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Reporters

Le rendez-vous annuel d’Alger constitue une belle occasion pour faire connaitre ses produits et se faire connaitre, dans un pays qui dispose d’importantes réserves de change. Cela donne de l’assurance à des entreprises, notamment étrangères, qui se cherchent des marchés pour leurs produits, en ces temps de crise en Europe. L’Algérie est ainsi une bonne adresse, aujourd’hui, en matière commerciale. Le pays a ouvert son commerce extérieur en 1995 dans le sillage des accords qu’elle a signés avec le FMI. A travers cette libéralisation, le pays voulait en fait s’initier à la production, développer certaines filières, promouvoir le commerce industrialisant. Le procédé était simple : l’Etat livrait des agréments à des importateurs pour importer des produits, des équipements, de la matière première, des services. Mais il était question que ces opérations soient limitées dans le temps. Les importateurs étaient tenus de passer à la production, de monter des unités dans les branches qu’elles avaient choisies. Un objectif louable. Sauf que cela n’a pas été traduit dans les faits. Au final, il y a eu plus de commerce que d’industrie, des produits dont le marché n’avait pas besoin, de la contrefaçon et de l’anarchie qui s’est emparée du commerce extérieur. Pourtant, une panoplie de textes de loi a été élaborée pour recadrer ce secteur. Il y a eu toute une législation sur la monnaie et le crédit, sur l’organisation et le financement des activités d’importation, c’est une assise juridique qui organise le commerce, par l’agrément. La demande d’agrément formulée par un postulant à l’importation devait comporter une étude technico- économique, précisant la nature de l’investissement à venir, son coût, son mode de financement. Outre le fait qu’elle a créé énormément de problèmes dans les circuits du commerce extérieur, cette approche a conduit à un basculement peu attendu : le secteur public a perdu le monopole en matière d’importation dans de nombreuses filières et c’est le privé qui s’en est emparé. Cette ouverture avait ainsi permis à des privés d’avoir l’exclusivité d’importer des produits aussi importants que le médicament ou l’automobile, deux branches florissantes aujourd’hui pour les importateurs ; et c’est dans le cadre de cette libéralisation que le conseil de la concurrence a vu le jour, c’était en 1995, une structure qui n’a cependant pas servi à grand-chose, puisqu’il n’est pas parvenu à contribuer à mettre de l’ordre dans ce secteur. En résumé : non seulement les importateurs ne se sont pas convertis à la production, mais ils ont également mis à mal le peu de production qui existait. Cette libéralisation a aussi profité à des pays tournés vers l’exportation, notamment les Etats membres de l’Union européenne. L’UE, étant liée par un accord d’association avec l’Algérie, a su en tirer des avantages douaniers et écouler ses produits. Le pays perd ainsi au change, car la valeur ajoutée que dégage le commerce extérieur est jugée faible. Toutefois, des importateurs (une poignée) se sont départis du commerce extérieur et se sont lancés dans la production. Ils font de bonnes affaires dans l’agroalimentaire, dans le médicament… Et ils seront présents à la Foire internationale d’Alger pour nouer des contacts de partenariat, avec comme objectif de mettre au point de nouveaux produits. Mais aussi de densifier leurs réseaux commerciaux. Ils vont essayer de se faire les promoteurs d’une production nationale qui périclite dans un contexte économique marqué par une importation qui prend de l’ampleur (55 milliards de dollars en 2013).

La Fédération algérienne de football (FAF) a désigné Khelil Hamoum, membre du bureau fédéral, au poste de président de la Commission fédérale des arbitres (CFA), suite à la démission de Belaïd Lacarne, indique un communiqué de l’instance fédérale. Le nouveau président de la CFA présentera un programme d’organisation et de développement à la prochaine session du bureau fédéral. L’ex-président de la Commission fédérale d’arbitrage de la FAF, Belaïd Lacarne, est membre de la commission des arbitres de la Fifa depuis trois mandats, rappelle-t-on.

