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francealgerie

samedi, 14 juillet 2018 06:00

Bilan énergétique Des indicateurs au vert

Écrit par Farid Messsaoud
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Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a présenté jeudi, 12 juillet, le bilan de son secteur. Au tableau général de la situation, certains chiffres sont bons, d’autres le sont moins. Résultat de la reprise des cours du brut, l’Algérie a engrangé des revenus pétroliers conséquents en 2017, une année où les recettes tirées des hydrocarbures ont grimpé à 33,2 milliards de dollars, soit une hausse de 19,1% par rapport à l’année 2016.

Un résultat inespéré ! La valeur de la fiscalité pétrolière versée en 2017 au Trésor public a également augmenté, atteignant 2.228 milliards de dinars, contre 1.863 milliards de dinars en 2016, soit un relèvement de 20%. Tous les indicateurs démontrent que le secteur de l’Energie se porte bien et que des réalisations ont été accomplies.
Le ministre s’en réjouit. Et, il en parle longuement. Des réalisations, à l’instar de l’entrée en service des champs gaziers au sud de In Salah et de l’inauguration, en décembre 2017, d’un groupement gazier au nord de Reggane dans la wilaya d’Adrar, du projet industriel d’envergure pour le traitement du gaz naturel inauguré en mars 2018, à Timmimoune, ou d’un gazoduc en provenance de In Salah s’étendant sur une distance de 530 km, inauguré pour approvisionner la région de Tamanrasset en gaz naturel. En matière de développement de l’industrie gazière et pétrolière dans le Grand Sud, Guitouni a précisé que Sonatrach a déployé de grands efforts pour impliquer les jeunes de la région dans cette dynamique. Pour atteindre cet objectif, la compagnie nationale a décidé de créer plusieurs centres de formation pour les jeunes au Sud.
Ainsi, un centre de formation spécialisé dans la soudure et la ferronnerie a été réalisé dans la wilaya de Ouargla. Sonatrach a également réalisé trois autres centres de formation. Le premier l’a été dans la wilaya d’Adrar. Il est spécialisé dans les métiers relatifs à l’industrie du gaz. Le deuxième projet, prévu dans la wilaya de Tamanrasset, a été réalisé dans la ville de In Salah. Il est spécialisé dans l’industrie du gaz. Il est prévu au titre du troisième projet, la mise en place d’un centre de formation dans les métiers de l’industrie pétrolière au chef-lieu de la wilaya d’Illizi, vu la disponibilité des structures nécessaires. Les chiffres fournis par le ministre ne s’arrêtent pas là : Sonatrach a enregistré à la fin mai 2018 un chiffre d’affaires à l’exportation de 16 milliards de dollars contre 14 milliards de dollars durant la même période de l’année 2017, soit une hausse de 14,3 %.
Au chapitre des activités de prospection, 17 nouvelles découvertes ont été effectuées à la fin mai 2018, contre 14 découvertes durant la même période 2017, ce qui renforcera le niveau des réserves de pétrole et de gaz.
Ces réalisations sont de bons augures pour le secteur. Ce dernier a été fortement impacté par la chute des cours du pétrole qui avait commencé en juin 2014. Cela a eu comme conséquences la diminution de l’investissement dans le secteur pétrolier, de même que la production des hydrocarbures.


Les prix sont très volatils
Avec l’effondrement du prix du pétrole et la réduction drastique de leur budget d’investissement, les sociétés étrangères sont devenues plus sélectives dans le choix des opportunités disponibles à travers le monde, notamment dans les pays qui ont modifié leur législation pétrolière, ou sont en voie de le faire, pour la rendre plus attrayante pour le privé étranger. Pour Guitouni, nous devons proposer à nos partenaires un cadre compétitif, non seulement en termes de fiscalité pétrolière, mais aussi en termes de sécurité de leurs investissements et de fluidité du processus de décisions administratif. La réforme législative a commencé. Et elle devrait se terminer fin 2018. Mais, il ne suffit pas de faire miroiter des avantages fiscaux et autres, l’investissement, notamment dans l’exploration, dépend également de prix pétroliers rémunérateurs. Pour le moment, les cours gravitent autour de 75 dollars le baril. Jeudi dernier, alors que Mustapha Guitouni présentait le bilan du secteur de l’énergie, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre clôturait à 74,45 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 1,05 dollar par rapport à la clôture de mercredi, 11 juillet. Le ministre de l’Energie explique que les prix du brut sont très volatils, car il y a des facteurs exogènes qui influent sur le marché, ajoutant qu’ils (les prix) se stabilisent d’eux-mêmes tant qu’il y a un équilibre entre l’offre et la demande. Il a également parlé de l’accord de baisse de la production signé en 2016 entre l’Opep et ses alliés. L’accord a permis aux prix de se reprendre après avoir connu des baisses spectaculaires à partir de l’été 2014. L’accord a permis de retirer du marché 1,8 million de barils/jour et de raffermir les cours qui varient actuellement entre 70 et 80 dollars le baril, a-t-il rappelé. Guitouni a souligné en outre que les quotas établis dans le cadre de cet accord ont été jusque-là respectés et qu’il y a même des pays qui n’avaient pas les capacités de pomper plus de pétrole pour atteindre le seuil fixé par l’accord. Les pays de l’Opep vont se retrouver à l’automne prochain à Alger, pour se concerter en vue de maintenir la stabilité du marché pétrolier. Dans le registre de production des hydrocarbures dans le pays, le ministre a fait part d’une « relative baisse » enregistrée sur les trois premiers mois de 2018, expliquant que cette légère baisse, estimée entre 30 et 35 000 barils/jours, est due essentiellement aux opérations de maintenance des installations (plateformes de production et raffineries).

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