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jeudi, 14 juin 2018 06:00

L’organisation du Mondial 2026 attribuée au trio USA – Canada – Mexique : Délaissé, le Maroc cède face au «United 2026 » Spécial

Écrit par Mohamed Touileb
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Hier, à l’issue du vote pour désigner la terre d’accueil de la Coupe du Monde 2026, il n’y a pas eu photo. Deux dossiers était en lice. Celui du Maroc et celui de la triplette Etats-Unis - Canada - Mexique qui visait une organisation conjointe.

Et c’est la candidature du trio américain qui a eu la majorité des suffrages. Les Marocains n’ont pu obtenir que 65 voix sur les 199 votes contre 134 pour le « United 2026 ». La cinquième tentative du royaume chérifien pour abriter l’évènement quadriennal n’a, encore une fois, pas abouti. Frustrant !
La mission s’annonçait compliquée pour les voisins. D’ailleurs, les voyants n’étaient pas tous au vert avant cette élection. La postulation a été acceptée de justesse. Certains spécialistes ont même affirmé que la Fédération internationale de football (Fifa) l’avait avalisée juste pour qu’il y ait match. Avec une évaluation de 2.7 sur 5 donnée par la Task Force contre 4 pour le « United 2026 », le Maroc n’a pas semblé présenter plus d’atouts que ses rivaux pour espérer convaincre grand monde de son aptitude à accueillir un évènement de cette ampleur. Techniquement et dans les perspectives de revenus, la candidature nord-américaine était jugée plus fiable et rentable.


Un sentiment de trahison
Hier, lors du 68e Congrès de la Fifa, la tendance s’est confirmée au moment du décompte. Le dossier du tiercé américain a eu les faveurs de la majorité votante.
Celle des deux tiers des électeurs aux nombre de 199. A noter qu’il y a eu une seule abstention, celle de l’Iran qui n’a pas voulu choisir son camp. Même si les relations diplomatiques avec les US pouvaient laisser croire que sa voix irait pour les Marocains. Surtout que les joueurs de la sélection « perse » avaient brandi le drapeau du pays de Mohamed VI au moment d’atterrir en Russie. Mais rien n’y fait. Aussi, et il y a lieu de le noter, 11 des 55 fédérations africaines n’ont pas voté pour le Maroc. Il s’agit du Bénin, Bostwana, Cap Vert, Guinée, Liberia, Mozambique, Namibie, Sierra Leone, Afrique du Sud, Zimbabwe et Lesotho. Et ce, malgré les appels incessants du Malgache Ahmad Ahmad, président de la CAF, qui avait demandé la mobilisation générale pour appuyer la candidature des Marocains.

 

Délaissé, le Maroc cède face au «United 2026 »
L’Algérie a, quant à elle, soutenu logiquement son voisin. Cependant, chez les pays arabes, le Maroc n’a pas vraiment trouvé l’appui escompté. Pour preuve les Liban, Koweït, Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Jordanie, Irak et Bahreïn ont prêté allégeance aux USA. La géopolitique a pesé dans le choix.
On croit même savoir que les Saoudiens ne se sont pas contentés de voter contre le Maroc, « Riyad a aussi mené une intense campagne dans le Golfe et en Asie, avance un bon connaisseur du dossier.
Une façon de s’opposer au Qatar [avec lequel l’Arabie saoudite a un contentieux politique], qui avait déclaré son soutien au Maroc. Mais c’est aussi dû aux pressions économiques venues des Etats-Unis. »
Ce qu’il faudra noter en revanche, c’est la Russie qui a switché son vote en faveur des nord-américains actant ainsi la cinquième défaite d’une candidature marocaine dans les 30 dernières années. La deuxième face aux Etats-Unis (1994).


