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mardi, 09 octobre 2018 06:00

Alors que la crise s’étire dans le temps : Amélioration des indicateurs monétaires et financiers sous l’effet de la remontée des cours du Brut

Écrit par Farid Messaoud
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La crise financière est là. Toutefois, la Banque d’Algérie semble y résister. Dans un rapport, qu’elle vient de rendre public, elle a tenté de démontrer que la situation au second semestre 2018 n’est pas aussi mauvaise qu’à la même période en 2017.


Elle a ainsi estimé que l’évolution du dinar n’est pas décevante et que la planche à billets n’a pas eu un effet trop expansif sur la masse monétaire. Elle a expliqué, qu’en lien avec l’évolution en cours de fin de période, des cours de change euro/dollar sur les marchés internationaux de change entre juin 2016 et juin 2017, le second semestre de 2016 et le premier semestre de 2017 ont connu une «relative stabilisation» du cours de change du dinar vis-à-vis des deux principales monnaies de règlement de l’Algérie. Sous l’effet des variations des taux de change de l’euro et du dollar, le dinar a, en fait, connu encore des hauts et des bas comme toute autre monnaie. La banque des banques a donné une série d’indices sur la direction prise par le dinar, soulignant qu’en 2017 l’appréciation de l’euro par rapport au dollar de 12,4% (entre décembre 2016 et décembre 2017) a induit une dépréciation du dinar de 3,3% vis-à-vis de la monnaie européenne et de 1,3% vis-à-vis de la monnaie américaine. En cours de fin de période, y est-il ajouté, le dinar s’est déprécié de 15,4% par rapport à l’euro et de 3,8% vis-à-vis du dollar, entre fin décembre 2016 et fin décembre 2017. Ces dépréciations sont intervenues essentiellement au second semestre de l’année 2017, soit des dépréciations de 10,5% et 6,2 % vis-à-vis de l’euro et du dollar, respectivement. L’autorité monétaire relève, également, que le glissement du dinar, en cours de fin de période, notamment par rapport à l’euro, reflète, dans une très large mesure, l’évolution des cours de change des deux principales monnaies de règlement de l’Algérie -de l’euro par rapport à la quasi-totalité des monnaies, et du dollar par rapport à certaines monnaies de pays partenaires- dans un contexte de persistance des déséquilibres des comptes extérieurs et publics et d’évolution défavorable de certains fondamentaux de l’économie nationale, notamment le différentiel d’inflation avec nos principaux partenaires commerciaux, dont l’UE. Un ensemble régional dont provient l’essentiel des importations algériennes libellées en euros. Sur les six premiers mois de 2018, l’évolution des cours de change du dinar, en moyenne mensuelle, vis-à-vis de l’euro et du dollar reflète globalement l’évolution des cours de change de l’euro face au dollar sur les marchés internationaux. Entre décembre 2017 et mars 2018, le cours de change de l’euro face au dollar est passé de 1,18 à 1,23 dollar, soit une appréciation de 4,24 %. En revanche, l’euro s’est déprécié face au dollar de près de
5,69 %, entre mars et juin 2018. La Banque centrale souligne dans ce document qu’en phase avec ces évolutions, le dinar «s’est légèrement apprécié» face au dollar de 0,87% entre décembre 2017 et mars 2018, et s’est déprécié face à l’euro de 3,04% sur la même période. Par ailleurs, au premier semestre de 2018, la masse monétaire (M2) s’est accrue de 6,42% contre 4,27% au premier semestre de 2017. Hors dépôts en devises et dépôts du secteur des hydrocarbures, elle a augmenté de 6,09%. Les dépôts du secteur des hydrocarbures s’étant stabilisés, entre décembre 2017 et juin 2018 et ceux en devises ayant augmenté de 10,42 %.
Liquidité bancaire relativement stable
La Banque d’Algérie affirme que cette hausse des liquidités monétaires et quasi monétaires totales a concerné autant la «circulation fiduciaire» (3,11%) que «les dépôts à vue» dans les banques (6,43 %) et «CCP»
(14,51 %) et les «dépôts à terme» (7,71 %), de sorte que, dans les banques, les dépôts à vue représentent 48,53% du total des dépôts à vue et à terme (hors dépôts en garantie) et les dépôts à terme 51,47%. En outre, la part de la monnaie fiduciaire dans la masse monétaire a encore diminué, à fin juin 2018, à 30,52% contre 31,5 %, à fin décembre 2017, et 32,55%, à fin décembre 2016. Le rapport en question relève que la hausse des dépôts totaux dans les banques au premier semestre de 2018 (7,01 % hors dépôts en garantie) a été «plus élevée», qu’au premier semestre de 2017 (4,78%), mais «légèrement moins élevée» qu’au second semestre de la même année (7,93%). Pour les dépôts à terme dans les banques (5 071,4 milliards de dinars), la part du secteur privé et des ménages représente 71,6 % du total (3 631,0 milliards de dinars) et celle du secteur économique public 28,4% (1 336,5 milliards de dinars).
En contexte de relative stabilité du cours de change, en moyenne mensuelle, de l’euro face au dollar pour les mois de décembre 2017 et juin 2018 et en lien avec le déficit du solde global de la balance des paiements, les avoirs extérieurs nets (réserves de change exprimées en dinars) ont diminué de 7,1% au premier semestre 2017. Cependant, au titre du déficit du solde global de la balance des paiements, la destruction de monnaie a été de 7,933 milliards de dollars en équivalent dinars. La destruction de monnaie, un procédé connu et éprouvé, permet de réfréner l’expansion de la masse monétaire a fortiori dans une économie où la contrepartie en production et services est faible par rapport à la masse d’argent qui circule dans le circuit économique. La Banque centrale relève également qu’après les baisses enregistrées en 2015 et 2016, la liquidité bancaire s’est relativement stabilisée, après le lancement des opérations d’open market d’injections de liquidités à partir de mars 2017, pour ensuite croître fortement, dès novembre 2017, après la mise en œuvre du financement non conventionnel. Elle avait atteint
1 380,6 milliards de dinars, à fin 2017, soit une croissance de 68,2 %, par rapport à son niveau de fin 2016. En prévision de l’accroissement de l’excès de liquidités avec les nouveaux achats directs de titres du Trésor au début de l’année 2018 (1 400 milliards de dinars), la Banque d’Algérie a, pour prévenir toute poussée inflationniste, repris les opérations d’open market d’absorption de la liquidité à différentes échéances (24 heures, une semaine puis un mois) le 8 janvier 2018 et relevé le taux de réserves obligatoires de 4% à 8% le 15 janvier. Cette conduite de la politique monétaire a stabilisé l’encours de la liquidité bancaire autour de 1 500 milliards de dinars, entre janvier et juin 2018.

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