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mercredi, 10 octobre 2018 06:00

L’inflation devrait baisser davantage : Le FMI conforte la Banque d’Algérie dans ses projections

Écrit par Farid Messaoud
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Dans son rapport rendu public hier à Bali, le Fonds monétaire international (FMI) fournit des chiffres sur l’économie nationale qui ne sont pas trop éloignés de l’objectif fixé par le gouvernement, y compris sur l’inflation, dont beaucoup d’observateurs s’attendaient à ce qu’elle se mette en roue libre, sous l’effet de la crise actuelle.


Dans ce document, l’institution multilatérale a effectivement revu à la baisse ses prévisions pour l’inflation à 6,5% en 2018 contre une projection précédente de 7,4%. La prévision pour l’inflation en 2019 se situe autour de 6,7% en diminution également par rapport au 7,6% projeté en avril dernier. Ainsi, l’inflation est sous contrôle, et la politique monétaire est menée de façon à ce que l’économie fonctionne relativement correctement.
Et ce n’est pas la Banque d’Algérie qui va en douter. Celle-ci a, dans son rapport publié dimanche dernier, souligné, que le rythme annuel moyen de l’inflation, qui s’était accéléré durant douze mois consécutifs jusqu’au mois de mars 2017
(7,07 %), s’était ralenti au cours du second semestre de 2017 pour atteindre 5,59 % en décembre. Cette décélération s’est poursuivie jusqu’au mois d’avril 2018 (4,33 %) pour ensuite amorcer une légère hausse et s’établir à 4,58 %, à juin 2018. Par rapport à juin 2017, le ralentissement du rythme de croissance de l’inflation, en moyenne annuelle, a concerné sept des huit groupes de produits. Les reculs les plus importants ont concerné les groupes «habillement et chaussures» et «transport et communication», dont les indices de prix ont diminué, respectivement, de 5,8 et 5,4 points de pourcentage, en une année. Au chapitre de la croissance, le FMI a relevé que cette dernière devrait se maintenir à 2,5% en 2018 contre 1,4% en 2017.
Toutefois, le prêteur en dernier ressort a légèrement ajusté à la baisse sa prévision pour cette année à 2,5% contre 3% anticipé dans son rapport d’avril, maintenant inchangée sa projection pour 2019 à 2,7%. A y bien regarder, l’écart n’est pas trop important, par rapport aux chiffres livrés par le gouvernement.
Celui-ci s’attend à une croissance économique de 2,6% en 2019, en baisse par rapport aux 4% prévus pour cette année et à un taux d’inflation à 4,5%, contre 5,5% pour 2018, selon les prévisions établies dans le cadre du projet de loi de finances pour 2019. Ces chiffres sont aussi proches de ceux observés dans le dernier rapport en date de la Banque mondiale, une institution qui a noté que l’économie algérienne devrait enregistrer une croissance de 2,5% en 2018, contre 1,6 % en 2017.
Déficit du compte courant en baisse
La BM table en fait sur une baisse du double déficit avec la mise en place des réformes prévues au plan économique. La croissance en Algérie devrait rester stable au-dessus de 2% en moyenne jusqu’à la fin de la décennie, anticipe le premier acteur de l’aide au développement dans son rapport de suivi de la situation économique dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord. Dans le rapport du FMI de Bali, il est souligné que le déficit du compte courant représentera cette année -9% du Pib contre -9,3% prévu en avril et devrait se réduire davantage en 2019 à -7,9% du PIB. En 2017, le déficit du compte courant s’est établi à -13,2% du PIB. Il s’agit là aussi d’une tendance à la baisse évoquée du reste par la Banque d’Algérie. La banque des banques a en effet affirmé que le déficit du compte courant de la balance des paiements s’est réduit de 12,12 milliards de dollars au premier semestre de 2017 (9,97 milliards au second semestre) à 7,49 milliards au même semestre de 2018, en raison principalement de la réduction du déficit de la balance commerciale et dans une moindre mesure de celui du poste «services hors revenus des facteurs». Compte tenu du léger déficit du solde du compte «capital et opérations financières» de 447 millions de dollars au premier semestre de 2018, le solde global de la balance des paiements affiche un déficit proche de celui du compte courant, à hauteur de 7,93 milliards de dollars. Il est utile de rappeler que dans ses conclusions sur l’évaluation de l’économie algérienne, rendues publiques en juin dernier, le FMI avait soutenu que l’Algérie disposait d’une «fenêtre d’opportunités» pour atteindre le double objectif de «stabilisation macro-économique» et de «promotion d’une croissance durable». Le redressement des cours de pétrole, une dette publique relativement basse, une dette extérieure négligeable et des réserves de change abondantes sont autant de facteurs permettant à l’Algérie de doper sa croissance et de renforcer graduellement ses finances publiques, a soutenu l’institution de Bretton Woods.
Cette dernière a suggéré un dosage de politiques économiques, estimant qu’une masse critique de réformes structurelles est nécessaire pour promouvoir l’émergence d’une économie tirée par le secteur privé et diversifiée, et réduire ainsi la dépendance au pétrole et au gaz. Mais cela nécessitera, selon le Fonds, de recourir à un large éventail d’options de financements, notamment l’émission de titres de dette publique au taux du marché, des partenariats publics-privés, des ventes d’actifs et d’emprunts extérieurs pour financer des projets d’investissements bien choisis. Le FMI a également suggéré en cas de maintien du financement monétaire de mettre en place des sauvegardes robustes pour le plafonner en volume et en durée, tout en lui appliquant un taux de marché.n

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