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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 02 août 2015

L’annulation des contrats de concession des plages a eu un impact positif sur le littoral de la wilaya d’Oran, au grand bonheur des citoyens qui se sont réappropriés cette année les espaces. Les solariums ont disparu tout comme les concessionnaires, qui se disputaient, dans les années précédentes, les espaces et rivalisaient pour squatter la moindre parcelle, obligeant les estivants à payer le prix fort pour s’installer sur le sable, a-t-on constaté. L’accès aux plages est désormais gratuit et les estivants locaux ou de passage ont réinvesti l’espace public. Armés de parasols, de chaises et de glacières, ce sont des milliers de vacanciers qui affluent quotidiennement sur les plages de la wilaya d’Oran. Les Oranais n’hésitent pas non plus à fréquenter les plages des wilayas limitrophes, notamment celles de Mostaganem, Aïn Temouchent et Tlemcen, touchées également par l’interdiction des concessions, à l’instar des autres wilayas du pays. «Cela fait de nombreuses années que je ne fréquente plus les plages de la corniche d’Oran et surtout celle des Andalouses. Il était presque impossible de poser une serviette sur le sable, sauf si on louait une table et des chaises, au prix fort. Les espaces entre les solariums, censés être libres, étaient également squattés par les gérants des solariums. J’étais obligé d’aller vers d’autres plages, notamment sur le littoral-est et parfois bien loin», a déclaré un estivant rencontré au complexe touristique «Les Andalouses». Il a ajoute que les places étaient chères entre 1 000 et 1 500 dinars, voire 2 000 DA ou plus durant les week-ends qu’en plus, les tables des solariums étaient collées les unes aux autres, créant un problème de promiscuité, sans parler de la musique diffusée à hauts décibels par les gérants des solariums, sans aucun respect pour le calme et la tranquillité des vacanciers. Néanmoins, depuis l’interdiction des concessions, les estivants semblent plus sereins. Chacun peut trouver une place même au bord de l’eau et passer une journée tranquille de farniente. La situation est identique au niveau des autres plages de la wilaya, à Aïn El-Turck, Bousfer, Mers El-Hadjadj, Mactaâ ou encore à Madagh. Les solariums ont également disparu du paysage. Le problème de parkings persiste Cependant, si la situation sur les plages s’est améliorée, celle des parkings aux abords des stations balnéaires n’est pas encore tout à fait réglée, bien que les tarifs aient été réduits de manière significative. Les représentants du ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales avaient annoncé, lors des séances de préparation de la saison estivale 2015, que les parkings étaient gratuits et que les APC peuvent fixer un tarif variant entre 20 et 30 DA comme droit de stationnement. Cette recommandation semble avoir été appliquée au niveau de plusieurs plages du littoral oranais. Toutefois, au niveau de certaines plages, le tarif est fixé à 50 DA par certains gardiens de parkings, qui n’hésitent pas non plus à demander 100 DA aux automobilistes, surtout quant les places viennent à manquer, bien que les tarifs sont affichés à l’attention des automobilistes. «A Bouzedjar, j’ai payé 50 DA pour le stationnement, mais à Oureah (Mostaganem) je n’ai payé que 20 DA. Par contre, aux Andalouses et malgré l’interdiction, on m’a demandé 100 DA. Quelques jeunes enfilant des gilets fluorescents et tenant un bâton dans la main exigent 100 DA aux automobilistes, sans donner de tickets. J’ai refusé de payer cette somme, mais j’ai quand même déboursé 50 DA», a souligné un estivant. Mais de manière générale, la situation semble évoluer dans le bon sens. Le directeur du tourisme et de l’artisanat de la wilaya d’Oran, Belabbes Kaim Banamar, a indiqué à l’APS, qu’il n’y a pas de problèmes de contrats de concession pour l’année 2015 et que la situation se déroule normalement au niveau des plages de la wilaya. «Des inspections régulières ont lieu au niveau des plages de la wilaya. Nous effectuons régulièrement des sorties sur les sites pour vérifier et veiller à l’exécution de cette mesure d’interdiction et, pour l’instant, tout va pour le mieux», a-t-il affirmé signalant que la police et la gendarmerie veillent à son application, ainsi que sur la sécurité des personnes. Le même responsable a ajouté que, d’une manière générale, la situation a beaucoup évolué et la prise en charge des estivants s’est améliorée. Pour rappel, le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales avait pris la décision de mettre fin à la concession des plages, à partir de la saison estivale 2015. Le Directeur général des collectivités locales du ministère avait annoncé à Oran que les contrats de concession des plages ne seront plus autorisés et ceux déjà accordés seront annulés. Des mesures concrètes seront prises pour mettre en application cette décision, avait indiqué Azzedine Belkacem Nacer, lors d’une réunion tenue au siège de la wilaya et consacrée à la préparation de la saison estivale 2015. Dans ce sens, il a souligné que cette décision a été prise pour mettre fin à l’anarchie constatée dans l’exploitation des plages. «Les pouvoirs publics ont décidé de mettre un terme aux irrégularités liées à l’octroi des concessions pour l’exploitation des plages et qui pénalisent les estivants, à travers une série de mesures concrètes, dont la gratuité des parkings», a-t-il expliqué.
(APS)

