l’immigration clandestine, déclarant à ce titre que « décrire chaque personne que l’on perçoit aujourd’hui comme un simple chiffre ; pourtant, il y a une histoire (…), un parcours, un drame », le réalisateur Paolo Bianchini est, par ailleurs, longuement revenu sur les circonstances qui l’ont poussé à réaliser le film Il Sole dentro. « C’est l’histoire vraie de garçons guinéens qui voulaient étudier ; mais, pour eux, l’unique endroit où ils pouvaient travailler la nuit était le parking éclairé de l’aéroport de Conakry, et c’est aussi là que l’idée d’adresser une lettre aux ‘‘messieurs d’Europe’’ leur est venue. » Retrouvés morts de froid, il aura fallu dix ans pour que la lettre de Yaguine et Fodé soit enfin médiatisée et connue du grand public. Une décennie après les faits, j’ai lu cette lettre, et je me suis senti indigné. (…) Ce qui m’a marqué, en plus des mots de ces enfants (13 et 14 ans), c’est leur discours plein de naïveté », confiera le réalisateur. Recherchant en Guinée les familles, collectant les informations, le film, dont le financement aura nécessité l’hypothèque de la propre maison du réalisateur, ne fut paradoxalement que très peu diffusé en salle en Italie, évincé, dira en souriant le réalisateur, « par un film américain à gros budget que tout le monde a oublié au bout de 15 jours ». Diffusé hier à la Cinémathèque d’Alger, avant sa présentation dans le reste du réseau des Cinémathèques à partir de la mi-octobre, précise M. Semiane, le film Il Sole dentro aborde également le sujet presque tabou des « chasseurs des futurs talents du football ». Décrivant, en effet, à travers le parcours du personnage de Rocco, inspiré de l’histoire d’un jeune footballeur retrouvé abandonné en Italie, l’idée du réalisateur fut également de médiatiser les pratiques qui se cachent derrière le faste du football. «On m’avait dit, quand je parlais de cette histoire, que jamais aucun journal n’accepterait de parler du football de façon négative », ajoute Paolo Bianchini. Se poursuivant jusqu’au 2 octobre à la Cinémathèque d’Alger à raison de deux projections par jour, les 2es journées du cinéma italien ont, pour rappel, été dédiées à la mémoire de l’acteur Nino Manfredi. Sept films italiens des années 50, 60 et 70, mais aussi contemporains sont programmés, notamment Pain et chocolat de Franco Brusati, Une journée à Rome de Francesca Comencini, ou encore Hold-up à la milanaise réalisé en 1959 par Nanni Loy.

Publié dans Culture

Dans quelques jours, Annaba, à l’instar de toutes les autres villes, villages et contrées d’Algérie, fêtera l’Aïd El Adha. Et déjà une certaine désorganisation, un certain malaise se font ressentir du fait de la vente anarchique d’ovins et de la présence de ces derniers dans des lieux qui ne leur sont initialement pas réservés.

Tranquillement, mais sûrement, la population de Annaba se prépare à célébrer la plus importante des fêtes religieuses musulmanes. Un peu partout à la Coquette, des parcs à moutons sont installés, essentiellement à la périphérie de la ville. A la cité Seybouse (ex-Jouannonville), par exemple, des hommes, jeunes et moins jeunes, se pressent pour observer, toucher puis acheter le mouton qui devrait faire le bonheur de toute une famille à l’occasion de l’Aïd El Adha. « Il est à combien celui-ci ? », demande un acheteur d’une cinquantaine d’années. « 6 millions (60 000 DA), et c’est un bon prix », lâche, nonchalant, le vendeur des lieux, une sorte d’enclos entouré de grillages grossièrement installés avec des feuilles de palmier en guise de décoration. Déçu, l’acheteur préfère s’en aller, tandis que le vendeur, un jeune homme d’une vingtaine d’années à peine, propose le même animal à une personne qu’il connaît visiblement pour la modique somme de 50 000 DA. Ainsi vont les affaires en cette période de pré-Aïd à Annaba. L’ambiance est la même suivant que l’on se trouve à Sidi Salem, à El Bouni, à la Plaine Ouest (les Allemands). Avec des prix et des bêtes  hors de tout contrôle. Ainsi, à travers tous les quartiers périphériques, ce sont des ovins en nombre de plus en plus important qui broutent ce qui reste d’espaces verts, en plus des bovins qui, chaque jour, broutent dans des espaces qui ne leur sont pas du tout naturels.

