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Reporters - Filtrer les éléments par date : dimanche, 23 août 2015

Plusieurs milliers de migrants, notamment des réfugiés syriens, se déplaçaient, hier, dimanche vers le nord, en direction de l’Europe occidentale, après avoir été retenus pendant plusieurs jours à la frontière gréco-macédonienne.

Plus de 3500 personnes, dont des enfants et des femmes, sont arrivées depuis samedi, beaucoup durant la nuit, dans le sud de la Serbie, où elles sont prises en charge par les autorités locales dans le village de Miratovci, situé à la frontière serbo-macédonienne, a rapporté la télévision nationale serbe (RTS).
A Gevgelija, à la frontière gréco-macédonienne, un millier de migrants attendaient hier matin le départ des premiers trains qui les conduiront à la frontière avec la Serbie, ont rapporté des journalistes de l'AFP. Certains négociaient avec les chauffeurs de taxi les prix pour faire ce trajet. Les autorités macédoniennes ont délivré pour leur part depuis samedi à quelque 4 000 migrants les autorisations pour pouvoir continuer la route à travers la Macédoine, a-t-on appris de source policière. Quelque 200 personnes attendaient dans un no man's land entre le village grec de Idomeni et Gevgelija la permission de la police macédonienne pour entrer dans le pays, alors que plusieurs centaines d'autres y parvenaient dans des bus en provenance de la localité grecque de Kilkis (nord), selon la même source.
Avant le passage de cette dernière vague, les autorités macédoniennes ont enregistré l'entrée dans le pays depuis le 19 juin de 42 000 migrants, dont plus de 7 000 enfants. Dans ce contexte, le ministre italien des Affaires étrangères, Paolo Gentiloni, s’est dit très « inquiet » pour l'Europe, allant jusqu'à s’alarmer d’une possible remise en question des accords de Schengen si des scènes de chaos comme celles de vendredi et samedi à la frontière entre la Grèce et la Macédoine continuent.
La crise des migrants risque d'arracher « l'âme » de l'Union européenne, a-t-il déclaré dans une interview publiée par le quotidien romain Il Messaggero. « Des scènes chaotiques comme celles de vendredi et samedi à la frontière entre la Grèce et la Macédoine représentent une réelle menace pour la libre-circulation des personnes à travers le bloc ».
Schengen menacé

L'Europe court le risque de montrer « le pire d'elle-même, égoïsme, prises de décision hasardeuses et disputes entre les Etats membres, je suis très inquiet. Aujourd'hui, c'est sur la question de l’immigration, l'Europe, soit redécouvrira son âme soit la perdra pour de bon », a-t-il dit. « Pouvons-nous imaginer une Union sans Schengen ? Un retour aux anciennes frontières ? », s'est-il interrogé. « Les migrants n'arrivent pas en Grèce, en Italie ou en Hongrie. Ils arrivent en Europe. Voilà pourquoi les règles d'accueil doivent être européanisées», affirme le ministre italien.
Son discours risque de ne pas plaire dans une UE où les élites politiques ont peur de l’extrême droite qui donne de la voix dans des sociétés impactées par les crises économiques et identitaires. Il est néanmoins soutenu par les pays qui subissent le plus gros de la pression migratoire où des manifestations xénophobes sont signalées. En Allemagne, par exemple, le vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, avec son collègue social-démocrate, le ministre des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, ont déclaré que la politique du droit d'asile dans l'Union européenne doit être unifiée et renforcée et les réfugiés répartis de manière juste entre les pays.
« La réaction qui a eu lieu jusqu'à présent n'est pas à la mesure des exigences que l'Europe doit avoir vis-à-vis d'elle-même », écrivent les deux hommes forts du parti SPD dans le gouvernement d'Angela Merkel, dans une tribune parue hier dans le quotidien Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung (FAS).
Parlant d'un « devoir de générations », Sigmar Gabriel et Frank-Walter Steinmeier estiment qu'« une juste répartition des réfugiés en Europe est nécessaire » et réclament un « codex européen de l’asile ».
L'Allemagne apparaît débordée par l'arrivée dans le pays d'un nombre sans précédent de réfugiés, avec des demandes d'asile prévues pour atteindre le niveau record de 800 000 en 2015. Au moment où, mercredi, cette prévision record était dévoilée, Sigmar Gabriel avait déjà accusé l'UE d'« échouer lamentablement », tandis que le ministre allemand de l'Intérieur, Thomas de Maizière, appelait la Commission européenne à « agir contre les pays-membres qui n'assument pas leurs devoirs ».
« Une situation, dans laquelle, comme c'est le cas aujourd'hui, seuls quelques pays membres portent l'entière responsabilité est aussi peu gérable qu'un système, qui pèserait unilatéralement sur les pays, qui par hasard forment les frontières extérieures de l'Union européenne », ont insisté à nouveau Sigmar Gabriel et Frank-Walter Steinmeier. 