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Le dernier bulletin émanant de la cellule de communication de la sûreté de wilaya fait état du démantèlement d’une bande de narcotrafiquants dans la commune de Belkheir, à quelques encablures du chef-lieu de la wilaya de Guelma, par les éléments de la police judiciaire relevant de la sûreté de daïra de cette localité.

A la faveur de renseignements et d’intenses investigations, les enquêteurs ont réussi à neutraliser deux individus âgés de 23 et 29 ans en possession d’une importante quantité de psychotropes, qui dénoncèrent à leur tour leurs trois acolytes. Ces derniers seront épinglés en possession de 29,3 g de kif traité et de dizaines de comprimés de psychotropes. Présentés devant le parquet de Guelma pour vente de stupéfiants, le magistrat instructeur place sous mandat de dépôt le principal inculpé et accorde la liberté provisoire aux quatre autres. Par ailleurs, les agents de la BMPJ de Belkheir ont interpellé deux individus âgés de 21 et 29 ans au niveau de la cité Ketitni-Amar, alors qu’ils s’adonnaient à l’écoulement de kif traité. Ils étaient en possession de 68,6 g de drogue, d’une grande épée, de couteaux et d’une somme d’argent provenant de la vente. Le magistrat instructeur près le tribunal de Guelma les a écroués pour association de malfaiteurs, vente de stupéfiants et port d’armes blanches prohibées.
Vol de 5,5 km de câbles électriques en cuivre
Pas moins de 5,5 km de câbles en cuivre du réseau électrique de la wilaya de Guelma ont été volés tout au long de l’année dernière au cours de plusieurs forfaits, a indiqué dernièrement le directeur de la Société de la distribution de l’Est (SDE), Ahmed-Tarek Benghanem. Selon ce responsable, les vols ont « ciblé des installations en service, ce qui a provoqué des perturbations de la fourniture d’électricité à de nombreux citoyens, sans compter le préjudice financier évalué à 1,75 million de dinars ». Selon le directeur de la SDE, les vols ont surtout été commis dans trois communes, Bouati-Mahmoud, Boumahra-Ahmed et Bouhamdane, par des individus organisés en bandes et dont plusieurs ont été arrêtés par la gendarmerie. M. Benghanem a fait savoir, à ce propos, que pour contribuer à stopper ce phénomène, des équipements destinés à donner l’alerte seront « prochainement » installés le long du réseau et dans les transformateurs électriques dans le cadre d’un plan de prévention.
Saisie d’objets volés
Deux citoyens se sont présentés à la brigade de gendarmerie d’Aïn Makhlouf, distant d’une cinquantaine de kilomètres du chef-lieu de la wilaya de Guelma, pour déclarer qu’à 22h30, étant à bord d’un véhicule en stationnement dans la commune de Tamlouka, ils ont été agressés par trois individus circulant à bord d’un véhicule touristique. Ces derniers les ont dépossédés sous la menace d’armes blanches (couteaux) de deux téléphones portables, de leurs documents personnels, du radiocassette du véhicule et d’une somme d’argent, avant de prendre la fuite. Les investigations entreprises par les gendarmes enquêteurs ont abouti à l’interpellation de deux des mis en cause à bord du véhicule signalé, à la zone d’Aïn Blade, de la même localité, en possession des objets volés.

