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mercredi, 11 juillet 2018 06:00

Mustapha Mekidèche, économiste : « La Chine est l’un des rares pays qui offrent des financements à long terme avec des taux d’intérêts nuls ou bas »

Écrit par Rafik AIOUAZ
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Après avoir bâti une économie solide en interne, qui a propulsé le pays au premier rang de l’économie mondiale, la Chine déploie depuis plusieurs années ses investissements hors de ses frontières et développe ses relations commerciales principalement en Afrique.

Les chiffres l’attestent à travers l’exemple des relations commerciales de l’Empire du milieu avec l’Algérie, qui font de la Chine le premier partenaire économique de l’Algérie depuis 2015 détrônant ainsi la France, partenaire commercial historique de l’Algérie.

Sur le continent africain, Pékin est disposé à mettre 60 milliards de dollars. « Il faut replacer ces relations économiques dans leur contexte historique, car la Chine est en Afrique et dans les pays arabes depuis au moins deux décennies », affirme l’économiste Mustapha Mekidèche. Il explique que parmi les intérêts des grandes entreprises chinoises -qui sont endettées-, est que ce type d’opérations peut permettre de régler leurs problèmes d’endettement et d’assurer un relais de développement à l’extérieur. « Au-delà des projets d’infrastructures, l’Algérie a entamé une coopération dans le domaine industriel, notamment le phosphate et la pétrochimie et peut s’affirmer en contrepartie, comme fournisseur gazier pour la Chine », estime M. Mekidèche, qui rappelle que la Chine est l’un des rares pays qui offrent des financements à long terme avec des taux d’intérêts nuls ou bas.
Considérée comme un acteur majeur de la coopération sino-arabe, l’Algérie entretient ces dernières années des relations très denses avec la Chine. Les domaines de coopération sont l’agriculture et la pêche, mais aussi les échanges dans le domaine technologique, lesquels ont été couronnés par le lancement du satellite de communication algérien Alcomst1 depuis une base chinoise le 11 décembre 2017. Dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC) justement, le géant chinois, Huawei, leader mondial de cette industrie, a lancé des pourparlers avec le gouvernement algérien au sujet de solutions dans le domaine des villes intelligentes dans le cadre du projet Algiers Smart City. Les discussions entreprises avec les responsables du secteur télécom en Algérie concernent la fourniture d’équipements pour des systèmes de gestion des réseaux wifi, de la technologie 5G, Internet des objets, Data Center, Cloud Data Center ainsi que l’Intelligence artificielle.
Pour rappel, la première réunion de la commission mixte chargée de la mise en œuvre de la convention, tenue en janvier dernier à Alger, a débouché sur une liste de cinq projets. Il s’agit du port du Centre, de l’exploitation du phosphate dans l’est du pays, de la sous-traitance dans la fabrication automobile, des appareils de paiement électronique, de l’exploitation de granit et de marbre.
Par ailleurs, concernant le développement du partenariat entre les deux pays, l’ambassadeur chinois en Algérie a récemment souligné qu’il y a actuellement une tendance vers l’accroissement des investissements chinois en Algérie. « Nous avons déjà investi 2,6 milliards de dollars dans les domaines pétrolier, gazier et minier. Au fur et à mesure que l’Algérie met en place sa politique de diversification économique, de nouvelles opportunités apparaîtront, notamment dans les secteurs du tourisme, de l’automobile et de l’électronique», a-t-il expliqué.

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