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dimanche, 11 novembre 2018 06:00

Soupçonnées de tourner le dos à la main-d’œuvre locale : Les entreprises étrangères rappelées à l’ordre

Écrit par Bouzid Chalabi
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Le ministre du Travail, Mourad Zemali est remonté contre les entreprises étrangères, exerçant en Algérie depuis plusieurs années. Selon lui, ces sociétés continuent de tourner le dos à la main-d’œuvre locale...


« Nous allons les obliger à recruter la main-d’œuvre locale car les arguments qu’elles avançaient auparavant, invoquant surtout une offre du marché en la matière très insuffisante, ne sont plus acceptables », a lancé le ministre, lors d’un point de presse animé hier à l’occasion de la rencontre nationale des directeurs de l’emploi des wilayas du pays qui s’est tenue à Alger.
Il a par ailleurs tenu à faire savoir, toujours à propos de cette tendance de refuser de recruter la main-d’œuvre locale, « pour qu’un étranger puisse travailler en Algérie, il faudrait que sa spécialité ne figure pas dans le fichier de l’Agence nationale de l’emploi (Anem). Une exigence que semblent ignorer les entreprises étrangères. » Pour rappel, et selon les dernières estimations, ils seraient près de 99 000 ressortissants étrangers à travailler en Algérie.
Notons que le ministre a abordé aussi la question des dérives observées dans le dispositif du contrat de travail aidé (CTA). M. Zemali a reconnu que certains patrons ne jouent pas le jeu non sans souligner que
« parfois c’est le bénéficiaire qui en est responsable car il agit à sa guise, faisant fi de la convention passée avec son employeur ». Toujours à propos du CTA, il a toutefois tenu à préciser que 20 950 jeunes demandeurs d’emploi ont été recrutés durant la période du 1er janvier au mois de septembre dernier. « Ce qui démontre que beaucoup de jeunes sans emploi adhèrent à ce dispositif », a-t-il indiqué.
Par contre, selon le ministre, 9 843 demandeurs d’emploi ont refusé l’option CAT, dont 83% sont des hommes et 16% d’entre eux sont des universitaires. Et de souligner entre autres que de nombreux jeunes demandeurs d’emploi refusent de travailler dans le secteur privé, estimant que le salaire est trop bas. « Ils seraient, selon l’Anem, 38% à 41% dans ce cas de figure », a précisé le ministre. Notons que le ministre a, dans son discours à l’ouverture de cette rencontre, révélé que l’Etat a consacré une enveloppe de 735 milliards de dinars au dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP) depuis sa mise en place en 2008 jusqu’à septembre 2018. Faisant également savoir que du 1er janvier au mois de septembre courant, 269 993 demandeurs d’emploi ont été recrutés. « Soit une augmentation de 6% par rapport à 2017 », a informé le ministre. Il a dans ce cadre annoncé que « les jeunes insérés dans le cadre du DAIP seront prioritaires dans les opérations de placement classique au sein du monde du travail en 2019 », soulignant que sur un total de 407 038 bénéficiaires de ce dispositif, 100 000 n’ont pas encore bouclé une année depuis leur insertion. Selon le ministre, la principale problématique qui se pose quant à la situation de ces jeunes était liée au fait que « 72 % d’entre eux relèvent du secteur administratif », ce qui prolonge la durée de leur insertion, vu les conditions requises pour ce faire, indiquant que « tous les efforts sont consentis en vue de leur trouver les solutions adéquates ».
A propos de l’Ansej, le ministre a indiqué que l’agence a financé 5 343 projets de création de PME durant les neuf premier mois de l’année et dont les crédits non remboursables (PNR) s’élèvent 8,056 milliards de dinars. Quant aux prêts remboursables, Zemali a précisé que l’Ansej s’est vu remboursée à hauteur de 89,7% au titre de l’année 2017. Pour ce qui concerne de l’année en cours, le ministre a révélé que 2 288 PME ont remboursé leurs prêts. Concernant le créneau d’activité des nouvelles PME, les services (transport inclus) s’ils représentaient 62% depuis la création de l’Ansej à 2012, ils ont reculé à 20% en 2017 et ne sont plus qu’à 17% cette année. Par contre, les projets dans les secteurs de l’agriculture et de la pêche sont passés de 10% en 2012, à 30% en 2017, et 22 %, en 2018. Même tendance à la hausse pour ce qui concerne le secteur de l’industrie, puisque le ministre a indiqué que le taux de 7% enregistré en 2012 est passé à 22% en 2017 et à 26% en 2018.
Dans le secteur des technologies de l’information et des télécommunications (TIC), il a été enregistré une légère progression, le taux est passé de 3% en 2012 à 7% en 2017 et, à septembre 2018, à 6%. Le ministre a enfin instruit les directeurs de l’emploi des wilayas de consacrer plus d’effort pour rendre plus efficaces tous les dispositifs mis en place. «Dans le but de réduire le taux de chômage», leur a-t-il demandé.
Concernant l’emploi au sud du pays, le ministre a indiqué que «des mesures exceptionnelles ont été prises» en faveur des communes frontalières qui souffrent d’un grand manque d’opportunités d’emploi notamment en raison de la faiblesse du tissu économique dans ces zones.
Enfin, le ministre a indiqué qu en dépit des progrès « positifs » enregistrés en matière d’emploi, « plusieurs offres d’emploi n’ont pas encore été satisfaites pour moult raisons », et que le « taux de satisfaction des offres d’emploi déposées dans le cadre du placement classique est estimé à 73% seulement ».

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