La Supercoupe d’Algérie entre l’USM Alger, champion en titre, et le MC Alger, détenteur de la Coupe d’Algérie, aura lieu le samedi 9 août prochain au stade Mustapha-Tchaker, à Blida (19h15), a-t-on appris dimanche auprès de la Fédération algérienne de football (FAF). Relancée la saison dernière après une interruption de six ans, la Supercoupe avait été remportée en 2013 par l’USMA, après sa victoire face à l’ES Sétif (2-0) à Blida. La prochaine rencontre de Supercoupe intervient une semaine avant le coup d’envoi du championnat de Ligue 1, saison 2014-2015, prévu le 16 août. La Ligue de football professionnel (LFP) et Mobilis avaient signé en janvier dernier une convention permettant à l’opérateur de téléphonie mobile national de parrainer cette épreuve pour une durée de trois ans.

Le pilote allemand, Nico Rosberg (Mercedes), a remporté, dimanche, le Grand Prix de Monaco, 6e étape de la saison 2014 du Championnat du monde de Formule 1, après avoir dominé la course du début à la fin. Déjà vainqueur l’an dernier dans les rues de la Principauté, Rosberg est parti en pole position et a terminé devant respectivement son coéquipier britannique Lewis Hamilton et l’Australien Daniel Ricciardo au volant de sa Red Bull. Il s’agit de la 2e victoire de l’Allemand cette saison, après celle en Australie en ouverture, au mois de mars. Ce succès permet à Rosberg de reprendre la tête du Championnat du monde, devant Hamilton qui a perdu du temps en fin de course à cause d’un problème de vision au niveau de son oeil gauche.

L’un des plus jeunes artistes kabyles, Djaffar Ali-Mamar, se rendra à la fin de ce mois au Canada et aux USA pour une tournée. Invité par la fondation Tiregwa, Ali-Mamar se confie à Reporters pour évoquer cette tournée qui le mènera après en Libye.

Reporters : Vous êtes invité au Canada et à New York pour plusieurs galas ; quel est votre sentiment ? Djaffar Ali-Mamar : Il faut d’abord reconnaître que ce ne sont pas tous les artistes qui ont cette chance de se rendre dans un pays comme les USA ou le Canada pour donner des galas. Pour ma part, je dirai que c’est un encouragement pour moi. Je dirai aussi toute ma reconnaissance à la fondation Tiregwa de Rachid Baguenane qui m’a invité et facilité le voyage.

Peut-on avoir quelques dates de vos spectacles et dans quel cadre ? J’animerai la fin du mois en cours un gala avec plusieurs artistes amazighs venus de Libye, du Maroc, de Tunisie et aussi du Canada. Cette activité correspond à la clôture de la semaine culturelle de la fondation Tiregwa qui commémore la date-anniversaire du Printemps amazigh et du Printemps noir. Je serai le 13 juin à Ottawa pour un autre spectacle et le 21 je reviendrai à Montréal, puisque la clôture est prévue là-bas, mais cette fois-ci, je donnerai un spectacle avec le grand Takfarinas. Je pars à New York pour un seul gala le 26 juin.

Vous êtes jeune, mais vous êtes sollicité de partout. Qu’est-ce que cela vous fait ? C’est toujours un plaisir d’être aimé par son public. Cela est la preuve que je satisfais toujours les mélomanes et cela m’encourage à aller de l’avant. Le fait d’être demandé et réclamé lors de chaque manifestation artistique n’est pas seulement un plaisir, mais cela me met aussi devant mes responsabilités pour travailler plus et mieux. Cette tournée est un encouragement pour moi, mais elle reste aussi un test décisif, car j’espère de tout cœur représenter comme il se doit la chanson kabyle. Cela est un poids énorme, mais je pense qu’avec mon expérience des scènes, je vais relever le défi et donner le meilleur de moi-même.

Vous serez avec Takfarinas à New York et avec Idir en Libye ; quel est votre sentiment ? C’est un rêve qui se réalise pour moi. J’ai chanté avec plusieurs grands artistes et le fait de partager la scène avec Takfarinas, ensuite avec Idir est un énorme plaisir. Ce sont deux piliers de la chanson que tous les artistes souhaitent rencontrer sur scène. C’est une chance pour moi et une grosse opportunité qui se présente. Je tiens d’ailleurs à remercier les organisateurs de ces spectacles, notamment Rachid Baguenane de la fondation Tiregwa, et mon public qui m’encourage.

