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jeudi, 11 octobre 2018 06:00

Consommation : La mercuriale s’affole

Écrit par Maya H.
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Les prix des fruits et légumes tiennent-ils uniquement à la loi de l’offre et la demande ? Pas si sûr. Il est des flambées qu’officiels et experts n’arrivent pas à expliquer. Ces derniers jours, la mercuriale a connu une hausse considérable.


Certains prix sont hors de portée. Inutile de trop s’attarder sur toute la liste, mais certains exemples méritent d’être cités. Les haricots verts et la salade frôlent les 180 dinars le kilo, le chou-fleur à 130 DA, et, pour les fruits, la banane est à plus de 400 DA et les poires oscillent entre 250 et 350 DA. Pour un pays dont l’agriculture dispose d’atouts indéniables, ces prix sont jugés excessivement élevés. Le seront-ils pour longtemps ? Le président de l’Association nationale des commerçants et artisans algériens, Hadj Tahar Boulenouar, prévoit une baisse de 35% entre fin octobre et début novembre. Soit une moyenne de 30 à 40 DA/kilo. Enchaînant, le même responsable relève quelques détails qui expliquent ces hausses des prix. Outre la période transitoire entre les saisons, il est question du non-développement de l’agriculture maraîchère de serre.
Le développement de cette filière ne relève pas du miracle. Des pays, comme la Hollande, qui est l’invité d’honneur de l’Algérie pour le salon de l’agroéquipement Sipsa, peuvent apporter leur savoir-faire. A ce sujet, M. Boulenouar dira que le développement de cette filière «permettra une stabilisation en matière d’approvisionnement, et donc des prix».
Sur sa lancée, il relève la nécessité de développer les unités de transformation agricole, lesquelles permettront aux agriculteurs d’exploiter de façon optimale leurs fermes. En effet, l’Algérie, notamment dans l’Ouest, enregistre, pour la saison agricole en cours, une production record de la tomate, particulièrement dans les plantations sous serre qui offrent des conditions favorables pour la culture de ce fruit-légume. Par ce procédé, la production peut atteindre jusqu’à 800 q/ha. La surproduction inquiète néanmoins quelque peu les agriculteurs, contraints de brader leurs cultures pour éviter de les détruire carrément. Ils pâtissent sérieusement des aléas des circuits de distribution et de commercialisation et surtout du déficit en unités de transformation. Dans d’autres pays africains, les centres de recherche alimentaire ont développé une multitude de recettes pour des produits agricoles.
Celles-ci permettraient de diversifier les produits transformés et d’atteindre un plus grand nombre de consommateurs. De son côté, le président de l’Apoce, Mustapha
Zebdi, a plaidé pour la définition d’une marge bénéficiaire sur les prix des produits commercialisés, essentiellement ceux de large consommation, la mise en application effective de la vente avec facture dans toutes les transactions commerciales, l’accentuation du contrôle et surtout la création de marchés de proximité. Il considère qu’«il est inutile de chasser les commerçants informels en l’absence de lieux de substitution».

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