Le laisser-aller prend des proportions alarmantes « C’est comme ça chaque année, constate, dépitée, une habitante de Sidi Amar. Je ne comprends pas que les peaux laissent faire. Et le jour de l’Aïd, après le sacrifice, ce sont toutes les carcasses qui resteront dans la rue, sans que les personnes qui ont procédé au sacrifice daignent les récupérer. Et voilà comment le laisser-aller prend des proportions alarmantes. » Non loin de la station de bus interwilayas de Sidi Brahim, la fameuse « verrue » de la Coquette, se trouve un parc situé devant le siège régional de la compagnie nationale Air Algérie. Et ce parc est, au nez et à la barbe des autorités compétentes, devenu une aire de broutage pour tous ces moutons en attente de sacrifice. Selon nos informations, leurs propriétaires habitent non loin, à la cité dite « Djebenet Lihoud », et viennent chaque jour faire paître leurs ovins à la vue de tous et surtout du mausolée du saint patron d’Annaba, Sidi Brahim. D’autres parcs, jusque-là épargnés, sont devenus, eux aussi, des enclos à ovins. Ainsi, le square El Houria, situé entre le rond-point d’El Hattab et la cité dite La Colonne, mais aussi, dans ce qui, pourtant, est considéré comme un quartier résidentiel, puisque, abritant le consulat général de France, le commissariat central et le mythique stade Colonel-Lotfi, inauguré par un certain M. Pantaloni, maire de la ville qui s’appelait alors Bône, très exactement au niveau du square de l’Edough, et ce, au grand dam des riverains, qui, malgré les plaintes répétées, n’ont jamais pu obtenir gain de cause. Certains, d’ailleurs, n’hésitent plus à faire paître leurs bêtes dans l’enceinte même du cimetière chrétien.

FERME GÉANTE A Annaba, beaucoup n’en croient pas leurs yeux depuis quelque temps déjà et s’émeuvent d’une situation qui ne serait que le fruit d’un véritable laisser-aller de la part des autorités locales. « Le résultat est tel qu’une ville, qui jusqu’aux années 1980 avait réellement le statut de ville, est en train de se «gourbiser» à une vitesse impressionnante, et rien n’est fait pour endiguer ce fléau, explique un haut fonctionnaire de l’APC, sous couvert de l’anonymat. On le voit bien en cette période de l’Aïd. Si ça continue, dans quelques années, il sera tout à fait normal de trouver un marché d’ovins en plein Cours de la Révolution. » Hier encore, un nouveau marché à ovins a été installé à proximité du port. Et certains craignent une irruption de moutons du côté de Saint-Cloud et Chapuis, deux plages réputées de la Coquette, jusqu’ici épargnées. Un enseignant exerçant dans un lycée à Oued Kouba estime, lui, que la situation est irrécupérable « tant que les enfants d’Annaba, ses vrais enfants, ne se soudent pas ». « Il est anormal qu’un milieu citadin se soit transformé en ferme géante, en parc à ovins géant, poursuit-il. Il est inadmissible que des moutons paissent en toute impunité dans les parcs qui faisaient la fierté de la Coquette. Il faut que les autorités réagissent. » Un cri comme tant d’autres à Annaba. Sera-t-il entendu ? L’avenir seul le dira.

Publié dans Région

L’ONU avait annoncé une semaine plus tôt que la Mission d’appui des Nations unies en Libye (UNSMIL) devait initier un dialogue interlibyen. C’est dans ce cadre que des membres du Parlement libyen, issu des élections du 25 juin, devaient se réunir hier avec d’autres députés qui le boycottent pour tenter de mettre fin à l’anarchie institutionnelle, a annoncé l’ONU.