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Un affaissement important a eu lieu sur la RN73, au niveau de la station-service située à la sortie nord d’Aghribs en allant vers Azeffoun. Le glissement de terrain en question a été provoqué par les travaux de construction de logements sur un terrain situé à proximité de cette voie de communication qui a subi des dégâts importants, rendant la circulation difficile et obligeant les véhicules à rouler sur une seule voie. Une partie du site du chantier a été touchée par l’affaissement, qui a emporté un pan entier de la clôture du chantier.
Les services de la DTP doivent réagir au plus vite pour entreprendre la réparation de cette route très fréquentée en cette saison estivale. Cet affaissement d’une partie de la route a provoqué un ralentissement de la circulation automobile, aggravé par l’importance du trafic et le flot important des usagers et des vacanciers qui empruntent la RN73 pour se rendre à la station balnéaire d’Azeffoun.

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Un jeune âgé d’une vingtaine d’années a été sauvé in extremis par ses camarades de la noyade. En effet, avant-hier, le jeune, qui était en train de nager à la plage Eramla, dans la commune de Dellys, à une cinquantaine de kilomètres à l’est de Boumerdès, était soudainement prisonnier d’un courant marin. Heureusement, ses amis, qui étaient présents, ont pu intervenir à l’aide d’une barque pour lui venir au secours et le sauver d’une mort certaine. Souvent, des jeunes s’aventurent dans des plages non autorisées à la baignade au péril de leur vie. Il a été enregistré plus de dix noyades dans la wilaya de Boumerdès depuis le début de la saison estivale, dont un grand nombre au niveau des plages et des retenues collinaires interdites à la baignade.
Un concours de la meilleure plage
Dans le cadre de la protection de l’environnement et la promotion du tourisme dans la wilaya de Boumerdès, la direction du tourisme et de l’artisanat, en collaboration avec les services de la wilaya, ont lancé un concours de la meilleure plage. Il sera tenu compte de l’hygiène, des prestations fournies aux estivants, de l’organisation, de l’encadrement et de l’accueil. L’objectif recherché est non seulement d’inculquer la culture du tourisme et de l’esprit de civisme et d’hospitalité aux habitants de Boumerdès pour la protection de l’environnement, mais aussi de distinguer le littoral de la wilaya pour attirer le maximum de vacanciers et réussir une belle saison estivale, a indiqué le directeur du tourisme. Dans ce cadre, une commission est en train de sillonner les communs côtières participantes pour choisir la meilleure plage de la wilaya, et cela, en prenant en compte l’hygiène, l’état des routes et des accès, les aires de jeux, les infrastructures, les moyens de sécurité mis en place par les corps de la gendarmerie, la police et de la Protection civile pour assurer un agréable séjour aux vacanciers. C’est sur la base de tous ces critères que sera élue la meilleure plage, laquelle recevra une récompense, a ajouté le directeur du tourisme de la wilaya, Nour Zoulim.

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Le magistrat instructeur près le tribunal d’Oued Rhiou a traité sur présentation du parquet de la même juridiction, ce jeudi, une affaire survenue au douar Djdiouia. Il s’agit d’un cas d’inceste de premier degré, où était impliqué un père de 54 ans qui n’a trouvé pour assouvir son besoin bestial que sa propre fille avec qui il vécut, selon ses révélations devant les gendarmes, comme mari et femme jusqu’à ce qu’elle soit enceinte de quatre mois et attire l’attention de sa mère qui vit avec elle. La mère choquée par la nouvelle a voulu connaître l’auteur de ce drame ; sa fille l’a tout de suite informée que le père du bébé n’est autre que son mari, c’est-à-dire son propre père ! Elle dira que les relations sexuelles interdites éternellement par la divine loi ont toujours eu lieu, et n’était cet accident de ventre, personne peut-être ne l’aurait su. Le monstre et sa fille se trouvent à présent à la prison d’Oued Rhiou, en train d’attendre leur jugement, mais aussi le grand scandale que ce «couple» a causé dans toute la région.