La justice tunisienne a décidé hier de dissoudre la Ligue de protection de la révolution (LPR), accusée d’être une brutale milice pro-islamiste, une décision qui vient satisfaire une revendication du camp séculier et du puissant syndicat UGTT. La justice a trouvé que « la LPR contrevenait aux lois relatives à l’organisation et la création des associations et a décidé de la dissoudre ainsi que toutes ses antennes », a déclaré à l’AFP le porte-parole du tribunal de première instance de Tunis, Soufiène Sliti. Selon la même source, le tribunal a décidé aussi d’interdire toutes les  activités de cette ligue créée en mai 2012 pour, selon son fondateur Mohamed  Maalej, « préserver les acquis de la révolution » et « renforcer l’identité  arabo-musulmane ». « C’est un procès purement politique (...) Nous espérons que les 10% ou 25% des magistrats propres prendront en appel, la bonne décision », a réagi sur les ondes de la radio privée Shems FM le chef de la LPR Mounir Ajroudi. La LPR, accusée à de nombreuses reprises d’orchestrer des attaques contre des opposants ou des associations pour les intimider, est considérée par plusieurs partis politiques et une large partie de la société civile comme une milice brutale proche du parti islamiste Ennahda, qui a remis fin janvier le  pouvoir à un gouvernement apolitique. Ses militants sont soupçonnés du lynchage à mort d’un représentant du parti Nidaa Tounes à Tataouine (sud) à l’automne 2012 ainsi que d’une attaque contre  le siège du syndicat UGTT en décembre 2012. Un de ses dirigeants, Imed Dghij a été condamné fin mars à quatorze mois de prison pour « incitation à la violence et atteinte à autrui », une peine réduite en appel à trois mois de prison.