Infantino tranquille et candidat à sa succession
De leur côté, les USA obtiennent leur revanche après avoir perdu l’organisation du Mondial 2022 en faveur du Qatar. Capricieux, les enfants de l’oncle Sam ont tout fait pour faire payer à Sepp Blatter son sourire narquois au moment de rendre le verdict désignant les Qataris comme hôte de l’épreuve prestigieuse. Plus tard, le Suisse sera contraint de céder face aux scandales à répétitions de corruption « Fifagate ». Lui succédera Gianni Infantino à la tête de la structure suprême de la balle ronde. Ce dernier, a confirmé hier, qu’il briguera un deuxième mandat pour la présidence de la Fifa lors du prochain Congrès prévu le 5 juin 2019 à Paris (France). La victoire du pays de Trump lui accorde une certaine quiétude. In fine, notons que les trois pays organisateurs ne sont pas encore « légalement » assurés de participer au Mondial 2026 sans passer par les éliminatoires. Les textes de la Fifa ne prévoient qu’une seule invitation. Néanmoins, le passage à 48 participants au lieu de 32 actuellement devrait remédier à ce mini-tracas.

A ce moment, la troupe à Sampoli risquait tout simplement de ne pas voir la Russie. Huit mois plus tard, l’Albiceleste est bien là. Elle sera un des favoris grandissimes pour le sacre final derrière le Brésil qui a toujours participé à la compétition. Les « Auriverde » seront emmenés par son ancien coéquipier en « Catalogne » : Neymar. Le prodigieux Brésilien, qui sera épaulé par les non moins talentueux Coutinho et Willian outre Marcelo, avec l’objectif de décrocher un 6e sacre.
En évoquant les stars planétaires, il sera impossible d’omettre l’inusable Cristiano Ronaldo. A 33 ans, il tentera de faire oublier l’humiliante sortie du premier tour du Portugal en 2014. Même si cela est déjà fait avec le sacre lors de l’Euro 2016 en France. Néanmoins, le compétiteur qu’il est CR7 rêve toujours d’ajouter un Mondial à son palmarès gigantesque.
Vainqueur de la Champions League avec le Real Madrid pour la 3e édition de suite et buteur de la C1 pour la 5e année à la file, le natif de Madère espère faire trembler les filets dans une épreuve qui ne sourit pas trop. En 3 participations, il n’a trouvé la faille qu’à… 3 fois. Une seule à chaque séquence (2006, 2010 et 2014). Trop peu pour le buteur glouton qu’il est. Plus efficace ces dernières années, le légendaire numéro 7 de la sélection portugaise espère soigner ses stat’. Pour cela, il faudra sortir d’une poule « B » très relevée qui compte l’Espagne, le Maroc et l’Iran.


L’Allemagne habituée et favorite
Loin des individualités, près du collectif, on ne pourra ne pas citer la redoutable Allemagne.
Détenteur du trophée, la « Mannschaft » est logiquement favorite à sa propre succession en dépit de toute la concurrence et le statut d’équipe à battre. Peu rassurants lors des matchs de préparation, les Allemands abordent le tournoi avant les certitudes que leur confère leur passé glorieux. Avec quatre couronnes et huit finales jouées lors des 23 dernières participations, les coéquipiers de Thomas Müller, neuvième meilleur buteur de tous les temps au Mondial (10 réalisations), n’ont pas d’autres choix que de s’assumer.
Par ailleurs, depuis l’opus 1982 en Espagne, l’équipe a toujours atteint les quarts de finale au minimum. Mieux encore, lors des 4 dernières séquences, elle a, à chaque fois, figuré dans le carré d’as. Rien que ça. C’est pour dire que le Mexique, la Suède et la Corée du Sud, qui se trouvent dans le même quatuor (F), devront, peut-être, se contenter de lutter pour le deuxième billet qualificatif pour les huitièmes.
Cependant, dans le football, les surprises ne sont pas à écarter. Comme lors de l’Euro 2016, on pourrait voir des sélections faire sensations. Ce fut le cas de l’Islande qui avait atteint, contre toute attente, les quarts de finale. Les Islandais seront, d’ailleurs, présents pour ce rendez-vous planétaire. Il faudra les surveiller de très près. Tout comme la sélection de Belgique au potentiel énorme ainsi que la Croatie et la très jeune équipe d’Angleterre. Après tout, il n’y a de réalité que celle du terrain.

 

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