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Le nouveau marché de gros de fruits et légumes, retenu en faveur de la wilaya d’Ouargla, est entré dans sa phase de réalisation, a-t-on appris samedi auprès de la direction locale du commerce. Doté d’un financement estimé à plus de 1,22 milliard DA, ce projet entre dans le cadre d’un programme « d’envergure » initié par la société de réalisation et de gestion des marchés de gros (Magros) et portant sur la réalisation de 14 structures similaires à l’échelle nationale, a-t-on précisé. Confié en réalisation à une entreprise privée, le projet est localisé dans la zone industrielle de la commune d’Aïn El Beida (6 km à l’est d’Ouargla), sur une surface globale de 20 hectares, a-t-on encore précisé. Une fois achevée avant la fin 2016, cette structure à vocation régionale, qui disposera de toutes les installations requises, notamment 96 locaux et carrés commerciaux d’une superficie variant entre 50,75 et 100 m2 chacun, permettra de générer de nombreux emplois directs et indirects et d’améliorer le circuit de commercialisation des produits agroalimentaires. La wilaya d’Ouargla compte actuellement deux marchés de gros de fruits et légumes situés sur le territoire des daïras d’Ouargla et de Touggourt, ainsi que onze marchés couverts, quatre marchés de proximité et sept autres hebdomadaires.

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La direction de l’éducation de la wilaya de Skikda a annoncé dans la soirée d’avant-hier sur son site web les résultats définitifs du concours de recrutement des enseignants après l’étude d’environ de mille recours déposés par des candidats non retenus, dont la plupart étaient infondés et sont dus principalement, selon la cellule de communication, à l’ignorance par les candidats des critères de calcul des points. Il y a lieu de rappeler que 25 000 candidats ont participé à ce concours pour 562 postes dans les trois paliers d’enseignement. La direction de l’éducation invite à cet effet les heureux candidats admis à rejoindre le technicum Abdeslam-Boudebza afin de suivre une formation pédagogique, qui a débuté le 1er août pour les cycles primaire et secondaire. Ce perfectionnement leur permettra de se mettre au diapason du système éducatif. Pour les nouvelles recrues du palier moyen, elles suivront un apprentissage au lycée Rachid-Loucif.

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Quatre pays, le Koweit, l’Arabie saoudite, la Chine et l’Algérie, participeront au financement d’une importante installation hydroélectrique au Soudan. Cette infrastructure coûtera 1,3 milliard de dollars et génèrera quelque 320 mégawatts (MW).

Elle sera mise en service l’an prochain, rapporte l’agence Bloomberg. Selon les autorités soudanaises, cette installation vise à réduire les coûts élevés et la fréquence des opérations de maintenance qui sont effectuées sur les installations actuelles, dans le pays. Le Soudan produit 2050 MW grâce au barrage de Merowe et aux deux infrastructures géothermiques installées à Khartoum. Il consomme quelque 2500 MW d’électricité. Le pays compense jusque-là son déficit grâce à ses importations en provenance d’Ethiopie. Or, depuis deux mois, ce pays ne dispose plus de surplus. Aussi, le délestage qui s’en est suivi a entraîné des « vagues de protestations » à travers le pays, ajoute Bloomberg.

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Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Mohamed El Ghazi, a affirmé hier que l’application de la décision relative à la suppression de l’article 87 bis du Code du travail est entrée en vigueur à partir du 1er août en cours. Présidant la cérémonie en l’honneur des retraités du secteur avec le secrétaire général de l’Union générale des Travailleurs algériens (UGTA) Abdelmadjid Sidi Said, M. El Ghazi a précisé que « l’application de la décision portant suppression de l’article 87 bis du Code de travail est entrée en vigueur samedi 1er août ». Près de 2 millions de travailleurs bénéficieront de cette mesure dont 1,4 million de la Fonction publique et 500 000 du secteur économique.

