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samedi, 10 novembre 2018 06:00

Le PLF 2019 prévoit des fonds pour la filière : Renouvelable, le gros chèque du gouvernement

Écrit par Farid Messaoud
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Intervenant jeudi dernier, devant la commission des finances et du budget de l’APN, Mustapha Guitouni, ministre de l’Energie, a brossé un tableau complet, ou presque, des dispositions prévues dans le PLF 2019 et des chiffres relatifs à ce secteur.


Il a ainsi avancé que 5,5 milliards de dinars sont consacrés, dans le cadre de cette loi de finances, aux deux programmes d’énergies renouvelables et de maîtrise de l’énergie. S’y ajoutent 24,1 milliards de dinars alloués au Fonds national de soutien à l’investissement pour l’électrification et la distribution publique du gaz, en sus de 20 milliards de dinars à la subvention de la facture d’électricité dans les wilayas du Sud. Le renouvelable, Mustapha Guitouni y croit à fond. Il a d’ailleurs réitéré, à cette occasion, la détermination de son secteur à poursuivre la mise en œuvre du programme des énergies renouvelables visant à produire 22.000 MW à moyen et long termes, en y associant l’industrie nationale. Du reste, l’élaboration du cahier des charges se rapportant au projet de réalisation de 150 mégawatts de capacité d’énergies renouvelables s’inscrit dans cette volonté d’impliquer le contenu local dans l’installation de ces centrales. Il y est mentionné que «la réalisation des centrales solaires photovoltaïques devra se faire uniquement et exclusivement par le biais de l’utilisation des équipements fabriqués localement. L’investisseur devra fournir les preuves d’acquisition (contrats/factures d’achat) auprès d’un fabricant national, existant ou en cours de constitution, des équipements entrant dans la réalisation du projet». La commission de régulation d’électricité et de gaz s’apprête à lancer, dans un futur proche, un appel d’offres par voie de mise aux enchères pour la réalisation de ces 150 mégawatts. Sonatrach s’est mise également de la partie. Guitouni a expliqué que la compagnie nationale des hydrocarbures comptait également sur le secteur des énergies renouvelables, qui est inscrit dans sa vision stratégique 2030. Le groupe pétrolier avait tracé un programme ambitieux concernant certains sites industriels relevant du secteur des hydrocarbures pour couvrir 80% des besoins des sites pétroliers en électricité. Ce programme, visant la production de 1.3 GW, permettra de produire 1 milliard m3 de gaz/an. Et ce volume sera destiné exclusivement à l’exportation. Le programme en question sera accompagné d’opérations pour promouvoir la maîtrise énergétique et la rationalisation de la consommation, en procédant à la mise en œuvre d’un programme d’efficacité énergétique dans les structures et les foyers. Pour clore le chapitre de l’électricité, Guitouni a qualifié de «stables» les capacités de production d’électricité dans le pays dont la puissance a atteint
18 000 mégawatts (MW), fin septembre 2018. Des capacités que le ministère s’attèlera à renforcer. Cela est tout à fait possible avec l’entrée en service de nouvelles stations totalisant 8.000 MW en 2022.
Un gros budget pour subventionner l’eau dessalée
Autre fait marquant dans l’intervention du ministre, Guitouni a indiqué qu’une enveloppe de 50,8 milliards dinars avait été consacrée au budget de fonctionnement de son secteur, dont une grosse partie (87%) est destinée à la subvention du prix de dessalement d’eau de mer. Les coûts de revient de la production de cette eau sont élevés. Aussi, a-t-il fallu de fortes subventions de la part de l’Etat pour la rendre accessible à tous. La sécurisation et la satisfaction des besoins de la population en eau potable ont incité l’Etat à opter, au début des années 2000, pour le dessalement d’eau de mer. Le programme de dessalement prévoit la réalisation de 13 stations de dessalement d’une capacité nominale totale de 2,31 millions de m3/j, ce qui représente près de 850 millions de m3/an, pour desservir 8 millions d’habitants. A ce jour, onze grandes stations ont été réalisées et mises en service. Le volume global de ces stations est de 770 millions de m3/an, représentant 17% de la production nationale d’eau potable, sachant qu’elles ont mobilisé une enveloppe globale de trois milliards de dollars. Deux nouveaux projets de réalisation de grandes stations de dessalement d’eau de mer, dans la wilaya d’El Tarf et à Zeralda, à l’Ouest d’Alger, sont actuellement à l’étude. Par ailleurs, le ministre de l’Energie a indiqué qu’un ambitieux programme de développement, à moyen terme, a été tracé par le département dont il charge, dans le but de satisfaire les besoins du marché national en produits énergétiques et augmenter les recettes d’exportation. Le programme a également pour objectif l’élargissement de l’activité d’exploration en réduisant le coût de production et en améliorant l’exploitation des champs de pétrole, ce qui renforcera la production d’hydrocarbures à moyen et long termes. Afin de répondre aux besoins croissants du marché national en produits énergétiques, le ministre a affirmé que son secteur s’employait à développer les activités de transformation à travers la réalisation de nouveaux projets pétrochimiques et le parachèvement du programme de réhabilitation et de rénovation de la raffinerie d’Alger, dans le but d’accroître les capacités de raffinage de 2,7 millions de tonnes/an actuellement à 3,65 millions de tonnes/an.
Reprise des cours et fiscalité pétrolière
Le ministre a fait état, à cet égard, de lancement d’un appel d’offres pour la réalisation de nouvelles raffineries à Hassi Messaoud et à Tiaret devant entrer en service en 2022, avec une capacité de raffinage de 5 millions de tonnes/an chacune. Les capacités de raffinage passeront, à la faveur de ces réalisations, de 29,62 millions de tonnes/an actuellement à 40,565 millions de tonnes/an à moyen terme. En vue d’améliorer la qualité de ce service, la société de commercialisation et de distribution des produits pétroliers Naftal avait prévu plusieurs projets pour augmenter les capacités de stockage et de distribution, en créant de nouveaux moyens à l’instar des stations de distribution. S’agissant des investissements dans le domaine des hydrocarbures, le ministre a rappelé qu’une enveloppe de 59 milliards de dollars est allouée principalement aux activités de recherche et d’exploration, pour la période 2018-2022.
Autre fait d’importance, la reprise des cours du pétrole, ces derniers mois, a permis une marge de manœuvre au gouvernement, qui a élaboré le PLF 2019 sur la base d’un baril à 50 dollars, et augmenter le niveau de fiscalité pétrolière. Cette dernière est estimée, dans le cadre de ce projet de loi à 2714,5 milliards de dinars. <

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