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D’abord condamné à la peine capitale avant d’être donné pour mort, prétendûment exécuté par la justice américaine pour des faits de vol et d’escroquerie à grande échelle sur les réseaux bancaires, il aura fallu le démenti de l’ambassadrice des Etats-Unis à Alger, Mme Joan Polaschik, pour savoir que Hamza Bendelladj, le fameux « pirate » algérien, est bel et bien en vie, car devant répondre face à un juge américain d’une vingtaine de chefs d’inculpation liés à des « crimes informatiques ».

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Le chef de l’armée nigériane, le général Tukur Buratai, est sorti indemne d’une embuscade des islamistes de Boko Haram dans le nord-est du Nigeria, a affirmé hier dimanche le porte-parole de l’armée, Sani Usman. Nommé en juillet dernier, le général Buratai visitait samedi un contingent de l’armée à Faljari, à 45 km de Maiduguri, capitale de l’état de Borno, lorsque son convoi a été attaqué.
Lors de la fusillade qui a suivi, dix militants islamistes et un soldat nigérian ont été tués, a ajouté le porte-parole. « Les terroristes ont essuyé une écrasante puissance de feu des soldats au cours de laquelle 10 d’entre eux sont morts. Nos troupes ont capturés cinq terroristes », a affirmé l’officier.
« Malheureusement, nous avons perdu un soldat lors de l’affrontement, tandis qu’un officier et quatre soldats ont été blessés par balles », a-t-il ajouté. L’attaque de samedi intervient au lendemain de la mort de deux soldats victimes de l’explosion d’une mine près de Dikwa, une ville reprise aux djihadistes en juillet. Boko Haram a intensifié ses attaques dans l’Etat de Borno et dans deux autres Etats voisins du nord-est depuis que le nouveau président, Muhammadu Buhari, a pris ses fonctions fin mai. Cette nouvelle vague de violence a coûté la vie à plus de 1000 personnes et mis en échec les efforts lancés depuis le début de l’année par les armées du Nigéria, du Tchad, du Cameroun et du Niger qui s’efforcent de contrer Boko Haram. Une Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF) de 8.700 hommes regroupant Nigeria, Niger, Tchad, Cameroun et Bénin, doit être déployée incessamment dans le nord-est du Nigeria et aux confins des frontières du Cameroun et du Tchad. L’insurrection de Boko Haram a fait plus de 15 000 morts depuis 2009. 