La tenue de la réunion et son lieu - à Ghadamès, à 600 km au sud-ouest de Tripoli - ont été confirmés dans la nuit de dimanche à hier par la mission de l'ONU. Le chef de la mission, Bernardino Leon, est parvenu, à l'issue de discussion-marathon, à convaincre les deux camps de s'asseoir à la table du dialogue. Il s'est rendu dimanche dernier à Tobrouk (est), où siège le Parlement, ou chambre des représentants, depuis son élection, puis à Tripoli pour rencontrer les élus qui boycottent les réunions, selon un communiqué de l'UNSMIL. Douze membres de chaque camp devraient prendre part à la réunion d’hier, a déclaré à l'AFP le porte-parole de la Chambre des représentants Fraj Abou Hachem. Plus d'une vingtaine de députés, dont des islamistes, boycottent les travaux du nouveau Parlement dominé par les anti-islamistes, contestant sa constitutionnalité. Lundi dernier, l'UNSMIL avait précisé que le dialogue serait fondé sur la «légitimité des institutions élues», en l'occurrence la Chambre des représentants, sur le rejet du terrorisme et sur le respect des droits de l'Homme. Selon l'UNSMIL, la réunion doit aboutir à un accord sur le règlement intérieur du Parlement et sur «d'autres questions liées à la gouvernance» du pays. Un accord devrait également être trouvé sur un lieu et une date pour la passation du pouvoir entre le Congrès général national (CGN, le Parlement sortant) et la Chambre des représentants, un des points de discorde entre les islamistes et leurs rivaux. Le Parlement et le gouvernement d'Abdallah Theni sont reconnus par la communauté internationale, mais sont contestés par une coalition de groupes armés. Parmi eux figurents notamments des groupes islamistes et de la ville de Misrata (à l'est de Tripoli) qui ont pris le contrôle de Tripoli après avoir conquis fin août l'aéroport aux dépens des milices pro-gouvernementales de la ville de Zenten (au sud-ouest de la capitale). Ces milices de la coalition «Fajr Libya» ont formé un gouvernement parallèle à Tripoli, dirigé par Omar El-Hassi, connu pour ses sympathies islamistes. Et le CGN, dont le mandat a expiré théoriquement avec l'élection du nouveau Parlement, a repris ses travaux, compliquant davantage la situation. Le défi de la mission onusienne en Libye consiste à rapprocher les points de vue d’anciens élus et des nouveaux élus dans le but de séparer les premiers des milices de Fajr Libya qui contrôlent Tripoli, ce qui explique d’ailleurs la domiciliation du nouveau Parlement à Tobrouk, à l’extrême Est libyen. Fajr Libya, qui ne reconnaît pas les résultats des élections législatives du 25 juin  dernier, a saisi la cour constitutionnelle pour rendre caduques les décisions du Parlement prises à Tobrouk, afin d’annuler la désignation du gouvernement de Abdallah Theni. D’ailleurs, ce dernier a prêté serment dimanche dernier dans la ville de Tobrouk (Est), où sont basés le gouvernement et le Parlement libyens reconnus par la communauté internationale. Le nouveau gouvernement comprend trois vice-Premiers ministres et dix ministres. Pour compliquer davantage une situation chaotique, Fajr Libya avait demandé en août dernier au CGN, dont le mandat a expiré avec l’élection en juin dernier du nouveau Parlement, de reprendre ses travaux avant de former un gouvernement parallèle dirigé par un sympathisant islamiste Omar El Hassi. Hier, la Chambre des représentants a donné sa confiance à gouvernement de Abdallah Theni et l’a chargé de régler l'actuelle crise en Libye et de maîtriser les affrontements meurtriers entre les militants islamistes et la milice libérale. Fajr Libya et ses alliés de Benghazi, un conglomérat de milices islamistes djihadistes dont Ansar Chariâa qui a prêté allégeance à l’Etat islamique en Irak, sentent le vent tourner avec l’initiative algérienne soutenue par la communauté internationale et qui consiste à engager un dialogue inclusif entre toutes les forces libyennes disposées à déposer les armes, à reconnaître les institutions élues, la puissance publique et la coexistence de tous les courants qui rejettent la violence. Les djihadistes sont de facto exclus de ce processus puisqu’ils refusent de reconnaître la légitimité des urnes qui ne leur est pas favorable. Les résultats du dialogue initié par l’ONU entre les élus du CGN et de la Chambre des représentants seront un indice sur les chances de réussite du dialogue interlibyen que l’Algérie compte organiser dans des délais plus ou moins brefs.

