Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 08 août 2015

Manuel Contreras Sepulveda, chef de la redoutable police politique de l’ancien dictateur chilien Augusto Pinochet, est décédé, hier, à l’âge de 86 ans.

 

Condamné à 529 ans de prison dans des procès organisés pour 40 cas de tortures, disparitions et enlèvements d’opposants, Manuel Contreras est décédé dans un hôpital militaire de Santiago, le même où est mort en décembre 2006 Augusto Pinochet. Probablement, l’un des hommes les plus haï du Chili, l’ancien général, qui n’a jamais avoué ses crimes, souffrait depuis plusieurs années d’un cancer, de diabète et d’insuffisance rénale. Des dizaines de Chiliens se sont rassemblés devant l’hôpital où est décédé l’ancien général. Il s’agissait surtout d’anciens prisonniers politiques et de personnes venues exprimer leur hostilité à l’ancien régime. « C’est un des types les plus détestables du Chili (...). Il a tué beaucoup de monde », a commenté à la télévision publique chilienne l’avocat des droits de l’Homme Roberto Garreton. Contreras est présenté comme le bras droit de l’ancien président Pinochet qui était son professeur à l’académie militaire. Il a été emprisonné en 2005 pour l’enlèvement d’un jeune opposant. Auparavant, il avait purgé une peine de prison de sept ans, jusqu’en 2001 pour un autre crime. Il a été le créateur et unique directeur de la Direction nationale du renseignement (DINA), à laquelle est imputée la majorité des victimes de la dictature chilienne (1973-1989). En tout, plus de 3 200 morts ou disparus et plus de 38 000 personnes torturées au nom de la lutte antisubversion. Contreras a été condamné à de multiples reprises ensuite, devenant l’un des plus grands criminels jugés de l’histoire du Chili, mais a toujours nié que la DINA ait été à l’origine de tortures ou de disparitions.

Une redoutable police politique
Pas moins de 60 000 agents et informateurs relevaient de la DINA dont le champ d’action couvrait l’étranger. Elle retenait des opposants prisonniers aussi longtemps qu’elle le désirait dans ses prisons secrètes et recevait directement ses ordres de Pinochet. Manuel Contreras a également participé à la création et à la mise en application de l’« Opération Condor », plan d’extermination des opposants coordonné par les dictatures qui sévissaient dans plusieurs pays d’Amérique latine dans les années 70 (Chili, Argentine, Bolivie, Brésil, Paraguay, Uruguay). Il a été condamné, entre autres, pour l’assassinat, en 1976 sur le sol américain, d’Orlando Letelier, ancien ministre du gouvernement du socialiste Salvador Allende. Il été également reconnu coupable de la mort de l’ex-commandant en chef de l’armée chilienne, Carlos Prats, et de son épouse en 1974. En 1977, Contreras est relevé de ses fonction par Pinochet lorsque les Américains ont apporté des preuves sur l’implication de la DINA dans l’assassinat d’Orlando Letelier. Néanmoins, la Cour suprême du Chili avait refusé l’extradition de l’ancien général vers les Etats-Unis.

