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samedi, 14 juillet 2018 06:00

En berne depuis 2008 : Les investissements dans le secteur des hydrocarbures relancés

Écrit par Bouzid Chalabi
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La décision historique des pays Opep et non-Opep, réunis en septembre 2016 à Alger, a permis d’enclencher le processus de relance des investissements, selon le ministre de l’Energie.

La relance des investissements étrangers dans le secteur des hydrocarbures est-elle sur le point de devenir une réalité ? C’est le cas, selon M. Mustapha Guitouni, ministre de l’Energie. Ce dernier, qui s’exprimait sur la question lors de son intervention à l’occasion de la journée d’information consacrée à la présentation du bilan de l’énergie pour l’année 2017, organisée jeudi dernier au siège de son département, a expliqué que «des signes très favorables nous sont parvenus durant la conférence mondiale sur le gaz», qui s’est tenue dernièrement à Washington (27 juin 2018), où «quatre grandes compagnies pétrolières américaines nous ont fait part de leur intention de venir investir en Algérie». Rappelons, à ce sujet, que Exxon Mobil, première compagnie pétrolière au monde et qui est une référence dans le domaine, est en cours de discussions avec Sonatrach pour un éventuel partenariat en Algérie. Le ministre a, par ailleurs, indiqué que «ce retour de l’investissement n’est pas fortuit, mais résulte de la décision historique des pays Opep et non-Opep, réunis en septembre 2016 à Alger, qui a permis une hausse des prix du baril de pétrole et, par voie de conséquence, d’enclencher la relance des investissements dans le secteur ». Toujours à propos d’investissement, dans le secteur, M. Guitouni estime que «la prochaine loi sur les hydrocarbures, qui vraisemblablement, sera prête début 2019, va rendre l’investissement dans le domaine minier algérien plus attractif et adapté au contexte international», tout en «préservant les intérêts économiques du pays». Comme il a tenu à dire que le changement dans la loi sur les hydrocarbures a été motivé par le besoin de s’adapter au nouveau contexte international après la chute drastique des prix de brut en 2014, ce qui a poussé de nombreux pays producteurs à revoir leurs codes des hydrocarbures pour continuer à attirer les investissements. Actuellement, ce sont les pays producteurs qui sont en quête d’investissements étrangers. «La tendance a été inversée», ce ne sont plus les entreprises qui se bousculent pour l’investissement à l’international, a-t-il expliqué. A l’adresse de ceux qui restent réfractaires à l’idée d’une nouvelle mouture de loi sur les hydrocarbures, il dira qu’« il faut se mettre au diapason», rappelant l’exemple de plusieurs pays producteurs «qui ont dû revoir leurs lois pour accompagner cette évolution». Concernant la règle dite des 51%/49, constituant le cœur de l’actuel code, le ministre a précisé qu’«elle ne pose plus problème aux investisseurs étrangers amis. C’est plutôt à nous de revoir notre mode opératoire, c’est-à-dire de faire en sorte de booster l’investissement étranger. C’est d’ailleurs ce que recommandent de nombreux experts nationaux». Le pays étant dans le besoin d’augmenter ses recettes extérieures, il devient nécessaire d’aller vers l’élargissement du champ de prospection de gisements, préconisent-ils. Une perspective que partage le ministre car, selon lui, «le champ minier national non exploré reste encore vaste, contrairement à ce que certains analystes avancent ici et là, que d’ici l’horizon depuis 2030 il n’y aura plus rien à pomper». «La Sonatrach ne pouvant à elle seule s’inscrire dans l‘objectif de stimuler la production pétrolière du pays, en berne depuis 2018, cela rend l’option de l’investissement étranger» justifiée. Pour l’heure, il convient de rappeler que l’ouverture progressive du pays aux investisseurs étrangers a permis une amélioration des relations avec les compagnies pétrolières internationales. Sonatrach et le géant pétrolier français Total ont signé un accord en avril en vue de régler les différends qui pesaient sur les termes des contrats portant sur les projets de gaz naturel de Timimoune et Tin Fouye Tabankort. Situé dans l’ouest du pays, ce projet de Timimoune constitue la première phase du grand projet de gaz du Sud-Ouest, qui devrait augmenter de 16 milliards de mètres cubes la production gazière algérienne. Par ailleurs, les différents accords signés avec les multinationales devraient améliorer les perspectives à court terme du secteur du gaz naturel. Les exportations de gaz, qui étaient de 57 milliards de mètres cubes l’année dernière, pourraient facilement atteindre 60 milliards de mètre cube selon les projections de la Sonatrach.

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