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Des chercheurs et penseurs français posent une nouvelle problématique dans les rapports au commerce mondial alimentaire. La nourriture des humains a toujours été un enjeu important pour les pouvoirs, le blé est la base de l’alimentation pour 3 milliards de personnes. Ces derniers, les plus gros consommateurs, sont le plus sont souvent incapables de le produire. Cette situation confère à la poignée de pays exportateurs, dont la France, une responsabilité majeure et un poids politique qui pourrait engendrer des tensions dans le monde.
La vision de Sébastien Abis, chercheur à l’Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) et auteur de la Géopolitique du blé (éditions Armand Colin), est assez insidieuse. Il considère que cette réalité économique et stratégique est beaucoup trop ignorée ou minimisée par les décideurs, alors que la France est le cinquième producteur et troisième exportateur mondial.
Arguant des motifs « nobles », le chercheur affirme qu’« on se réjouit dès qu’on vend des avions Rafale à l’Egypte, mais personne ne souligne qu’on y vend régulièrement du blé ». « Pourtant, le blé constitue une meilleure contribution à la paix ! », ajoute-t-il. Et cette région du monde, « en permanente ébullition », souligne-t-il, manque aussi en permanence des précieux grains d’or.
L’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, avec 6% de la population mondiale, « polarisent un tiers des achats de blé », note le chercheur. « Du Maroc à l’Egypte, la consommation y est la plus élevée du monde : 100 kilos de blé par habitant et par an, c’est le double de l’Union européenne, le triple du reste du monde. » Hélas, sols, climat, manque d’eau et croissance démographique les plongent dans une « hyper-dépendance céréalière », explique-t-il.
Cinq pays ou régions seulement produisent plus de la moitié du blé mondial (Inde, Chine, Russie, Etats-Unis et UE - France très largement en tête), auxquels s’ajoutent une poignée d’exportateurs, Canada, Australie, Ukraine et Turquie. Ce club (85% de la production mondiale) contribue à alimenter un marché international de 160 millions de tonnes par an, pesant environ 50 milliards de dollars.
Face à une demande exponentielle, la pénurie menace pourtant une année sur deux, quand la production mondiale de blé (720 millions de tonnes en 2014) est inférieure à la consommation et oblige à puiser dans les stocks. « Entre 1998 et 2013, la demande mondiale a excédé à huit reprises la production », insiste Sébastien Abis. Et en 2013, le blé coûtait en moyenne 80% de plus qu’en 2005.
Le blé est le produit agricole et alimentaire le plus échangé au monde, rappelle-t-il : l’Egypte est le premier importateur mondial (plus de 10 millions de tonnes par an), suivie par l’Algérie, le Maroc, la Tunisie, l’Irak, l’Iran, la Syrie, le Yémen et l’Arabie saoudite…
« Un marché de la peur », explique le chercheur, qui incite les puissances régionales à pratiquer « la diplomatie des grains » pour mieux contrôler leurs voisins, comme le colonel Kadhafi, ex-dirigeant libyen, qui redistribuait au Sahel une partie de ses importations.
C’est ce que tentent à leur tour les Saoudiens et que pratiquent déjà les Turcs, qui assurent 30% de la production de la région, mais restent les grands acheteurs dans leur zone (4 à 5 millions de tonnes), affirme-t-il. Et quand l’organisation terroriste Daech conquiert le nord de l’Irak, elle s’empare de gisements de pétrole autant que des réserves de blé de la plaine de Ninive, selon Jean-Charles Brisard, expert sur le financement du terrorisme.

Une demande mondiale en hausse
La Wheat Initiative, lancée en 2011 dans le cadre du G20, qui fédère instituts de recherche et partenaires privés de seize pays, estime que les besoins en blé - déjà la céréale la plus cultivée au monde - augmenteront de 60% d’ici à 2050.
Aussi, pour Sébastien Abis, la France est tout particulièrement concernée par les besoins de la Méditerranée : « Le blé est son pétrole doré », et elle en a exporté pour 9,5 milliards d’euros l’an dernier. « Un hectare sur cinq cultivé en France se retrouve consommé par les populations du sud de la Méditerranée. »
Ce qui lui confère une responsabilité particulière : « Dans la région, si vous retirez le pain de la table, il ne reste plus grand-chose. » D’autant que la France produit des volumes réguliers grâce à son climat stable, épargnée par les extrêmes que connaissent les grandes plaines américaines ou la Russie. Même la canicule cet été n’a pas altéré la récolte hexagonale, prévue à 38 millions de tonnes qui seront exportées pour un tiers (à 70% hors UE).
« Le blé est quand même un meilleur ambassadeur économique que les avions de combat », défend le chercheur, qui plaide pour une « Opep du blé », à l’image de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole qui s’entendent pour réguler l’offre - et les prix. Une thèse qui se défend, mais qui met en danger les consommateurs les plus faibles de la planète. 

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