Publié dans Monde

La justice israélienne a annoncé son intention de nourrir de force Mohammed Aalan, prisonnier palestinien «en danger de mort imminente» après 55 jours de grève de la faim, a rapporté samedi son avocat à l’AFP. Le Parlement israélien a adopté récemment une loi controversée autorisant l’alimentation de force des prisonniers en grève de la faim si leur vie est en danger. La direction palestinienne, les militants des droits de l’Homme et des médecins israéliens avaient alors dénoncé un texte encourageant la «torture». Si les médecins décident de nourrir de force M. Aalan --une décision qui sera d’abord examinée dimanche par un tribunal--, il deviendrait le premier détenu à subir ce traitement depuis l’adoption de cette loi. «Le procureur général israélien m’a informé de sa volonté de procéder à l’alimentation de force de M. Aalan. Je l’en ai informé mais cela ne change rien à sa détermination à poursuivre sa grève», a dit à l’AFP Me Jamil al-Khatib. Le prisonnier hospitalisé a été transféré en soins intensifs car «son corps refuse désormais d’absorber l’eau qu’il ingurgite», a-t-il précisé. M. Aalan, un avocat de 30 ans, a cessé de s’alimenter pour protester contre le régime sous lequel il est détenu. Accusé par Israël d’appartenir au Jihad islamique, la seconde force islamiste dans les Territoires palestiniens, il a été arrêté en novembre 2014 et placé en détention administrative. Ce régime d’incarcération controversé permet à Israël d’emprisonner des suspects sans inculpation et pour une durée de six mois renouvelable indéfiniment. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), qui a rendu plusieurs visites ces dernières semaines à M. Aalan à l’hôpital, a appelé vendredi Israël à autoriser la venue de sa famille, interdite de visite depuis plus de quatre mois, car il est, selon le CICR, «en danger de mort imminente». Le ministre palestinien de la Santé, Jawad Awad, a prévenu samedi lors d’une conférence de presse que le nourrir de force «met sa vie en danger». L’alimentation de force a déjà fait trois victimes parmi les détenus palestiniens, assure de son côté le Club des prisonniers palestinien, dont deux hommes morts du fait de ce traitement dans les années 1980 dans les prisons israéliennes. Israël a récemment libéré Khader Adnane après 56 jours de grève de la faim, lui aussi pour dénoncer sa détention administrative. Le Hamas islamiste, au pouvoir dans la bande de Gaza, a dénoncé «une escalade dangereuse», condamnant un «crime contre l’humanité» à l’encontre des détenus palestiniens, qui sont actuellement près de 5 700 dans les prisons israéliennes.

Publié dans Monde

L’ex-président centrafricain, François Bozizé, renversé en mars 2013 par une rébellion, a été investi candidat à la présidentielle d’octobre par son parti, le Kwa Na Kwa (KNK), a annoncé samedi à l’AFP son secrétaire général, Bertin Béa. Le congrès du KNK s’est déroulé à Bangui vendredi en l’absence de l’ancien président de 69 ans, qui vit en exil depuis son renversement, même s’il avait fait passer un message à ses sympathisants insistant sur la cohésion nationale. «Nous voulons que Bozizé revienne défendre les couleurs du KNK. Car nous croyons qu’avec lui, nous allons gagner cette présidentielle», a déclaré Bertin Béa, soulignant que «c’est la première fois dans l’histoire» de la Centrafrique qu’il y a «près de 100 candidats à la présidentielle». «Tout est mis en oeuvre pour barrer la route au président François Bozizé. Certains veulent l’empêcher d’être candidat, en le rendant inéligible. Or, aucune instance judiciaire, ni aucun magistrat n’ont décidé à ce jour, que le président François Bozizé ait perdu tous ses droits civiques, il n’est pas en prison», a ajouté M. Béa. «Présentement, il vit entre le Kenya et l’Ouganda, ce qui prouve bien qu’il peut rentrer dans son pays», selon le secrétaire général du KNK. Plusieurs dizaines de personnalités se sont déjà déclarées candidates à la présidentielle dont le premier tour a été fixé au 18 octobre par les autorités de la transition. Un éventuel second tour est prévu le 22 novembre. Le général François Bozizé, avait pris le pouvoir par la force en 2003, et fut renversé 10 ans plus tard, le 24 mars 2013, par une rébellion à dominante musulmane venue du nord, la Séléka, plongeant le pays dans la plus grave crise de son histoire depuis son indépendance en 1960. En réaction, des milices majoritairement chrétiennes anti-balaka se sont créées, commettant à leur tour de nombreuses exactions contre les civils et ouvrant la voie à des tueries de masse entre communautés musulmanes et chrétiennes. Les autorités de transition mises en place lorsque la Séléka a été chassée du pouvoir par une intervention militaire française et internationale début 2014, peinent à relever ce pays déjà meurtri par des années de troubles et rébellions. M. Bozizé, ainsi que plusieurs chefs rebelles, est sous le coup de sanctions onusiennes pour le soutien apporté aux milices anti-balaka durant les violences.