Publié dans Monde

Les familles de disparus ont fait parler d’eux à l’occasion du 9e anniversaire de la Charte pour la paix et la réconciliation nationale. Au moment où beaucoup croient que le dossier des disparitions forcées a été clos par cette même charte, des proches, des membres des familles de disparus et des personnalités indépendantes ont tenu, hier, à rappeler que ce problème reste d’actualité et la vérité doit être connue de tous. En effet, hier matin, ils étaient une trentaine à marquer leur présence au rassemblement initié par l’association SOS Disparus à la place du 1er-Mai, à Alger. Des portraits de personnes disparues à la main, une poignée de vieilles et de vieux, aidés par quelques jeunes, ont tenté de se rassembler sur la petite placette. Ils veulent rappeler à l’opinion publique nationale et internationale, en cette date hautement symbolique, que leur combat pour la vérité et la justice est toujours d’actualité. « Nous sommes venus pour dire au gouvernement que nous n’allons pas abandonner notre combat, nous n’allons pas non plus oublier nos enfants disparus », nous a affirmé le père d’un disparu rencontré sur les lieux. Quelques minutes seulement après le rassemblement, des policiers en uniforme et en civil ont investi les lieux pour demander à tout le monde de libérer la placette. Après quelques altercations et même bousculades, les organisateurs de l’action, dont Nacéra Detour, ont opté pour le retrait, non pas pour rentrer chez eux, mais pour se réfugier sur le trottoir à côté. Effectivement, les protestataires, rejoints par quelques militants politiques, dont Hakim Addad, se sont positionnés à quelques mètres du ministère de la Jeunesse, sous les regards des policiers qui suivaient le mouvement. Pendant leur sit-in, les manifestants ont scandé des slogans hostiles à la charte et réclamé la vérité et la justice. « Redonnez-nous nos enfants, nous rentrerons chez nous », « Où sont les disparus ? » et « Justice et vérité » sont entre autres slogans scandés. « Nous sommes venus ici aujourd’hui pour réclamer la vérité sur nos proches, enfants et parents disparus », nous a déclaré Hacen Ferhati, membre actif de SOS Disparus. Il ajoute : « Nous sommes également là pour marquer notre opposition à la solution proposée par le pouvoir, à savoir nous taire contre une indemnisation. » Le même discours a été tenu par la présidente de l’association, Nacéra Detour. Après près de deux heures de sit-in, les manifestants ont rejoint le siège de SOS Disparus, à Alger-Centre, pour prendre part à une table ronde ayant pour thème « La situation des familles de disparus 9 ans après la charte ». Invité à donner son analyse de la situation, le professeur en droit, Madjid Bencheikh, qui est aussi le premier président d’Amnesty Algérie, a estimé que le droit à la vérité que mènent les familles de disparus doit intéresser toutes les franges de la société. « Partis politiques, associations et autres doivent s’impliquer dans cette lutte, car elle s’inscrit dans le cadre de la défense des droits humains », a-t-il déclaré. Il a ensuite affirmé que la Charte pour paix et la réconciliation nationale n’a pas réglé les problèmes posés ; au contraire, elle ferme la porte à toute solution durable de la crise. Pour lui, le slogan des partisans de cette charte, à savoir « il faut tourner la page », ne tient pas la route. « On ne peut pas tourner la page, il faut discuter sur ce qui s’est passé en cette période. C’est important pour le pays et les générations futures ! », a-t-il clamé. En outre, il a estimé inadmissible d’interdire même aux chercheurs et journalistes de parler de ce qui s’est passé durant la décennie noire. Pour les solutions, il croit que la mise en place d’une commission de vérité et de justice, dotée des moyens qu’il faut, serait un début de solution. Cette dernière, selon lui toujours, aura la lourde tâche d’écouter tout le monde et de proposer par la suite des solutions. A la fin, des proches de disparus ont donné leurs témoignages sur les circonstances de la disparition de leurs proches et les souffrances vécues après cela.

Publié dans Actualite archives

Les pays africains durement touchés par le phénomène de la désertification font face à des difficultés énormes de financement de leurs programmes d’action visant à renverser la tendance de la dégradation des terres dans les zones arides, semi-arides et subhumides, provoquée par divers facteurs, parmi lesquels les variations climatiques et les activités humaines.