Depuis plus d’un mois que la milice islamiste Boko Haram a enlevé plus de 200 lycéennes dans la région de Chibok dans l’État de Borno au Nigeria, les autorités ont gardé un étonnant silence. Les citoyens nigérians désemparés ont créé dans ce but sur Twitter le hashtag #BringBackOurGirls, dans l’espoir que cette simple demande pousse leur gouvernement à agir. Dans un pays où les citoyens ont peu d’options pour demander des comptes à leur gouvernement, « l’activisme hashtag » peut-il faire la différence ? La réponse du gouvernement nigérian s’est illustrée par sa maladresse. Tout d’abord, l’armée a fait un communiqué selon lequel les lycéennes avaient été libérées, puis s’est rétractée quand ce communiqué s’est révélé faux, ce qui a contribué à aggraver l’indignation de l’opinion publique. Le récit des médias a rapidement échappé au contrôle du gouvernement, qui a été contraint d’essayer de limiter les dégâts, au moment où le pays se préparait à accueillir le Forum Économique Mondial sur l’Afrique à Abuja, la capitale du Nigéria. Bien que le gouvernement ait insisté sur le fait qu’il pouvait gérer lui-même le groupe Boko Haram, il a accepté l’aide d’autres gouvernements, notamment des États-Unis, dont l’armée a déjà envoyé des experts d’assistance technique aux forces de sécurité nigérianes. L’épouse du président Goodluck Jonathan a déclaré qu’elle souhaitait se rendre elle-même dans la forêt redoutée de Sambisa, en accusant les contestataires de la communauté de Chibok d’être affiliés au groupe Boko Haram. Et la ministre des Finances, Ngozi Okonjo-Iweala, qui avait d’abord adressé des témoignages de sympathie en faveur des jeunes filles enlevées, a fini par déclarer sèchement dans une interview qu’elle était fatiguée de répondre aux questions sur cette affaire. Il est important de signaler que ce n’est pas la première fois que Boko Haram enlève des jeunes filles ou tue des enfants. Les détails sur les meurtres de 43 élèves du Collège du gouvernement fédéral de Buni Yadi et de 78 autres au Collège agricole de Gujba ont été rendus publics. En outre, les récits de violences sexuelles à l’encontre de jeunes filles abondent. Même après le dernier enlèvement de masse, huit autres jeunes filles ont été enlevées dans la région de Gwoza de l’État de Borno, voisin de Chibok. Tous ces récits suscitent l’horreur et le désespoir chez la plupart des Nigérians. Mais ils ne provoquent pas grand’chose et ne vont probablement rien déclencher du tout. Après tout, la sécurité des citoyens relève de la responsabilité de l’État. Le fait que des parents de Chibok et d’autres membres de groupes d’auto-défense se soient sentis obligés de pénétrer dans la forêt de Sambisa armés de bâtons et de machettes après les enlèvements, ne peut qu’être tenu que comme un échec pour un gouvernement qui ne remplit pas ses fonctions. Alors que les 56 millions de Nigérians sur les médias sociaux représentent moins de la moitié de la population du pays, ils ont réussi à provoquer un débat mondial et à attirer l’attention internationale. A ce titre, l’importance de ce groupe ne peut plus être balayée d’un simple revers de main. Il va de soi que l’activité sur Internet des Nigérians n’est pas toujours un bon indicateur de l’humeur nationale. Par exemple, le projet de loi anti-homosexualité promulgué l’année dernière était beaucoup plus suivi hors