Publié dans Monde

L’ancien chancelier allemand, Helmut Schmidt a été hospitalisé vendredi à Hambourg, dans le nord de l’Allemagne, a indiqué à l’AFP la clinique où il a été admis pour déshydratation selon des médias allemands. Interrogé par l’AFP, un porte-parole de la clinique Saint-Georges de Hambourg a indiqué que l’homme de 96 ans, qui fut chancelier de l’Allemagne de 1974 à 1982, avait été admis dans l’établissement vendredi. Selon les journaux Hamburger Abendblatt et Bild, l’ancien chancelier social-démocrate présentait des symptômes de déshydratation. Il n’aurait pas assez bu alors que l’Allemagne est touchée par une vague de fortes chaleurs. «Heureusement, ce n’est rien de grave», a déclaré Karl-Heinz Kuck, médecin en chef au sein de la clinique, au quotidien Bild. Toute complication cardiaque a été exclue. Selon Bild, l’ancien chancelier devrait quitter l’hôpital au plus tard lundi. L’ancien chef de gouvernement, connu pour son amour de la cigarette, a été hospitalisé à plusieurs reprises dans le passé. Equipé d’un pacemaker depuis 1981, il avait été victime d’un infractus en 2012 et avait dû subir un pontage coronarien. Il avait alors 83 ans. Avant cela, il avait également été hospitalisé pour des troubles auditifs et pour une colite aiguë.

Publié dans Monde

Un policier a été abattu par balle samedi dans le sud-ouest du Caire, a indiqué le ministère égyptien de l’Intérieur. Les assaillants, qui étaient cachés, ont tiré sur un convoi transportant deux prisonniers sur le point d’être libérés, avant de prendre la fuite, a précisé à l’AFP un officier de police de haut rang. Cette agression survient cinq jours après que des policiers ont tué cinq suspects présumés d’une autre attaque dans la province du Fayoum, au sud-ouest de la capitale égyptienne. Depuis la destitution en juillet 2013 du président Mohamed Morsi par Abdel Fattah al-Sissi, alors chef de l’armée et actuel chef de l’Etat, des centaines de policiers et soldats égyptiens ont été tués dans des attaques dans le Sinaï, dans le Delta du Nil et la capitale. Les attentats les plus meurtriers ont eu lieu dans la province désertique du Sinaï, devenue le fief d’un groupe djihadiste qui a fait allégeance à l’organisation Etat islamique (EI) et menace actuellement d’exécuter un otage croate enlevé en juillet au Caire. Les djihadistes actifs en Egypte disent agir en représailles à la sanglante répression qui s’est abattue depuis deux ans sur les pro-Morsi et dans laquelle plus de 1.400 personnes, en majorité des manifestants islamistes, ont été tuées.

Publié dans Monde

Magnat de l’immobilier, vedette de télé-réalité, comment Donald Trump – alias « Donald » – pourrait-il devenir le prochain président des États-Unis ? L’homme est pour le moins bruyant, grossier, ignorant dans la plupart des domaines, et apparaît quelque peu ridicule coiffé de son postiche blond soigneusement peigné.