Le Sénégal veut affecter un budget de 523 milliards de francs CFA à son Plan d’action national de lutte contre la désertification (PAN/LCD), pour se conformer aux recommandations faites aux pays les plus touchés d’adopter un programme d’action décennal à mettre en œuvre à partir de cette année, en insistant sur la gestion durable des terres. C’est à la 8e Conférence des parties à la convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification (UNCCD), qui a eu lieu en septembre 2007 à Madrid, qu’a été adopté le « Plan-cadre stratégique décennal visant la mise en œuvre de la Convention pour la période 2008-2018 ». En septembre 2011, la plupart des pays africains avaient déjà harmonisé leurs plans de lutte, notamment en matière de dégradation des terres et d’atténuation des effets de la sécheresse, pour les aligner sur le plan stratégique décennal 2008-2018 de la convention. Près de 12 milliards de dollars ont été mobilisés, dont 2 milliards ont été apportés par l’Algérie, pour la lutte contre la désertification, la dégradation des terres et la gestion durable des ressources naturelles. L’Algérie a été retenue parmi les pays pilotes désignés pour l’alignement des PAN/LCD sur les orientations de la Stratégie décennale et les transformer en documents de stratégie intégrés dans les cadres nationaux d’investissement. Dans ce sens, la Direction générale des forêts (DGF), qui est le point focal national de l’UNCCD en Algérie, a été chargée de mettre en œuvre les projets de proximité de développement rural intégré (PPDRI) comportant des actions d’accompagnement des populations rurales avec un soutien au plan technique, organisationnel, financier et promotionnel. Cette approche combine la protection et la conservation des ressources naturelles et la lutte contre la pauvreté. L’inattention accordée au phénomène de la désertification n’est pas exagérée. Il est planétaire : 40% des terres émergées sont menacés, dont 66% sont déjà affectés, essentiellement les zones sèches ; tous les continents sont touchés. Environ 100 pays sont affectés par ce phénomène en Afrique, Asie, Amérique, Europe méditerranéenne, Australie et les îles du Pacifique. Au moins 2 milliards de personnes sont concernés par la désertification, soit le tiers de l’humanité. La troisième conférence scientifique internationale de l’UNCCD, sur le thème « Combattre la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse pour le développement durable et la réduction de la pauvreté : contribution de la science et de la technologie, des connaissances et pratiques traditionnelles », aura lieu du 9 au 12 mars 2015 au Mexique. Cette conférence vise, selon ses organisateurs, à «rassembler une vaste assemblée de porteurs de connaissances scientifiques, traditionnelles et locales, qui peuvent être mobilisées pour favoriser le développement durable et la réduction de la pauvreté dans les régions touchées par la désertification, la dégradation des terres et la sécheresse». Les observateurs estiment qu’il y a une sous-estimation de la lutte contre la désertification au sein des instances internationales, d’où les difficultés à trouver les financements indispensables à la réalisation des plans d’action dans ce domaine.

Publié dans Environnement

Le spectaculaire acte terroriste enregistré il y a quelques jours sur les hauteurs du Djurdjura, en Kabylie, et qui s’est soldé par la mort de l’alpiniste français, Hervé Gourdel, relance à nouveau le débat sur l’insécurité qui règne au niveau de cette région. Bien que des dizaines d’actes terroristes aient été signalés ces derniers mois dans la région, personne n’arrive à croire encore que l’attentat ait été perpétré près de chez eux. Et pourtant, la région, notamment Tikjda, a trouvé le calme après des années de règne des groupes armés. Certes, le groupe terroriste a intercepté les six alpinistes sur la route menant de la station climatique de Tikjda aux villages de la commune des Ouacifs, dans le sud de la wilaya de Tizi-Ouzou. La région, qui a connu une accalmie durant des années, risque de perdre ses visiteurs et ses estivants. Selon bon nombre de spécialistes et professionnels du tourisme, l’enlèvement suivi de l’exécution du ressortissant français Hervé Gourdel sur les hauteurs du Djurdjura par un groupe se revendiquant de l’Etat islamique (Daech) aura un retentissement négatif sur l’activité touristique dans la région. S’aventurer dans ces montagnes en cette période est considéré comme un risque majeur, s’accordent à dire des villageois et surtout les amoureux des randonnées pédestres. « Je n’arrive pas à le croire encore. Nous avions organisé des dizaines de randonnées dans des endroits isolés, comme c’est le cas au niveau du lac Goulmime et même à Tamgout. C’était la paix totale. Mais avec ce lâche assassinat, nous avons décidé de surseoir à toute activité touristique dans la région », a déclaré un membre d’une association de tourisme de la commune de Haïzer, au nord de Bouira. D’autres partagent le même avis. « Il faut compter encore des mois et peut-être des années pour que l’activité soit relancée. On ne va pas prendre le risque de s’aventurer avec des collégiens et autres invités dans ces coins isolés », avance Hamid, un féru des randonnées pédestres. En dépit des assurances des pouvoirs publics quant à la poursuite de la lutte antiterroriste, l’activité touristique dans la région, notamment à Tikjda, est menacée. Du côté du complexe touristique de Tikjda, les responsables sont toujours confiants quant à la venue des touristes, notamment pour la période hivernale. « Ce sont quelques médias qui se sont focalisés dans leurs écrits sur Tikjda. L’acte terroriste n’a pas été enregistré chez nous. Des familles continuent de venir au centre », affirme un agent de sécurité que nous avons rencontré hier au niveau du centre national des sports et loisirs de Tikjda. Au niveau du complexe Djurdjura, complètement rénové, le restaurant est ouvert. « La restauration est assurée durant tous les jours de la semaine. S’il y a vraiment risque, le complexe sera donc fermé. Il y a des familles venues de plusieurs wilayas qui ont loué des chambres pour quelques jours de vacances », dira un réceptionniste de l’hôtel. Et pour étayer leur propos, nos interlocuteurs nous montrent une caserne militaire située à quelques mètres du complexe.