réseau que sur Internet. La colère suscitée par la vidéo d’une jeune femme violée en réunion a été en revanche bien plus perceptible en ligne, où est apparu le hashtag Twitter #ABSURape, que dans les médias traditionnels. Néanmoins les efforts des plus déterminés des citoyens pour demander des comptes à leur gouvernement ont suivi de vifs débats, animés par une masse critique de Nigérians en ligne. Par exemple, la décision de supprimer une subvention sur le carburant, qui a provoqué une forte augmentation des prix du pétrole, a déclenché des débats en ligne consultables sur le hashtag #OccupyNigeria. Ces débats ont exercé une influence hors ligne dans des manifestations qui ont eu lieu dans certaines grandes villes nigérianes. De même, le hashtag #Aluu4, apparu suite au lynchage de quatre jeunes hommes pris pour des voleurs à proximité de l’Université de Port Harcourt, a attiré l’attention des médias sur la violence collective au Nigéria. Et les protestations de #ChildNotBride ont contraint l’Assemblée nationale à défendre sa décision de ne pas supprimer l’article 29.4 (b) de la Constitution, qui stipule que toute femme mariée quel que soit son âge est considérée comme une adulte, ce qui permet à son mari de la contraindre à renoncer à ses droits à la citoyenneté nigériane. De même, la campagne #BringBackOurGirls a commencé en ligne après le discours de la Journée Mondiale du Livre par le célèbre dramaturge nigérian Wole Soyinka, dans lequel il a demandé à Jonathan de « ramener les élèves. » Les expressions d’indignation en ligne de Nigérians se sont rapidement traduites en action organisée hors ligne, dirigée par l’ancien ministre du gouvernement Oby Ezekwesili (qui a également pris la parole à l’occasion de la Journée Mondiale du Livre) et par des leaders de la société civile, dont l’avocate Maryam Uwais et Hadiza Bala Usman. Les protestations se sont propagées à travers le Nigeria, ainsi que dans les pays comptant d’importantes diasporas nigérianes, comme aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Afrique du Sud et au Canada. Les médias internationaux ont accordé une attention soutenue dans des reportages sur les manifestations et les sit-ins. Le défi de sécurité auquel fait face le Nigéria a été au cœur des débats lors de la récente réunion du Forum Économique Mondial à Abuja, où l’envoyé spécial des Nations Unies pour l’éducation mondiale, l’ancien Premier ministre britannique Gordon Brown, a inauguré la Safe Schools Initiative (Projet d’écoles sans danger). Bien plus significatif que le simple appel angoissé de la population concernée, la campagne locale de médias sociaux qui entoure #BringBackOurGirls fait partie d’une prise de conscience par les Nigérians de la nécessité de demander des comptes à leur gouvernement. Comme les élections présidentielle et législatives de février 2015 approchent, les questions les plus importantes porteront sur ce que vont faire les Nigérians de cet éveil de leur conscience politique. Elles vont aussi permettre de savoir s’ils sont prêts pour un nouveau type de leadership, capable de construire le pays qu’ils souhaitent et qu’ils méritent. Pour entrer dans une nouvelle ère porteuse de plus d’espoir, les Nigérians vont devoir se prouver à eux-mêmes qu’ils sont dignes de leur citoyenneté. Saratu Abiola est un écrivain et un blogueur basé à Abuja, au Nigeria.