Par IAN BURUMA*
Même les Républicains les plus fervents voient en lui un vulgaire « clown de rodéo », qualifiant sa campagne de véritable « cirque ». Le Huffington Post considère lui-même la campagne de Trump comme une simple actualité de divertissement.
Et pourtant, Trump triomphe jusqu’à présent de tous ses adversaires dans la course à la nomination républicaine des présidentielles. Bien que l’univers politique américain se révèle parfois étonnant, la situation est tout à fait inédite. Comment expliquer la popularité de Donald Trump ? Ses partisans électoraux auraient-ils « perdu la tête », pour reprendre l’expression sans doute malhabile du sénateur John McCain ?
De l’avis de ses détracteurs, Trump surferait sur l’instinct primaire d’électeurs déçus, qui haïraient les étrangers (notamment les Mexicains), ne feraient plus confiance aux banquiers (ou plus largement à quiconque aurait suivi des études supérieures), et qui n’accepteraient toujours pas l’arrivée au pouvoir d’un président dont le père était noir. Pour le comédien Jon Stewart, Trump incarnerait l’ « identité de l’Amérique », ou du moins celle d’une importante population d’Américains pour la plupart blancs, plutôt âgés, et issus des petites villes du pays.
Tout cela est peut-être vrai. Pour autant, Trump s’inscrit dans un phénomène plus large, qui touche l’ensemble du monde démocratique. Partout s’observe une déception de électeurs, que ce soit aux États-Unis, en Europe ou en Inde. Et si ces électeurs s’éloignent peu à peu des partis politiques de gouvernement pour se rapprocher des plus populistes, ce n’est pas seulement parce que ces derniers leur promettent de chasser du pouvoir les élites corrompues, mais également parce que ces électeurs partagent le goût de la politique spectacle, et se plaisent à soutenir des candidats quelque peu clownesques.
Beppe Grillo, grand professionnel de la comédie, dirige aujourd’hui le deuxième plus grand parti politique italien. Grillo aspire à renverser l’establishment politique du pays, ainsi qu’à contrer l’Union européenne en faisant sortie l’Italie de l’euro.
Certes, à trois reprises les Italiens ont déjà désigné un farceur au poste de Premier ministre. Silvio Berlusconi, autre milliardaire de l’immobilier, qui avait débuté sa carrière en tant que crooner sur les bateaux de croisière, se comportait de manière encore plus scandaleuse que Donald Trump, et régnait en maître sur les médias de masse – au sens propre du terme, étant propriétaire de la plupart des médias du pays. Comme les partisans de Trump, beaucoup de citoyens italiens – et notamment les hommes – aimaient Berlusconi non pas en dépit de ses déclarations et comportements outrageants ; ils l’aimaient précisément pour ces raisons.
L’humoriste de télévision Victor Trujillo, plus connu sous le nom de Brozo le Clown effrayant, est aujourd’hui devenu le commentateur politique le plus influent au Mexique. Aux Pays-Bas, contrée habituellement peu coutumière des personnalités politiques extravagantes, la montée du populisme avait dans un premier temps été amorcée par Pim Fortuyn, homosexuel haut en couleurs, qui organisait des apparitions publiques provoquantes et spectaculaires. Ici encore, son talent pour les déclarations explosives le servait davantage qu’il ne l’handicapait. Après l’assassinat de Fortuyn en 2002, c’est Geert Wilders, ancien punk et rocker à la généreuse chevelure blond platine, qui brillera au plus haut du firmament populiste néerlandais.
Outre l’originalité de leur coupe de cheveux (rappelons la teinture capillaire de Berlusconi), ces nouveaux acteurs populistes partagent bien des points communs. Qu’ils soient milliardaires ou non, tous vouent une hostilité féroce aux soi-disant élites, dont ils se sentent socialement exclus. Entre autres similitudes, Wilders et Trump surfent également sur un sentiment populaire d’anti-immigration. Trump a en effet qualifié les Mexicains de « violeurs » de l’Amérique. Wilders entend pour sa part faire interdire le Coran, et stopper l’afflux de musulmans vers son pays. On retrouve ici encore ce même ressentiment à l’encontre des élites, à qui l’on reproche d’avoir initialement permis aux étrangers de pénétrer sur le territoire.
En Europe, l’hostilité à l’égard des immigrés, ou de l’islam, peut rapidement se changer en animosité vis-à-vis de l’Union européenne, qui est considérée comme un autre des bastions d’une élite bien installée. C’est ce que partagent Wilders et Grillo.
Je pense néanmoins qu’il existe une raison plus fondamentale à la popularité des clowns politiques. De nombreux citoyens se sont lassés de la classe politique professionnelle. Il fut un temps où les acteurs politiques de gauche provenaient souvent des syndicats, tandis que les conservateurs étaient généralement de riches hommes d’affaires ou propriétaires terriens. Les différentes classes sociales voyaient leurs propres intérêts représentés par des partis s’opposant autour de divergences idéologiques claires.
Voici en revanche qu’aujourd’hui les citoyens entrevoient de moins en moins de différences entre les politiciens de tel ou tel autre parti, qui se regroupent sommairement sous des étiquettes de type « Washington », « Bruxelles » ou « Wall Street ».
Cette perception de la part du public est exagérée, et particulièrement aux États-Unis. La situation du pays serait bien différente sous le mandat d’un président républicain, et d’autant plus en présence d’une majorité républicaine au sein des deux chambres du Congrès.
Il n’en demeure pas moins qu’en bien des régions du monde, les différences idéologiques se sont massivement effondrées. Les socio-démocrates dirigent aujourd’hui des gouvernements de coalition intégrant des conservateurs indulgents. Le néolibéralisme est roi. La sphère politique s’apparente de plus en plus à un système manipulé, via lequel les membres d’une même classe politique se font concurrence dans l’objectif d’une nomination, plutôt que pour le triomphe des idées, ou au nom d’intérêts collectifs plus étendus.
Ainsi le trumpisme et le grilloisme illustrent-ils une révolte contre les politiciens professionnels. Donald Trump n’entend pas seulement faire face au candidat démocrate dans la course à la présidence ; il lutte également contre l’establishment de son propre parti. Ses partisans électoraux n’ont que faire des compromis élaborés à Washington par les principaux Républicains et Démocrates. Pour eux, la coopération bipartisane n’est pas nécessaire à la gouvernance d’un pays vaste et divers ; elle constitue à leurs yeux une véritable forme de corruption.
C’est la raison pour laquelle ils ont voté il y a cinq ans pour les politiciens du Tea Party, qui préféraient le shutdown du gouvernement à la négociation d’un accord avec les Démocrates. C’est également ce qui explique leur soutien à une grande gueule telle que Donald Trump.
Or, à défaut de compromis, une démocratie devient ingouvernable. C’est bel et bien le grand danger auquel s’expose aujourd’hui l’Amérique. Car même si Trump ne devient pas le prochain président, les dégâts du populisme auront déjà été causés.