Pas question de céder à la peur Les quelques touristes que nous avons croisés hier à Tikjda sont catégoriques. « Pas question de céder à la peur. Cela fait des années que nous venons ici, alors pourquoi toute cette campagne médiatique visant à déstabiliser la région ? Nous condamnons l’acte terroriste dont a fait l’objet un ressortissant français. L’armée est sur le terrain à la traque du groupe terroriste responsable de cet ignoble acte terroriste. Le site est entièrement sécurisé », dira un père de famille, un paquet de journaux à la main. Tikjda a, en dépit de tout, survécu à la tentative « d’assassinat » dont elle a fait l’objet à maintes reprises. Ceux qui avaient vu Tikjda au début des années 1999 et même avant ne donnaient pas cher de la « peau » de cet endroit féerique. A cette période, se rappelle un guide de la région, les feux avaient ravagé une très grande partie de la dense étendue boisée en contrebas du massif montagneux du Djurdjura. Ce fut la désolation et un décor apocalyptique, ardu au regard des amoureux de la nature. « Et maintenant, on a peur que Tikjda perde ses amis », dira-t-il, avant d’ajouter : «Durant la décennie noire, les mêmes lieux ont été visités par les hordes terroristes et sauvages qui avaient, à leur manière, ravagé les lieux, dont ce bel hôtel Djurdjura, ouvert il y a une année. Mais, depuis, Tikjda renaît progressivement de ses cendres. Le site a déjà repris des couleurs. »

Publié dans théma archives

Sous le patronage du ministère de la Communication, plusieurs acteurs de la société civile et de la grande famille du football algérien ont pris part à un séminaire sur la violence, hier, au Palais des expositions d’Alger. Une opportunité pour analyser sous toutes ses coutures le comportement de tous les intervenants du monde du sport, à savoir les supporters, les dirigeants de clubs, les arbitres, joueurs, les comités de supporters et tous les responsables au niveau des différentes institutions sportives. «La violence, argument de celui qui n’a pas d’argument » est le thème sous lequel a été organisé ce séminaire dont le coup d’envoi a été donné par le ministre de la Communication, Hamid Grine. Lors de son allocution d’ouverture, le ministre fera savoir que « le phénomène de la violence dans les stades a pris, ces dernières années, une ampleur telle qu’il devient plus qu’urgent de s’y pencher sérieusement », soulignant qu’il était « important et urgent d’enclencher une large opération de sensibilisation contre la violence, qui ne concernera pas uniquement la violence dans le milieu du football, mais dans toute la société algérienne ». M. Mahieddine Khalef, l’ex-sélectionneur national, et la grande étoile de foot, Rabah Madjer, indiqueront que « la violence, la corruption et l’arbitraire ont fait main basse sur le football algérien. Conséquences : des résultats catastrophiques et des frustrations qui gangrènent les stades » L’ex-sélectionneur national des années 1980, Mehieddine Khalef dira, à ce propos, qu’« outre les dégâts matériels, la violence dans les stades a fait des morts et des blessés parmi les fans et même du côté des joueurs » avant d’ajouter que « ce phénomène est alimenté par la mauvaise gestion et les pratiques illicites dans ce milieu ». Pour sa part, la star du ballon rond Rabah Madjer estimera que « des transactions à coups de milliards avec une prestation médiocre ont propagé la gangrène de cette violence ». Les deux intervenants ont appelé les responsables du sport algérien à prendre des mesures pour extirper ce mal et assurer le bon déroulement des compétitions sportives dans un climat sain loin de toute action violente. Pour Djamel Himoudi, arbitre international, « le championnat national de football a été profondément marqué par ce fléau, qui s’est étendu aux gradins, voire en dehors des enceintes sportives et dont les auteurs sont des supporters irresponsables, des mineurs en majorité». Mme Dalila Ferchane, maître assistant à l’institut des sciences de l’information et de la communication donnera, pour sa part, une approche sociologique. Selon elle, « les supporters ne sont pas totalement fautifs. Les causes sont également à chercher du côté de l’exacerbation du phénomène de chômage et de l’absence de perspectives d’avenir ». Elle ajoutera que « les forces de l’ordre ne savent pas s’y prendre face aux jeunes en raison d’un déficit de communication entre les deux parties ». Pour elle, « d’autres facteurs, comme la mauvaise gestion des clubs et l’inadéquation des infrastructures sportives, sont considérés comme favorisant la violence dans les stades ». Il est à noter que les participants à ce séminaire ont appelé les médias à contribuer à la lutte contre ce phénomène en sensibilisant les supporters aux méfaits de la violence.

