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samedi, 02 juin 2018 06:00

Pétrole : Les prix reculent dans un marché hésitant

Écrit par Feriel Nourine
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Dans un marché hésitant, les cours du pétrole reculaient en cours d’échanges européens. Vers 14h00 GMT (16h00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août, dont c’est le premier jour d’utilisation comme contrat de référence, valait 76,88 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE)
de Londres, en baisse de 68 cents par rapport à la clôture de jeudi. Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» pour le contrat de juillet cédait 50 cents à 66,54 dollars une heure après son ouverture. « Le marché du pétrole est à la fois robuste et vulnérable », ont observé des analystes, alors  que la production pourrait augmenter chez les trois plus grands producteurs, les États-Unis, la Russie et l’Arabie saoudite tandis que la demande reste élevée. Le marché restait, en outre, caractérisé par l’écart élevé entre les prix aux Etats-Unis et l’Europe. Après avoir atteint jeudi son plus haut niveau depuis mars 2015, il était hier au-dessus de 10 dollars. Pourtant, contrairement aux attentes des analystes, les réserves de brut des États-Unis ont reculé la semaine dernière, selon les données de l’Agence américaine de l’énergie (EIA). « Les stocks de brut ont fait face à la fois à une baisse des importations, une hausse des exportations et une activité élevée des raffineries », a détaillé Sukrit Vijayakar, analyste chez Trifecta Consultants. La production de brut continue pour sa part à progresser, les États-Unis extrayant en moyenne 10,77 millions de barils par jour (mbj) contre 10,73 mbj la semaine précédente. Il s’agit de la quatorzième semaine de record de suite depuis que ces statistiques ont commencé à être compilées en 1983. « Le prix du pétrole américain baisse car les marchés pensent que les oléoducs des États-Unis tournent déjà à plein régime », a estimé Stephen Brennock, analyste chez PVM. Quant au Brent, référence du pétrole dans le reste du monde, les acteurs du marché attendent d’en savoir plus sur l’avenir de l’accord de limitation de la production qui unit l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à dix autres pays. L’Arabie saoudite et la Russie ont signalé en fin de semaine dernière envisager de relever leur production, une piste qui sera explorée lors de la prochaine réunion de l’Opep fin juin à Vienne. Par ailleurs, l’Iran a fait appel jeudi aux pays de l’Opep à le soutenir contre de nouvelles sanctions unilatérales américaines. C’est ce qu’a écrit le ministre iranien du Pétrole, Bijan Zanganeh, dans une lettre adressée à son homologue émirati, Suhail al-Mazrouei, également président en exercice de l’Opep pour l’année 2018, selon l’agence Reuters qui en a eu une copie. «Je voudrais (…) solliciter l’appui de l’Opep conformément à l’article 2 de son Statut, qui met l’accent sur la sauvegarde des intérêts des pays membres individuellement et collectivement», a ainsi écrit le ministre iranien. Le responsable iranien a également indiqué dans sa lettre que son pays n’était pas d’accord avec les vues de l’Arabie saoudite sur la nécessité d’augmenter les approvisionnements mondiaux en pétrole. Il a notamment fait valoir que certains ministres de l’Opep «ont implicitement ou involontairement parlé pour l’organisation, exprimant des opinions qui pourraient être perçues comme la position officielle de l’Opep». Le ministre iranien a également indiqué que si la dernière menace des sanctions américaines était mise en application «l’Iran se réserve le droit de revenir à sa part du marché pétrolier dans les plus brefs délais, en reprenant son niveau normal de production, et n’acceptera aucune limitation à cet égard».

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