* Ian Buruma est professeur de démocratie, droits de l’homme, et de journalisme au Bard College. Il est l’auteur de nombreux livres, dont Assassiner à Amsterdam : la mort de Theo Van Gogh et les limites de la tolérance et, plus récemment, Year Zero : Une histoire de 1945.

Publié dans Grand angle

Certains économistes négligent l’idée moderne selon laquelle la prospérité d’un pays dépend de l’innovation et l’entrepreneuriat. Ils reprennent à leur compte l’opinion mécaniste selon laquelle la prospérité est une question d’emploi et où l’emploi est déterminé par « demande » : les dépenses publiques, la consommation des ménages et la demande en investissements.


Par EDMUND S. PHELPS*
Au sujet de la Grèce, ces économistes font valoir qu’un changement de la politique budgétaire vers « l’austérité » (un secteur public réduit), a amené une déficience accrue de la demande et en conséquence une dépression. Mais une thèse de ce genre interprète mal l’histoire et exagère le pouvoir des dépenses publiques.
Une grande part de la baisse de l’emploi en Grèce a eu lieu avant les fortes réductions dans les dépenses entre 2012 et 2014 (sans aucun doute à cause de la perte de confiance envers le gouvernement). Les dépenses trimestrielles du gouvernement grec ont atteint un palier d’environ 13,5 milliards d’euros (14,8 milliards de dollars) entre 2009 et 2012, avant de retomber à environ 9,6 milliards d’euros en 2014-2015. Pourtant le nombre de travailleurs a atteint son sommet de 4,5 millions en 2006-2009 et a chuté à 3,6 millions en 2012. Au moment où la Grèce a commencé à réduire son budget, le taux de chômage de 9,6% de la population active en 2009 avait déjà presque atteint son niveau récent de 25,5%.
Ces résultats pèsent lourdement contre l’hypothèse selon laquelle « l’austérité » aurait mis la Grèce dans sa situation actuelle. Ils indiquent que le tournant de la Grèce depuis les fortes dépenses de 2008-2013 n’est pas imputable au chômage de masse actuel.
Une autre conclusion jette un doute sur le fait que l’austérité ait effectivement été imposée à la Grèce. La dépense publiques ont certainement chuté, mais seulement dans les secteurs habituels : 9,6 milliards d’euros au premier trimestre de cette année est en fait une somme plus importante qu’elle ne l’était en 2003. Ainsi le principe de l’austérité semble être erroné. La Grèce ne s’est pas écartée des normes fiscales passées : elle y est revenue. Plutôt que de décrire les dépenses publiques actuelles comme « austères », il serait plus juste de les considérer comme un terme mis à des années de débauche budgétaire qui ont culminé en 2013, quand le déficit budgétaire du gouvernement a atteint 12,3% du PIB et que la dette publique a atteint 175% du PIB.
« L’école de la demande » pourrait répondre que, indépendamment du fait qu’il existe à présent une austérité budgétaire, les dépenses publiques plus importantes (financées bien sûr par la dette) vont donner un coup de pouce permanent à l’emploi. Mais l’expérience récente de la Grèce laisse penser le contraire. L’augmentation énorme des dépenses publiques de 2006 pour la période 2009-2013 a bien créé des emplois, mais ils ne se sont pas maintenus.
La véritable pierre d’achoppement, c’est que le gouvernement devra émettre des obligations pour financer ses dépenses supplémentaires. En supposant une limite à la volonté des investisseurs étrangers d’acheter ces obligations, les Grecs devront les acheter. Dans une économie sous-équipée pour la croissance, les richesses des ménages par rapport aux salaires vont s’envoler et les ressources en main-d’ œuvre vont diminuer, causant ainsi une contraction de l’emploi.