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Les préparatifs de la sélection algérienne de football en prévision de son match face au Lesotho pour le compte de la deuxième journée des qualifications de la Coupe d’Afrique des Nations CAN-2017 seront au menu de la conférence de presse du sélectionneur Christian Gourcuff, mercredi à 11h00 à l’OCO Mohamed Boudiaf d’Alger (stade du 5-Juillet). Le coach des Verts, qui n’a pas encore dévoilé la liste des joueurs retenus pour prendre part au stage prévu à Pretoria (Afrique du Sud) à partir du 31 août, devrait expliquer ses choix de joueurs ainsi que le programme de travail des partenaires de Yacine Brahimi jusqu’au jour du match prévu le 6 septembre à Maseru. Les Verts sont co-leaders du groupe J avec l’Ehiopie (3 pts) mais avec une meilleure différence de buts (+4 contre +1 pour les Ethiopiens).
L’équipe algérienne s’était largement imposée contre les Seychelles (4-0) le 13 juin dernier au stade Mustapha Tchaker (Blida) lors de la première journée, tandis que l’Ethiopie a disposé du Lesotho (2-1) à Addis-Abeba. Le premier du groupe se qualifiera directement pour la phase finale de la CAN-2017 prévue au Gabon.

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Une secousse tellurique d’une magnitude de 3,2 degrés sur l’échelle ouverte de Richter a été enregistrée hier dimanche à 14h27 (heure locale) dans la wilaya de Tipaza, a indiqué le Centre de recherche en astronomie astrophysique et géophysique (CRAAG). L’épicentre de la secousse a été localisé à 9 km au sud-est de Gouraya, précise la même source.

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Mohamed Iguerbouchen, décédé le 23 août 1966 à Alger, était connu comme auteur, professeur de musique, producteur d’émissions radiophoniques, mais aussi et surtout comme compositeur de musique symphonique.

Premier compositeur de musique symphonique algérien, Mohamed Iguerbouchen, né le 13 novembre 1907 à Aït Ouchen, commune d’Aghrib, dans la wilaya de Tizi-Ouzou, est l’auteur de plusieurs œuvres, dont cinq rapsodies, compositions pour un instrument soliste, plusieurs instruments ou pour orchestre symphonique de style et de forme libre.
Mohamed Iguerbouchen, qui suite à une rencontre fortuite avec le comte Frantz Roth, une riche et généreuse personnalité anglaise, put suivre des études à la Royal Academy of Music de Londres puis de Vienne, présenta en 1925, alors qu’il n’avait que dix-huit ans, deux œuvres de sa composition, intitulées Rapsodie Kabylia et Arabic Rapsodie, lors d’un concert, son premier, donné à Breguenz, sur le lac Constance, en Autriche.
En 1928, il présenta trois autres rapsodies inspirées de thèmes algériens et orientaux. La raspodie reposant, rappelle-t-on, presque toujours sur des thèmes régionaux ou nationaux. Dans l’antiquité grecque, une rhapsodie est une suite de poèmes épiques chantés par les rapsodes, des chanteurs itinérants.
A partir de 1930, âgé à peine de vingt-trois ans, Mohamed Iguerbouchen commença à écrire ses premières symphonies. Ces œuvres symphoniques sont Symphonie n°6 MB et Kabylia. Iguerbouchen, homme de culture parlant plusieurs langues, dont l’anglais, l’allemand, l’italien et l’espagnol, écrira aussi des poèmes symphoniques, notamment celui intitulé Sarawati, des ballets, dont Danse devant la mort, Fête orientale et La mort d’Abou Nouas et sa femme Salma.
Mohamed Iguerbouchen, cet enfant venu très jeune avec ses parents à Alger, où il approcha le monde de la musique en y suivant des cours de solfège, sera ensuite attiré par le cinéma et écrira des musiques de films. Il composa la musique de quelques documentaires, dont celui d’Aziza et du court métrage Dzaïr, avant de collaborer à l’écriture de la musique de Pépé le Moko, film tourné à Alger et dont le premier rôle sera joué par l’acteur français Jean Gabin.
Homme généreux qui aidera à leur début plusieurs artistes algériens, notamment Mohamed El Kamel, Farid Bey et Farid Ali, Mohamed Iguerbouchen est aussi le compositeur de la musique Terre idéale, un film sur la Tunisie, de Kaddour à Paris d’André Sarrouy et Cirta et les plongeurs du désert.
Il composa aussi les musiques d’une vingtaine de courts métrages, dont Eaux vives et glaciers, Doigt de lumière et Les hommes bleus.
Iguerbouchen, qui fut arrêté et emprisonné en 1944 pour ses activités nationalistes, composa aussi un concert pour piano et grand orchestre symphonique intitulé La Rapsodie algérienne, tout comme il écrira une cinquantaine de titres essentiellement interprétés dans un style flamenco en arabe. Un répertoire qui sera enrichi par la suite d’une vingtaine de chansons en kabyle.
A son décès, cet artiste, considéré comme le premier pianiste algérien, laissera pour la postérité plus de cent soixante œuvres musicales, œuvres venues enrichir le patrimoine musical national.
La radio lui consacrera un 33 tours dans la série « Min touratina taqafi » et la télévision un documentaire réalisé par Rachid Soufi. Le Haut Commissariat à l’amazighité (HCA) lui rendra un hommage posthume le 13 novembre 2000 et l’Institut national supérieur de musique (INSM) lui rendra un vibrant hommage à l’occasion de la rencontre des jeunes musiciens arabes qui a eu lieu à Alger du 18 au 27 novembre 2008.

