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dimanche, 16 septembre 2018 06:00

Éducation nationale : Benghebrit met les syndicats dos au mur Spécial

Écrit par Wafia Sifouane
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Dix jours après la rentrée scolaire, la ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghebrit, a tenu à s’exprimer, hier face à la presse, afin de souligner les efforts fournis par son département pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement, mais aussi des conditions de scolarité des élèves.


Des efforts qu’elle a jugés passés comme inaperçus, face à une presse qui, d’après Nouria Benghebrit, se focalise beaucoup sur les points noirs, ce qu’elle a qualifié d’«injuste» et l’a poussée à donner des chiffres. «Le secteur compte cette année 9 millions 300 mille élèves, dont près de la moitié suit sa scolarité au niveau du cycle primaire.
Les effectifs ont connu une augmentation de 1 million 300 000 élèves depuis l’an 2000. Ces élèves sont scolarisés dans près de 27 000 établissements scolaires, dont 70% d’écoles primaires. Ces écoles sont gérées par 750 000 fonctionnaires. Que cela soit au niveau des infrastructures scolaires, qu’au niveau des actions de soutien à la scolarité, les efforts sont indéniables et visibles pour tous», estime la ministre. Dans ce sillage, la responsable est revenue sur son projet d’une école de qualité, qui s’articule autour de quatre axes principaux : la réglementation, la pédagogie, la gestion et la formation. «Nous devons unir nos efforts pour lutter contre un ennemi commun qui est la médiocrité, tant au niveau de la gestion qu’au niveau des apprentissages», a indiqué la ministre, annonçant que des grilles d’évaluation sont en cours de conception pour évaluer le rendement des responsables et exécutants de son secteur. Interrogée sur le nouveau protocole imposé pour les élèves redoublants, Nouria Benghebrit a fait savoir qu’il faut être raisonnable, estimant qu’on ne peut lutter contre la surcharge si l’on continue à maintenir les redoublants. «Il ne s’agit pas de déperdition scolaire car ce sont des élèves qui sont directement orientés vers la formation professionnelle», a-t-elle précisé, en indiquant que le taux de redoublement est de 12% dans le cycle primaire, 18,7% dans le cycle moyen et de 15,7 % dans le cycle secondaire. Concernant le problème de surcharge des classes qui a nécessité la mise en place de chalets préfabriqués, la ministre a insisté sur le caractère d’urgence de la situation en insistant sur le fait que cela est une solution temporaire face aux retards accusés dans la réalisation des écoles dans les nouvelles cités.
Cartes sur table
S’agissant des partenaires sociaux, Nouria Benghebrit a demandé aux syndicats de son secteur d’avoir le sens de la mesure. «Ce que j’attends des partenaires sociaux c’est qu’ils aient le sens de la mesure et qu’ils n’aillent pas dans le sens des contradictions. Personne n’a dit que 15 jours de formation pédagogique étaient suffisants pour les enseignants. Alors pourquoi dire que cela n’est pas suffisant ? Pareil pour le problème de surcharge, on ne peut éradiquer ce problème en reprenant des redoublants, s’est exclamée la ministre. Quant au sujet qui fâche, celui des œuvres sociales, la ministre a fait savoir que ce sont les syndicats du secteur qui ne sont pas arrivés à conclure un accord quant au mode d’élection des membres.
En attendant la décision des syndicats, Nouria Benghebrit a annoncé avoir prolongé le mandat de la commission nationale. «Nous acceptons de discuter et de dialoguer avec tout le monde .Ceux qui sont d’accord avec la prolongation de cette commission sont majoritaires, tandis que ceux qui sont contre ne sont pas membres de cette commission», a-t-elle fait savoir. Interrogée sur les accusations de mauvaise gestion de ladite commission nationale des œuvres sociales, qui ont nécessité la mobilisation de vingt commissions d’enquête, la ministre a invoqué le principe de présomption d’innocence. «Ces commissions d’enquêtes ont été diligentées par nos soins. Il faut les laisser faire leur travail car jusque-là rien n’a encore été prouvé», a-t-elle fait savoir. Tout en affirmant que cette année scolaire sera une année paisible et calme, la ministre n’a pas manqué de rappeler que grève rimera avec ponctions sur salaires, appelant les syndicats de passer de la politique de protestations à une politique de propositions qui est plus bénéfique. À cet effet, elle a assuré que, lors de la dernière réunion avec les partenaires sociaux, 257 requêtes ont été prises en charge, 67% de problèmes ont été résolus, 11,5 % sont en voie de l’être tandis que de 21% des problèmes posés ne peuvent êtres résolus aux yeux de la loi.
La ministre n’a pas manqué de souligner également que 64% des problèmes abordés par les syndicats relèvent de l’ordre individuel, 36% d’ordre général et 16% d’ordre statutaire. S’agissant des consultations relatives à la réforme des programmes pédagogiques, la ministre a annoncé qu’une réunion avec les syndicats se tiendra en octobre pour débattre de la réorganisation des examens de  5e année et du baccalauréat.

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