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samedi, 10 novembre 2018 06:00

Marché pétrolier : Le Brent au plus bas depuis avril

Écrit par Bouzid Chalabi
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Le Brent, pour livraison en janvier, a sombré hier à 69,13 dollars à son plus bas niveau depuis avril, tandis que la référence américaine, le WTI, pour livraison en décembre, a atteint au même moment 59,28 dollars, au plus bas depuis février.


Faut-il rappeler qu’au début octobre, les prix du pétrole avaient pourtant culminé à leur plus haut depuis quatre ans, à 86,74 dollars pour le Brent et à 76,90 dollars pour le WTI, alors que les marchés craignaient de voir le deuxième volet des sanctions américaines faire chuter le volume d’or noir disponible. Ce qui apparemment ne s’est pas produit si l’on s’en tient au fait que les sanctions américaines contre l’industrie pétrolière iranienne, longtemps redoutées par les marchés pétroliers, ayant moins affecté que prévu l’offre mondiale. En effet, en sortant de l’accord sur le nucléaire iranien et en réimposant des sanctions sur l’industrie pétrolière de Téhéran, l’Administration américaine avait affirmé vouloir abaisser les exportations iraniennes à zéro baril lors de l’application des sanctions début novembre. Mais, au dernier moment, Washington a assoupli son message et accordé des exemptions à huit importateurs de pétrole iranien, ce qui va permettre à l’Iran de continuer d’exporter une partie de ses extractions. « L’effet des sanctions sur l’Iran est de mieux en mieux compris, et il est crucial de noter que l’effet sur l’offre sera bien moins négatif qu’attendu, en grande partie en raison des exemptions » accordées par les Etats-Unis à plus de pays qu’anticipé, a commenté Neil Wilson, analyste chez Markets.com. Devant cette situation l’Opep a réagi.
Nouvel effort
de l’Opep
« L’Opep et ses partenaires débattent d’une baisse de production l’année prochaine, mais le marché a des raisons de passer à la vente (de pétrole) qui sont un peu plus urgentes », ont résumé les analystes de JBC Energy. En outre, l’Organisation et ses partenaires, dont la Russie, avaient décidé, en juin, d’assouplir leur accord de limitation de la production afin de répondre aux inquiétudes des investisseurs. Résultat, les réserves mondiales grimpent.
Selon les données hebdomadaires de l’Agence américaine d’information sur l’Energie, les stocks de brut du premier consommateur mondial n’ont cessé d’augmenter ces dernières semaines, signe que l’offre dépasse amplement la demande.
Face à la dégringolade des prix, les pays qui se sont fixé des objectifs de production devraient déjà envisager une baisse de ceux-ci lors d’une réunion de suivi de l’accord, dimanche à Abou Dhabi. Soulignons que selon un rapport de l’agence de presse russe Tass, l’Arabie saoudite et la Russie ont entamé des discussions sur une réduction de leur production l’année prochaine, à la suite des fortes baisses des prix du pétrole du mois dernier. Pour preuve, ces deux grands producteurs ont déjà apporté plusieurs modifications à leurs plans de production cette année en raison de l’évolution des perspectives de production et de consommation.
Pour rappel, en juin dernier la Russie et l’Arabie saoudite avaient commencé à augmenter leur production suite à la croissance rapide de la consommation et la perte de production du Venezuela, réduisant les stocks plus rapidement que prévu et faisant monter les prix. Du coup, en août et septembre, la Russie et l’Arabie saoudite ont ressenti de nouvelles pressions pour accroître leur production, les négociants en pétrole étant inquiets de la perte des exportations iraniennes en raison des sanctions imposées par les Etats-Unis et de la flambée des prix. Les principales sources d’incertitude pour la Russie et l’Arabie saoudite proviennent de la situation de l’économie mondiale et de la consommation de pétrole et de la production issue des champs de schiste américains. Au cours des dernières semaines, les économistes et les investisseurs sont devenus de plus en plus pessimistes quant aux perspectives de croissance mondiale et, par extension, à la consommation de pétrole en 2019, entraînant une chute brutale des cours des actions et du pétrole.
Soulignons enfin qu’au moment où la consommation de pétrole menace de décevoir à la baisse, la production des gisements de schiste aux Etats-Unis est à la hausse, renforçant le défi de la gestion du marché pour l’Opep. Depuis lors, les signes d’une nouvelle hausse de la production de schiste américain, les inquiétudes concernant la croissance de la consommation et les dérogations aux sanctions imposées aux exportations iraniennes ont entraîné une forte baisse des prix.

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