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Plusieurs musées nationaux seront au rendez-vous de la 3e édition de la manifestation « Musée dans la rue » prévue du 25 au 29 août à Alger, ont indiqué les organisateurs. Cette édition regroupera 17 musées de Constantine, de Tlemcen, de Sétif, de Ghardaïa et de Chlef, entre autres, qui se donneront rendez-vous à l’esplanade de la Grande Poste, dotée pour la circonstance, d’une vingtaine de chapiteaux. Organisée par le Musée national du Bardo, en collaboration avec la commune d’Alger-Centre, cette manifestation vise à faire découvrir au public les différentes thématiques, missions et activités inhérentes au musée. Trente-quatre ateliers accessibles gratuitement au public seront consacrés notamment à l’écriture de Tifinagh (alphabet amazigh), l’écriture punique et latine, à la peinture, aux contes et légendes et au théâtre de marionnette. Initiée en 2013, « Musée dans la rue » a pour objectif de sensibiliser le public à la préservation et la valorisation du patrimoine culturel.

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L’écrivaine mexicaine, Margo Glantz, a obtenu le prix ibéro-américain de narration Manuel Rojas, indique-t-on auprès du Conseil national de la culture et des arts du Chili (CNCA).
Margo Glantz est la première femme à remporter ce prix, doté de 60 000 dollars, qui a été créé en 2012 par le CNCA et la Fondation Manuel Rojas pour récompenser l’œuvre littéraire d’écrivains ayant marqué la scène littéraire ibéro-américaine.
Née en 1930 dans la ville de Mexico, Margo Glantz, écrivaine, essayiste, critique littéraire et académicienne, est l’auteur de plusieurs œuvres (romans, nouvelles et autobiographies), dont Las mil y una calorias (les mille et une calories), La guerra de los hermanos (la guerre des frères), Apariciones (apparitions), et Musée du Louvre, Chaussures Peintes.
Titulaire d’un master en littérature anglaise de la faculté de philosophie et des lettres de l’Université national autonome de Mexico et d’un doctorat en langues hispaniques à la Sorbonne, à Paris, elle est professeur à la faculté de philosophie et des lettres au Mexique. Margo Glantz donne aussi des cours dans plusieurs universités de par le Monde, dont Yale, Princeton, Harvard et Stanford. 

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Annoncées sous le sceau du conditionnel par de nombreux journaux, notamment sur les colonnes du quotidien Reporters, les mesures d’austérité portant sur le financement de la multitude de festivals à caractère culturel institués du temps de l’ex-ministre de la Culture, Khalida Toumi, viennent d’être confirmées par Azzedine Mihoubi, l’actuel premier responsable du secteur de la culture, en marge de sa visite de samedi dernier à Tizi-Ouzou.