L’enlèvement de plus de 240 écolières nigériennes a choqué toute la planète. Malheureusement, ce n’est pas la première fois au Nigeria, ni même en Afrique. Or, la motivation derrière tous ces enlèvements tient d’une idéologie commune, basée sur une interprétation fausse et pervertie de la religion.

Cette idéologie est enseignée à travers le monde dans des écoles reconnues officiellement ou pas. Certes, le discours odieux, voire dément, du dirigeant du groupe Boko Haram qui a kidnappé les écolières n’est représentatif que de la frange extrémiste de cette idéologie vénéneuse. Mais, en attendant que nous ayons nettoyé le terreau qui lui donne naissance, elle continuera à détruire la vie de millions de jeunes gens à travers le monde - et à menacer leur sécurité. Ce problème affecte maintenant une grande partie de l’Afrique sub-saharienne. Le Mali, le Tchad, la République centrafricaine, la Somalie, le Kenya et même l’Ethiopie ont souffert de l’extrémisme ou craignent qu’il ne les touche. Beaucoup d’autres pays considèrent maintenant que l’extrémisme est le problème majeur auquel ils sont confrontés. Nombre d’Etats y font face avec courage et détermination, notamment au moyen des forces africaines de maintien de la paix. Pourtant, le problème continue à croître. Ce n’est pas un hasard. Quand je suis devenu Premier ministre du Royaume-Uni en 1997, le Nigeria était l’exemple même d’une coopération fructueuse entre chrétiens et musulmans. L’idéologie meurtrière du Boko Haram n’appartient pas à la tradition du pays, elle est importée. Elle va se répandre au rythme de la croissance démographique du Nigeria. Sa population compte aujourd’hui 168 millions d’habitants et elle pourrait atteindre 300 millions en 2030, répartis sensiblement moité-moitié entre chrétiens et musulmans. S’ils ne parviennent pas à coexister pacifiquement, les conséquences pourraient être terribles pour le Nigeria - et pour le reste du monde. La pauvreté et le sous-développement sont pour beaucoup dans l’expansion de l’extrémisme. Mais, la pauvreté à elle toute seule n’explique pas tout. Le terrorisme est aujourd’hui un facteur majeur qui s’oppose au développement. Qui va investir au Nigeria, comment l’économie locale peut-elle prospérer dans le contexte  actuel ? Le problème ne se limite pas à l’Afrique. L’islamisme et ses avatars compliquent énormément la situation au Moyen-Orient, alors que s’y déroulent révolutions et soulèvements. Au Pakistan, au cours de la dernière décennie les attentats ont coûté la vie à plus de 50 000 personnes. En Inde, en Russie, en Asie centrale et en Extrême-Orient, des innocents ont été tués et des communautés détruites par des violences liées à cette même idéologie. Qu’est-ce que l’islamisme ? C’est la question centrale, mais comme elle suscite beaucoup d’incompréhension, je veux dire une chose clairement : il ne s’agit pas de l’islam, la majorité des musulmans rejettent l’islamisme. Cela devrait nous donner de l’espoir pour l’avenir. Néanmoins, cette idéologie incarnée par une minorité non négligeable, organisée, puissante et bien financée, génère des tensions au sein de l’islam. Ce que l’on pourrait qualifier d’islamisme consiste en une politisation de la religion. Il est fondamentalement incompatible avec le monde moderne, car il décrète qu’il y a une seule vraie religion, une seule interprétation de cette religion et que cette interprétation doit régir la politique, les institutions et la vie sociale partout dans le monde. Quant à ceux qui ne sont pas d’accord, il faut en venir à bout. Tout un éventail de groupes se réclame de l’islamisme. A une extrémité, on trouve un mouvement comme le Boko Aram. Ces groupes ne sont pas tous partisans de la violence, mais tous prêchent un point de vue sur le monde qui est menaçant et hostile à l’égard de ceux qui ne sont pas d’accord avec eux. Pour comprendre cela, il suffit de lire la déclaration des Frères musulmans de 2013 qui dénonce la Déclaration de l’ONU sur les femmes, notamment parce qu’elle défend le droit des femmes de voyager ou de travailler sans la permission de leur mari. Au-delà de la violence, c’est cette idéologie qui doit être combattue. Ma fondation fournit un soutien sur le terrain pour lutter contre les préjugés, les conflits et l’extrémisme religieux. Elle est présente depuis plusieurs années au Nigeria où elle rassemble des religieux chrétiens et musulmans pour favoriser une meilleure compréhension mutuelle. Dans une vingtaine de pays, nous mettons en œuvre dans les écoles des programmes destinés à mettre en relation des enfants de religions différentes pour qu’ils apprennent à se connaître. Même  dans les endroits où cela paraît le plus difficile d’y parvenir, c’est une réussite. En Sierra Leone, où nous participons à une campagne contre le paludisme, nous mobilisons églises et mosquées pour travailler dans leurs communautés locales et aider les familles à utiliser efficacement les moustiquaires pour se protéger contre une maladie qui tue encore 750 000 femmes enceintes et enfants chaque année en Afrique. Nous touchons deux millions de personnes et obtenons des résultats tout aussi remarquables que la coopération interconfessionnelle qui les suscite. La bataille est donc loin d’être perdue. Mais, il faut la voir pour ce qu’elle est. Chaque année, l’Occident consacre des milliards de dollars à la défense, ainsi qu’à la lutte contre le terrorisme. Pourtant, l’objet même de notre combat se développe en toute liberté dans le système éducatif de nombreux pays avec lesquels nous sommes en relation - et même dans le nôtre. Aujourd’hui, l’éducation est une question de sécurité. Le G20 devrait déclarer qu’il est de la responsabilité de chaque pays d’avoir un système éducatif qui développe l’ouverture d’esprit et la tolérance religieuse. Nous devrions appliquer ce principe dans notre propre pays - et insister pour qu’il en soit de même ailleurs. Les écolières enlevées au Nigeria ne sont pas seulement victimes d’un acte de barbarie, mais aussi d’une manière de penser. Si nous parvenons à défaire cette idéologie, nous progresserons dans la direction d’un monde moins violent.< Par Tony Blair, Premier ministre du Royaume-Uni de 1997 à 2007, est l’envoyé spécial du Quartet au Moyen-Orient. Depuis qu’il a quitté ses fonctions, il a fondé la Tony Blair Faith Foundation et l’Initiative de la foi et de la mondialisation.