Publié dans Der

Le Norvégien, Petter Solberg (Citroën DS3), 39 ans, s’est assuré dimanche, un deuxième titre de champion du monde sur quatre roues, en rallye-cross, onze ans après le premier conquis en 2003 en rallye.

Grâce à sa 3e place, dimanche lors de la manche de Franciacorta, près de Brescia, dans le nord de l’Italie, le Norvégien, très populaire et surnommé «Hollywood», ne peut plus être rejoint au classement du championnat du monde de rallye-cross, créé cette année avec le prestigieux label de la Fédération internationale de l’automobile (FIA). Champion du monde des rallyes en 2003, vainqueur de 13 rallyes en WRC, entre 2002 et 2005 dans des Subaru bleues, Solberg a été la principale victime de la domination du Français Sébastien Loeb, sacré neuf fois d’affilée, de 2004 à 2012. Pas rancunier, il s’est ensuite reconverti en rallye-cross dans une… Citroën préparée par sa propre équipe. A la différence du rallye, le rallye-cross se pratique en peloton, sur des circuits fermés, mi-terre, mi-asphalte, avec un règlement favorisant le spectacle et des voitures de course deux fois plus puissantes que les voitures de rallye : 600 CV environ pour la DS3 « Supercar » de Solberg. Avec son nouveau jouet, préparé chez lui en Norvège, Solberg a gagné quatre fois en 2014. D’abord à Montalegre (Portugal), en ouverture de la saison, puis il a surtout enchaîné trois victoires d’affilée cet été à Trois-Rivières (Canada), Lohéac (France) et Buxtehude (Allemagne)… avec cinq millièmes d’avance sur le deuxième, ce qui lui a permis d’arriver serein en Italie. C’était un beau dimanche pour la famille Solberg puisque le fils de Petter, Oliver, est devenu le même jour, pour la troisième fois, champion de Norvège de cross-kart, sous les yeux de sa maman, Pernilla. Les deux dernières manches du World RX (le nom moderne du Mondial FIA de rallye-cross) auront lieu en Turquie et en Argentine.

