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mardi, 12 juin 2018 06:00

Nombre d’enfants à l’emploi : « Insignifiant », selon l’Inspection générale du travail

Écrit par Selma Allane
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Selon l’inspection générale du travail, l’emploi des enfants reste marginal dans le pays et ne suscite pas d’inquiétude. D’après le directeur des relations professionnelles et du contrôle des conditions du travail à l’inspection, interrogé hier par l’APS, le phénomène est « marginal et reste insignifiant ».

Mourad Yataghène affirme à l’agence de presse que « les enquêtes menées par les services de l`Inspection du travail pour contrôler sur le terrain le respect des lois, avaient démontré que le travail des enfants en Algérie était marginal et reste insignifiant ».
M. Yataghène a précisé que l’enquête effectuée en mars 2018 par les services de l’Inspection du travail dans le secteur privé, toutes branches d’activités confondues, a démontré que sur 9.748 organismes employeurs contrôlés ayant un effectif global de 81.068 travailleurs, seulement 4 enfants de moins de 16 ans ont été enregistrés, soit un taux de 0.004%. »
Le responsable a fait remarquer que le faible taux du recours au travail des enfants se confirme d’année en année, passant de 0.09% en 2015 à 0.01 en 2016, précisant que la question du travail des enfants « n’atteint pas de proportions importantes et se trouve surtout circonscrit à certaines activités centrées autour de petites entreprises du secteur privé ». Il a estimé que le phénomène du travail des enfants en Algérie « n’est pas inquiétant », du fait du système de l’Education nationale qui est à la fois généralisé, gratuit et obligatoire jusqu’à l’âge de 16 ans et que la protection de l’enfance est prise en charge par de multiples secteurs.
Ce cadre de l’inspection générale du travail a indiqué que le souci des pouvoirs publics vis à vis de la problématique du travail des enfants est « beaucoup plus préventif » en raison de « l’extrême faiblesse du phénomène », soulignant que la sensibilisation, l’information et le contrôle restent toutefois de mise. Des observateurs tiennent cependant à nuancer les déclarations de M. Yataghène et appellent à ce que l’on prenne en considération également le travail saisonnier des enfants durant la pause scolaire de l’été, période pendant laquelle des familles n’hésitent pas à enrôler leurs enfants pour de petits boulots. En milieu rural, également, il y a lieu de signaler, ajoutent-ils, l’existence d’une véritable main d’œuvre enfantine mobilisée pour différentes activités comme la vente de pain et autres produits du terroir et d’artisanat sur les bords des routes.
Ils appellent enfin à la mise en place d’un véritable dispositif d’information sur l’enfance et les jeunes adolescents dont ceux touchés par la déperdition scolaire à un âge précoce et obligé de recourir tôt au monde du travail où l’informel et le recrutement « au noir », notamment dans le privé, est à un taux important. Pour rappel, l’Algérie dispose d’une Commission nationale de prévention et de lutte contre le travail des enfants, créée en 2003. Composée de plusieurs secteurs, elle est chargée de la mise en oeuvre d`un programme riche de sensibilisation sur les dangers du travail des enfants outre la proposition de mesures avec l`implication de tous les acteurs sociaux et le mouvement associatif. Par ailleurs, notre pays est signataire de 5 conventions internationales en rapport avec le travail des enfants, notamment, celles relatives au travail de nuit des enfants, à l’âge minimum et aux pires formes de travail des enfants.

 

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