Une vaste campagne de sensibilisation sera lancée à Constantine au début du mois prochain à l’effet de prévenir les feux de forêt et les incendies des récoltes lors des prochaines moissons, a-t-on appris auprès de la Conservation des forêts. Le chef du service de la faune et de la flore au sein de cette structure, Kheïreddine Saïghi, a souligné, en marge d’une journée d’information consacrée à la prévention de ce genre de sinistres durant l’été, que cette action, prévue dans les 12 communes de la wilaya, « s’appuiera sur le contact direct avec les agriculteurs et les riverains à qui il sera expliqué les mesures à prendre pour préserver les récoltes et le patrimoine forestier ». L’importance de la mise en place de tranchées pare-feu, du désherbage et du nettoyage des bordures des champs, ainsi que de la maintenance des moissonneuses-batteuses qui sont souvent source d’incendies en cas d’étincelle provenant du moteur seront expliqués dans le détail aux professionnels concernés, a ajouté ce responsable, rappelant qu’une baise « sensible » des feux de forêt a été enregistrée l’été dernier, où 121 hectares avaient été détruits, contre 783 hectares en 2012. La tendance à la régression des incendies des forêts, observée ces dernières années à Constantine, devra être maintenue par la consolidation des actions de prévention et la mobilisation de tous les partenaires concernés, ont indiqué de leur côté les responsables de la Protection civile. Ces derniers ont souligné à cet égard que cette « accalmie ne doit pas conduire à une baisse de la vigilance des agriculteurs ou des citoyens résidant près des zones boisées ». Le plan de lutte contre les feux de forêt, qui a défini les zones dites vulnérables, comme les forêts de Draâ Naga à El Khroub, d’El Hambli à Ibn Badis, d’El Megharouel à Ibn Ziad et de Chettaba à Aïn Smara, sera renforcé par des actions d’entretien des accotements des routes traversant les massifs forestiers et le nettoiement des tranchées pare-feu se trouvant sous les lignes de moyenne et haute tension électrique, ainsi que par la mise en place de comités communaux pour une intervention rapide des éléments de la Protection civile, ont ajouté les intervenants. La wilaya de Constantine compte un patrimoine forestier couvrant plus de 18 900 hectares, représentant 8,49% de la superficie totale de la wilaya, a-t-on souligné à la conservation des forêts. (Source : APS)

Depuis sa création en 2009 Expédition MED a fait de ces quelques mots son slogan et son objectif. Aujourd’hui, devant la gravité de la situation, ce collectif de chercheurs, de marins, d’éco-citoyens engagés interpelle les pouvoirs publics, les décideurs économiques, le monde de l’art et de la culture et bien sûr tous les citoyens pour que chacun fasse sien ce mot d’ordre. Engagez-vous, embarquez avec nous comme éco-volontaire, changez vos habitudes et faisons pression sur les acteurs économiques pour qu’ils changent les leurs ! S’il est techniquement impossible de dépolluer la Méditerranée des micro-fragments plastiques, on peut d’ores et déjà limiter l’hémorragie : tout d’abord en réduisant les déchets à la source, en recyclant et en réutilisant au maximum les objets. Mais ces petits gestes du quotidien ne suffisent pas s’ils ne sont pas soutenus et encouragés par une volonté politique affirmée. Plutôt que de produire des bioplastiques 100% biodégradables répondant à la norme EN14432, les industriels se sont contentés d’ajouter des additifs chimiques à leurs polymères pour accélérer leur fragmentation, ce qui, selon l’Ademe, pourrait « même générer des effets négatifs sur l’environnement à travers l’accumulation de résidus dans le milieu ». Aux industriels, qu’ils soient producteurs ou utilisateurs d’emballages plastiques, nous demandons de substituer - à chaque fois que c’est techniquement possible - des matières 100% biodégradables aux plastiques traditionnellement utilisés. Si on ne peut imputer aux grandes marques le comportement des consommateurs concernant la fin de vie de leurs produits, elles sont en revanche 100% responsables des matières qu’elles choisissent d’utiliser et donc à plus ou moins long terme de leur impact sur l’environnement. Passer d’une société du tout-jetable à une société durable et responsable nécessite l’implication de tous les acteurs, sans exception. A l’heure des élections européennes, Expédition MED lance un appel aux futurs eurodéputés et à la Commission européenne : nous avons besoin d’une action collective et internationale pour faire face à cette pollution. En novembre 2013, après dix ans d’atermoiements, Bruxelles a enfin obligé les Etats-membres à réduire leur utilisation des sacs plastiques à usage unique (épaisseur inférieure à 50 microns), mais en laissant chacun libre de ses moyens d’actions. Or, jusqu’ici, seule une importante taxation des sacs à usage unique s’est avérée payante pour pousser les industriels à opter pour les emballages en papier ou bioplastique. En France, le principe de cette taxe a été voté en 2010, mais on attend encore son décret d’application. (Source : Expédition MED)