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L’inquiétude se faisant sentir ces derniers temps quant à une éventuelle augmentation des prix de l’énergie électrique s’est dissipée. Sonelgaz, par la voix de son P-DG, clarifie les choses, assurant que la question « n’est pas à l’ordre du jour ». Pour le P-DG de Sonelgaz, Noureddine Boutarfa, qui intervenait hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, la révision de la tarification de l’électricité n’est pas à l’ordre du jour, même si le même responsable n’a pas caché sa « préoccupation » quant à la question de la tarification, qui doit, selon lui, « impérativement être réglée », soit par des subventions de l’Etat, soit par la réactualisation des tarifs, car ces derniers portent préjudice à l’entreprise. Cela fait 10 ans que ces tarifs sont gelés et je ne pense pas qu'ils continueront à l'être durant les 10 prochaines années. Nous aurons toujours un rendez-vous avec les tarifs. A quel horizon? Ce sera une question d'opportunité », a-t-il avancé. UN NIVEAU D’ENDETTEMENT DE 1 800 MILLIARDS DE DINARS « Sur les trente-six entreprises de Sonelgaz, quatre entreprises de distribution ont des problèmes de trésorerie », a-t-il relevé dans ce cadre, faisant remarquer que « le niveau d’endettement de Sonelgaz est de 1 800 milliards de dinars ». Pour Noureddine Boutarfa, Sonelgaz parvient à maîtriser les besoins des Algériens. « Nous maîtrisons la demande d’électricité depuis deux ans », a-t-il déclaré. Pour expliquer les délestages enregistrés durant l’été 2014, il a avancé trois causes « principales ». « Un tiers est dû à des agressions d’ouvrages, un tiers est causé par les sociétés de distribution, et l’autre tiers par une mauvaise coordination entre le transport et la distribution de l’électricité », a affirmé le P-DG de Sonelgaz. Sur les investissements à venir, Noureddine Boutarfa a annoncé que 3 500 milliards de dinars seront déployés pour la production de l’électricité et 3 000 milliards de dinars pour le transport et la distribution du gaz et de l’électricité sur les dix ans à venir. Sur la production des énergies renouvelables, le P-DG de Sonelgaz s’est montré optimiste. «D’ici la fin de l’année 2014, 200 mégawatts d’énergies renouvelables seront mis en place et nous allons réaliser 3 000 mégawatts d’ici à 2024 », a-t-il affirmé. Pour ce qui est des installations photovoltaïques, l’invité de la Chaîne III de la Radio nationale a annoncé qu’un partenariat avec des leaders internationaux a été finalisé. « L’usine va démarrer dans 18 mois pour produire 200 mégawatts par an en matière de photovoltaïque », l’objectif du programme étant d’« atteindre 30% d’énergies renouvelables dans le système électrique algérien ». Dans son intervention sur les ondes de la Chaîne III, le P-DG de la Société nationale de l’électricité et du gaz s’est beaucoup attardé sur l’ambition de l’entreprise en termes d’objectifs à atteindre en énergies renouvelables. Pour Noureddine Boutarfa, compte tenu de la demande, « notre objectif vise 30% de renouvelable dans le système électrique algérien », ce qui, pour lui, paraît être supportable, compte tenu des capacités de l’entreprise. Un objectif qui doit être « maintenu », selon lui. L’IMPACT DU COMPLEXE DE TURBINES A GAZ SUR LES PME Indépendamment de son impact important sur l'emploi, le projet de complexe de turbines à gaz, dont les travaux ont été inaugurés la semaine dernière à Aïn Yagout (Batna), vont nécessiter la création de nombreuses petites et moyennes entreprises produisant quelque 10 000 composants, « avec un taux d’intégration de plus de 80% », selon le premier responsable de Sonelgaz. Pour Nourredine Boutarfa, il existe de nombreuses opportunités pour son entreprise de s’impliquer dans cette politique à travers notamment la construction d’ouvrages de production d’électricité et de son transport et de celui du gaz. Conjointement au projet de turbines, il fait mention du lancement de nombreuses unités de construction de chaudières, de transformateurs, de tables de moyenne tension, de câbles et de nombre d’autres équipements, la plupart en cour de construction. « Tous ces projets, a-t-il observé, devraient permettre de nous débarrasser des lourdeurs provoquées par les passations de marchés. ».

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Le technicien français souhaite renforcer le compartiment offensif, et c’est pour cette raison qu’il est à la recherche de joueurs capables de combler ce vide. Le milieu de terrain du club français de Ligue 2, Metz, à savoir Ahmed Kashi, pourrait être la nouveauté du sélectionneur national, Christian Gourcuff, qui pourrait le convoquer pour le compte de la prochaine journée des éliminatoires de la CAN-2015 face au Malawi. En effet, le manager des Verts et adjoint du coach français, Yazid Mansouri, a fait le déplacement à Metz pour superviser le joueur et voir s’il a les capacités qu’il faut pour endosser le maillot national. Kashi (25 ans) s’est illustré lors de ce match en inscrivant un but, à l’occasion de sa première titularisation, donnant ainsi une forte impression à l’émissaire du sélectionneur Christian Gourcuff. A l’issue de la partie, Yazid Mansouri s’est entretenu avec Kashi pour tâter le terrain en vue d’une éventuelle convocation chez les Verts, qui pourrait avoir lieu dès le prochain match face au Malawi, prévu le 11 octobre à Blantyre, pour le compte de la 3e journée des qualifications à la Coupe d’Afrique des nations (CAN-2015). Il faut savoir que Gourcuff pense qu’il y a un manque en attaque et c’est pour cela qu’il souhaite renforcer ce compartiment, pour lui donner un nouvel essor, surtout que le baroudeur des Verts traverse un passage à vide. Par ailleurs, ce dernier n’est pas le seul joueur qui intéresse le sélectionneur national, étant donné qu’on parle avec insistance aussi du joueur de l’O Lyon, Fekir, même si l’EN subit une très grande concurrence de la France, qui le veut aussi. Un autre joueur est sur les tablettes de Gourcuff, c’est le joueur de Clermont et buteur de la Ligue 2, Idriss Saâdi, qui a reçu la visite de Mansouri aussi et qui s’est montré chaud à jouer pour les Verts. Bref, le sélectionneur des Verts veut avoir tous les atouts de son côté pour réussir sa mission lors des prochains matches qui seront quelque peu difficiles.

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