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francealgerie

mercredi, 12 septembre 2018 06:00

L’Algérie salue et s’attend à davantage de reconnaissances : «Un pas positif louable», selon Tayeb Zitouni

Écrit par Houria Moula
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Comme attendu, la reconnaissance par Emmanuel Macron de la responsabilité de la France dans l’assassinat du mathématicien et militant communiste, Maurice Audin, en juin 1957, a été saluée en Algérie.


Le ministre des Moudjahidine, Tayeb Zitouni, a qualifié le geste du président français d’un « pas positif louable ».
Dans une déclaration à la presse, jeudi en marge de la séance plénière consacrée aux questions orales à l’Assemblée populaire nationale (APN), Zitouni, prenant acte de la reconnaissance du crime d’Etat concernant la disparition et la torture, durant la Guerre de libération nationale, de Maurice Audin,
a estimé qu’il s’agit d’un « pas positif louable».
Pour le ministre des Moudjahidine, la démarche d’Emmanuel Macron est tout à fait naturelle, car les crimes perpétrés par les autorités françaises contre les Algériens durant l’ère coloniale « ne peuvent être niés que par un oublieux et un ignorant de l’histoire ». Tayeb Zitouni ne s’étalera pas trop dans sa réaction bien que l’annonce constitue une démarche historique dans la mesure surtout, où aucun autre président français avant Macron n’avait osé franchir le pas.
Seulement, le ministre se permettra dans des propos qui se veulent comme un « oui, mais ce n’est pas assez », de dire que le pas du président français « est une preuve qu’il y aura davantage de reconnaissances ».
Zitouni appelle-t-il Emmanuel Macron à fournir plus d’efforts dans ce travail de mémoire entre les deux pays, en allant vers des gestes plus courageux, lorsque l’on sait surtout que la demande de repentance est souvent remise sur le tapis ?
Le ministre n’en dira pas plus. Mais, il est vrai que par sa reconnaissance du crime d’Etat, le locataire du palais de l’Elysée ouvre la voie pour « plus de reconnaissances », comme le suggère Tayeb Zitouni.
D’ailleurs, dans sa déclaration publiée sur le site de l’Elysée, le président français a soutenu que le travail de mémoire ne s’achève pas avec cette déclaration.
«Cette reconnaissance vise notamment à encourager le travail historique sur tous les disparus de la guerre d’Algérie, Français et Algériens, civils et militaires», a-t-il expliqué, précisant qu’« une dérogation générale, dont les contours seront précisés par arrêtés ministériels après identification des sources disponibles, ouvrira à la libre consultation de tous les fonds d’archives de l’Etat qui concernent ce sujet».
Macron a même invité ceux qui auraient des documents ou des témoignages à livrer à se tourner vers les archives nationales pour « participer à cet effort de vérité historique ».
Pour lui, « l’approfondissement de ce travail de vérité doit ouvrir la voie à une meilleure compréhension de notre passé, à une plus grande lucidité sur les blessures de notre histoire, et à une volonté nouvelle de réconciliation des mémoires et des peuples français et algérien».
S’agissant justement de ce travail, Zitouni a fait savoir sur un autre plan que les commissions en charge des dossiers de restitution des archives nationales, liées à la période coloniale et des crânes des résistants algériens se trouvant au Musée de l’homme de Paris, ainsi que l’indemnisation des victimes des essais nucléaires au Sahara algérien, «sont encore à pied d’œuvre et leurs résultats connus prochainement».
La réaction du ministre intervenait au moment où le président de la République Abdelaziz Bouteflika s’est entretenu au téléphone avec son homologue français, Emmanuel Macron. Selon un communiqué de la présidence de la République, cet échange entre les deux présidents, «qui s’inscrit dans la tradition de concertation entre les deux chefs d’Etat, a porté sur les relations algéro-françaises marquées du sceau du partenariat stratégique dans tous les domaines ainsi que sur la situation dans la région,
notamment en Libye et au Mali».n

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