Donc dépenser plus n’est pas un remède à la situation de la Grèce, tout comme dépenser moins n’en était pas la cause. Quel en est donc le remède ? Aucun montant de restructuration, ni même les remises de dettes, ne suffiront à atteindre la prospérité (sous la forme d’un chômage faible et d’une satisfaction professionnelle élevée). De telles mesures vont seulement aider la Grèce à rétablir ses dépenses publiques. Puis le corporatisme abrutissant de l’économie (le clientélisme et le népotisme dans le secteur public et les groupes d’intérêts et des élites retranchées dans le secteur privé) y gagneront un souffle nouveau. La gauche européenne peut préconiser cela, mais cela ne sera sûrement pas dans l’intérêt de l’Europe.
Le remède doit se trouver dans l’adoption de bonnes réformes structurelles. Que les réformes demandées par les membres de la zone euro augmentent ou non les chances que leurs prêts soient remboursés, ces créanciers ont un intérêt politique et économique à la survie et au développement de l’union monétaire. Ils doivent également être prêts à aider la Grèce à gérer les coûts de mise en œuvre des changements nécessaires.
Mais c’est la Grèce elle-même qui doit prendre en charge ses réformes. Et il y a des signes encourageants que le Premier ministre Alexis Tsipras soit prêt à soutenir cette cause. Mais il aura besoin de percevoir les réformes nécessaires. La Grèce doit démanteler les arrangements corporatistes et les pratiques qui obstruent tout type d’innovation et tout esprit d’entreprise susceptible de se présenter. Créer un vivier d’innovateurs imaginatifs et d’entrepreneurs dynamiques nécessite d’adopter une vision aventureuse de la vie, propice à la créativité et à la découverte..

* Edmund S. Phelps , prix Nobel d’ économie 2006 , est directeur du Centre sur le capitalisme et la société à l’Université Columbia et auteur de la messe en plein essor.

Publié dans Grand angle

Avec l’aménagement des plages, la capacité d’hébergement et la réalisation de jardins à travers la ville, les responsables de la wilaya ont su consolider la pole position de la wilaya d’Oran, qui demeure, comme chaque été, la destination préférée des Algériens, qui sont de plus en plus nombreux à visiter El Bahia, notamment durant la période estivale, où le rush a battu tous les records.

Le nombre de visiteurs de la ville durant la semaine dernière a frôlé les trois millions d’estivants venus de toutes les wilayas du pays, selon une source de la Protection civile. Une véritable mosaïque entre les cultures du pays est constatée à travers les grands boulevards de la ville ainsi que la Corniche, et les différentes numérotations des plaques d’immatriculation confirment cela. Justement, selon la même source, une moyenne de 550 voitures est enregistrée à travers les accès Ouest, Est et sud. Du pain sur la planche pour les Services de sécurité et ceux de la Protection civile qui veillent sur les bonnes conditions de séjour des visiteurs d’El Bahia, à travers le Plan bleu dans le tissu urbain et le plan Delphine au niveau du littoral. Le trafic routier est bien évidemment très dense en cette période à cause de ce rush. Depuis quelques années, la wilaya d’Oran est la destination prisée des Algériens et même des émigrés qui viennent passer des moments de détente de divertissement sous le soleil des rivages de la Corniche ; certains préfèrent le centre-ville et ses désormais jardins fétiches Sidi M’hamed et le Méditerranéen, qui sont chaque jour pris d’assaut par les familles, surtout au coucher du soleil, où la vue sur la mer est imprenable. « Oran a toujours été accueillante, ses bras sont toujours ouverts, elle est la ville qui a ensorcelé les différents occupants et désormais elle est la fierté et le joyau des Algériens. Pour nous, El Bahia n’appartient pas qu’aux Oranais, car ses dignes fils sont originaires de tous les coins du pays, elle est le parfait exemple de coexistence », résumera un père de famille oranais rencontré au jardin Sidi M’hamed.