Sarah A. et S. Oularbi
A l’issue de sa visite dans la ville où il a donné, en compagnie d’Aïcha Tagbou, ministre déléguée chargée de l’Artisanat, le la à l’ouverture de la 6e édition du Festival culturel local du tapis d’Aït Hichem, le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a justifié le retour à l’orthodoxie budgétaire dans le financement de ces manifestations culturelles, dont certaines ne valent que par leur existence et la consommation des subventions publiques par «la rationalisation des dépenses publiques ».
Se voulant rassurant quant au maintien de tous les festivals institués, le ministre fait part des mesures qui seront mises en œuvre par son département pour une meilleure maîtrise et répartition des dépenses. La périodicité, la réduction du temps imparti à leur déroulement, ainsi que le jumelage de certains festivals qui abordent la même thématique font partie des mécanismes annoncés par le ministre et destinés à revenir à une utilisation rationnelle des subventions publiques de ces événements à caractère culturel qui seront, désormais, chapeautés par des professionnels et non par les agents administratifs. Un choix qui répond au souci de professionnalisation de la gestion et de l’organisation des festivals, dont le commissariat sera confié à des spécialistes dans le domaine artistique concerné. Rigueur budgétaire oblige, le ministre annonce que des sponsors seront sollicités pour un soutien financier de ces manifestations. Selon le ministre, aucune annulation de festivals n’est prévue par son département. « Ce n’est pas une politique de rationalisation des coûts de ces festivals ou bien d’annulation de ces évènements, mais c’est une question d’évaluation et de révision du coût financier de ces festivals », a-t-il précisé, mais « il faut avouer, ajoute-t-il, que les résultats de certains festivals sont vains, alors nous avons décidé que l’organisation de ces évènements soit une fois tous les deux ans. Mais d’autres festivals qui ont un intérêt culturel méritent d’être subventionnés. »
« Ce festival aura prochainement une dimension nationale »
Se disant impressionné par la qualité artistique des tapis tissés par les femmes artisans d’Aït Hichem, le ministre annonce que le festival culturel local du tapis d’Aït Hichem délocalisé depuis la 5e édition vers le chef-lieu de wilaya (Tizi-Ouzou au lieu de la commune d’Aït Yahia où il a été organisé depuis sa création) sera porté au rang de festival national, et ce, à partir de la 7e édition. Pour la préservation de ce savoir-faire qui a été transmis par des générations de femmes, un musée du tapis sera institué et domicilié à Aït Hichem. En effet, M. Mihoubi s’est dit très satisfait de la qualité du travail qu’il a qualifiée de « véritable chef-d’œuvre ». A cet effet, il a tenu à rendre un vibrant hommage à la femme kabyle qui a pu confectionner ce tapis d’une manière artistique. Tout en mettant l’accent sur la préservation de ce patrimoine matériel et immatériel de la région. D’ailleurs, il a rassuré de donner une grande dimension à ce genre de festivités qui ont pour objectif de sauvegarder des métiers ancestraux. « Je vous promets que l’organisation des prochaines éditions de ce festival prendra un caractère national et non plus local afin de permettre aux Algériens des 48 wilayas de voir ces tapis confectionnés par les femmes tisseuses d’Aït Hichem », a-t-il annoncé. M. Mihoubi a rassuré les tisseuses de la région que le musée local du tapis verra incessamment le jour en vue de permettre aux futures générations de connaître ce métier et de lutter contre l’oubli.
En outre, il a affirmé que la wilaya de Tizi-Ouzou est une région créatrice de culture, d’art et d’innovation artistique. « Je dirais que plus de 10% des artistes sont issus de cette région. Je tiens aussi à préciser que la culture amazighe est un socle important de la culture nationale », a-t-il indiqué sous les applaudissements de l’assistance. L’hôte de la capitale du Djurdjura a appelé à la préservation du tissage qui est un trésor pour le développement local. Lors de son intervention, la ministre déléguée auprès du ministre du Tourisme, chargée de l’Artisanat, Mme Aïcha Tagabou n’a pas manqué d’exprimer sa satisfaction de prendre part à l’inauguration de ce festival. « Je suis très émue par la qualité exceptionnelle de ce tapis. Pour cela, je tiens à vous rassurer que des mesures incitatives ont été prises par notre département ministériel pour encourager les artisans de cette région à continuer leur activité. » Elle a cité, entre autres, le projet portant réalisation de la Maison de l’artisanat qui sera opérationnelle le mois d’octobre pour mettre fin au problème récurrent de la commercialisation auquel font face les artisans de la wilaya de Tizi-Ouzou.
Notons que les deux ministres se sont rendus dans les stands des exposants. Ainsi, des cadeaux symboliques leur ont été décernés. 

