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dimanche, 11 novembre 2018 06:00

L’APOCE lance un avertissement aux fabricants et transformateurs : Trop de sucre dans le café !

Écrit par Fazil Asmar
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L’Association de protection et d’orientation des consommateurs et de l’environnement (l’Apoce) a appelé, hier, dans une conférence de presse à Alger, à la suppression légale du sucre dans la production locale du café.

«Le décret exécutif 99-2017 limite le taux de sucre dans le café à 03%. Mais le problème qui se pose est que la plupart des marques locales de café ne respectent pas cette norme», constate le président de cette association, Mustapha Zebdi. Ce constat est le résultat d’analyses que cette association a effectuées sur des échantillons de douze marques de café, auprès de deux laboratoires privés, agréés par l’Etat. Les résultats, selon lui, font état d’infractions dans l’utilisation du sucre de façon flagrante et exagérée par deux marques de café. «Ces dernières utilisent un taux de sucre respectivement de 10 et de 14%. Ce qui représente un danger pour la santé des citoyens, surtout les diabétiques. Il faut savoir que le sucre, au contact de la chaleur, produit une matière toxique et cancérogène, à savoir l’acrylamide », explique-t-il, soulignant que la loi limite également le taux de cette matière dans le café. Quant aux dix marques restantes, cinq d’entre elles utilisent un taux de sucre inférieur à 03% tandis que les autres introduisent un taux légèrement au-dessus de ce taux, entre 3,5 et 04%. Les marques respectueuses de la norme sont Many, Ammar, Bonal, Africafé et Nizière. Le président de l’Apoce n’a pas voulu, pour l’instant, citer les marques frauduleuses afin de laisser à ces dernières le temps de «se corriger». «Ces analyses sont pour prévenir et protéger le consommateur et non pour porter atteinte aux producteurs. D’ici trois mois, nous allons effectuer d’autres analyses sur ces mêmes marques. Si les marques frauduleuses n’entrent pas aux normes d’ici là, nous les citerons. Il y va de la santé des citoyens», prévient-il. En fait, précise-t-il, ce sont les deux marques les plus fraudeuses qui sont commercialisées le plus sur le marché de détails. «Plus on utilise le sucre dans le café, plus le coût de revient de ce produit est bas et plus la marge bénéficiaire des commerçants de détails est élevée. Ce qui incite ces derniers à commercialiser en grands volumes ces deux marques, inconscients du danger qu’ils font encourir aux consommateurs», signale-t-il. Par ailleurs, 84% des marques locales de café ne répondent pas aux normes en matière d’étiquetage. Dans son article 27, le décret exécutif relatif 99-17 stipule que des informations détaillées doivent être mises dans le champ de vision des consommateurs, dans l’étiquetage.

A savoir, le type de café, avec ou sans sucre, caramélisé, moulu ou torréfié… «Seulement 02% de ces marques respectent les normes de l’étiquetage et fournissent toutes ces informations. Certaines marques utilisent le sucre mais sans le mentionner. Le terme même de
« torréfacto » qu’on trouve souvent dans l’étiquetage n’a aucune base juridique. D’ailleurs, à l’étranger, on ne dit pas torréfié mais grillé», déplore-t-il. Cela n’affecte pas seulement la santé des citoyens, remarque-t-il, mais la production nationale du café également puisque cela ouvre le champ à une concurrence déloyale. L’Apoce, à ce propos, a appelé les fabricants de ce produit à se concerter dans une association pour défendre la qualité de leurs produits, leur réputation et se protéger contre la concurrence déloyale.

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