Publié dans Région

Les services de la sûreté de wilaya d’Oran ont encore mis hors d’état de nuire des bandes de malfaiteurs. Jeudi dernier, lors d’une conférence de presse tenue au niveau du siège du commissariat central, trois groupes ont été présentés aux médias, à leur tête une femme qui dirigeait un réseau d’escroquerie et usage de faux, subtilisant des sommes d’argent allant de 100 à 150 millions de centimes à ses victimes, en leur promettant de recevoir les clés de leurs logements d’ici la fin de l’année. La mise en cause profitait de son poste d’agent d’administration au niveau de la daïra pour délivrer de faux récépissés à ses clients, dont l’un d’eux a mis les clés de sa voiture sur la table. Selon le contrôleur de la police Nouaseri, cette victime était l’un de ceux qui ont été contactés via un célèbre site Internet d’achat-vente ainsi que le réseau social Facebook. La patronne de ce réseau envisageait de quitter le pays avant la fin de l’année, ses acolytes ont été également arrêtés et placés sous mandat de dépôt. La deuxième bande présentée jeudi était spécialisée dans le trafic de psychotropes et de cannabis. Ce groupe se composait de trois personnes ; les services de la brigade de recherche et d’investigation (BRI) ont pu arrêter les malfaiteurs en possession de 45 000 comprimés de Rivotril et Roche, la plus grande saisie depuis le début de l’année. De plus, les mêmes services ont pu mettre la main sur 30 kilogrammes de résine de cannabis, le tout dissimulé dans une voiture de type Renault Dacia. L’affaire a fait l’objet de plusieurs semaines d’investigation de la part de la BRI. L’autre bande mise hors d’état de nuire sévissait du côté de haï Es Sabah, son dernier acte était le vol avec brutalité de la voiture d’un citoyen, qui a été surpris dans son garage par deux personnes cagoulées âgées de 19 et 21 ans, qui lui ont attaché les mains, avant de pénétrer dans sa maison, prendre tout ce qu’ils pouvaient et fuir dans un endroit isolé situé entre les communes de Misserghine et de Boutlelis. Les services de police relevant de la sûreté de wilaya, ceux de la police judiciaire (BMPJ) ainsi que ceux de la sûreté de Misserghine et Boutlelis ont uni leurs forces pour localiser les deux malfaiteurs et les arrêter, tout en récupérant le butin qu’ils ont volé. Le contrôleur de la police a réaffirmé la mobilisation de ses éléments pour faire face aux menaces et aux actes de ces bandes qui sévissent à travers la wilaya, via le 15-48 qui a souvent été le point de départ pour le démantèlement des réseaux de trafic de voitures, de drogue et d’escroquerie.

Publié dans Région

Trois ans de prison ferme, tel est le verdict rendu par le tribunal correctionnel de Mostaganem à l’encontre des deux inculpés B. A. 28 ans et S. M. 46 ans, poursuivis pour escroquerie et vol. La genèse de l’affaire, qui a été rapportée longuement par la presse, remonte au 18 juillet quand deux marchands d’or ambulants au niveau de la rue de Lyon avaient vendu à une cliente des bijoux contrefaits. Croyant avoir fait la bonne affaire, la dame A. Z. âgée de 32 ans ne s’est aperçue de l’escroquerie qu’après avoir rincé avec de l’eau de javel les soi-disant bijoux. Voulant de se faire rembourser auprès de ces bandits ces derniers nièrent l’avoir escroquée. La dame, folle de rage, déposa plainte auprès de la police urbaine pour escroquerie et vol. Le représentant du ministère public avait requis la peine de 5 ans de prison ferme à l’encontre des mis en cause et la restitution complète de la somme d’argent. Après les délibérations, c’est la peine de trois ans d’emprisonnement qui a été rendue par les membres du jury.

Publié dans Région
Page 1 sur 4