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Bien qu’ouverte avec un très léger retard sur l’horaire prévu, la huitième édition du Festival culturel international de musique diwane, programmé jusqu’au 27 août prochain au théâtre de Verdure Saïd-Mekbel de Riadh El Feth, a débuté samedi dernier dans une ambiance particulièrement réussie, notamment en termes d’organisation.
La technique, la sonorisation, les jeux de lumières… toute la scène est de qualité et il fallait le souligner. Les spectateurs, dont le nombre était encore modeste en cette première soirée du festival, qui ont occupé un peu plus de la moitié de l’espace disponible, ont pu néanmoins apprécier dans de très bonnes conditions la représentation de la jeune troupe Diwan Gnawa El Kandoussia, lauréate du concours du dernier festival national de musique diwane de Béchar, ainsi que celle du mythique « Lemchaheb », un groupe marocain fondé à Casablanca en 1974 et toujours très en vogue malgré une séparation de plusieurs années. Cette 8e édition, placée par ses organisateurs sous le signe du renouveau et de la diversité, met à l’affiche de jeunes talents aux côtés d’artistes expérimentés et de grands noms de la musique parmi lesquels Toni Green ou Richard Bonna - annoncé pour le concert de clôture. Le festival a débuté dans de bonnes conditions et semble aujourd’hui tenir ses principales promesses, notamment celle de tenter de retrouver le public passionné qu’il attirait durant ses premières éditions.
Evénement financé par le ministère de la Culture, critiqué ces dernières années pour son manque de régularité, le festival diwane d’Alger a en effet connu de nombreux changements depuis le début de l’été, avec la nomination du nouveau commissaire Rachid Briki, ou encore le recours à l’Agence algérienne pour le rayonnent culturel (AARC) pour restructurer l’organisation. Le ministre de la Culture, Azzedine Mihoubi, a précisé à propos de la manifestation qu’«elle fait partie des manifestations marquées par la réussite année après année », ajoutant par ailleurs au sujet de la promotion des jeunes artistes, qui caractérise cette édition, que « l’objectif n’est pas seulement d’écouter et d’apprécier leur musique, mais aussi de la faire connaître et la faire rayonner à travers le monde ». Quant à la programmation artistique mise en avant samedi durant plus de deux heures, elle aura, entre autres, permis au jeune groupe originaire de Béchar « Diwan Gnawa El Kandoussia » de confirmer son talent. Créé en 2011, actuellement composé de huit membres maîtrisant parfaitement le goumbri, les percussions, le chant ou encore la danse traditionnelle koya, le groupe espère déjà, nous confie l’un des artistes, sortir un premier album dans les trois années à venir.
Ouvert quotidiennement à partir de 19h30, au tarif relativement abordable de 500 dinars par personne (la soirée de clôture étant cependant ouverte à 800 dinars), le festival de musique diwane d’Alger se poursuivra ce soir avec deux groupes à l’affiche : « El Mechâal », troisième prix du festival de Béchar, suivi de « Bania », un groupe franco-algérien créé en 2005 par Hafid Bidari, et proposant un répertoire mettant en avant la sonorités africaine du diwane, de l’ahellil ou encore du gouaril. 

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