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samedi, 14 juillet 2018 06:00

Une réunion de l’Opep prévue en septembre : Les producteurs en quête d’un nouveau souffle à Alger

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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La prochaine réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) est prévue pour la dernière semaine de septembre à Alger, a annoncé, jeudi, le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni. Selon lui, «cette rencontre permettra aux pays de l’Opep de se concerter pour maintenir la stabilité du marché pétrolier», soulignant que «les prix du pétrole sont très volatils, car il y a des facteurs exogènes qui influent sur le marché».

Le ministre s’attend à ce que les cours du brut se stabilisent d’eux-mêmes sous l’effet de l’effort consenti à même de parvenir à un équilibre entre l’offre et la demande. Le ministre de l’Energie, s’exprimant lors d’une conférence de presse organisée à l’issue des travaux de présentation du bilan annuel de son secteur, a rappelé l’accord de l’Opep-non Opep de décembre 2016 pour soutenir les prix du pétrole, qui ont connu des baisses spectaculaires à partir de l’été 2014. «Cette entente des 14 pays de l’organisation avec 10 autres pays producteurs non Opep a permis de retirer du marché 1,8 million de barils/jour et de raffermir les cours qui varient actuellement entre 70 et 80 dollars le baril». Le ministre a précisé que les quotas ont été jusque-là respectés et qu’il y a même des pays qui n’avaient pas les capacités de production pour atteindre le seuil fixé par l’accord. Mais ce manque a été compensé par les autres pays signataires de l’accord, a-t-il expliqué.
Cependant, le marché pétrolier fait face depuis quelques semaines à de nouvelles donnes, nécessitant, probablement, une coopération plus soutenue entre les membres de l’Opep et leurs partenaires non-Opep afin de parvenir à l’équilibre, voire à une stabilisation des cours. Autrement, une rechute des prix n’est pas à écarter et serait préjudiciable pour nombre pays producteurs, dont l’économie tient essentiellement à la bonne cotation du baril. A Alger, les membres de l’Opep pourraient décider d’une nouvelle hausse de la production dans la perspective d’un retour, dès novembre, des sanctions américaines contre l’Iran.
Lors de leurs dernières réunions, tenues les 22 et 23 juin dernier à Vienne, en Autriche, les membres de l’Opep et une dizaine de producteurs non-Opep ont convenu d’accroitre leur production de près de 1 million de barils par jour, sans pour autant fixer des limites aux pays engagés dans l’effort de stabilisation du marché. Depuis, les pressions exercées sur l’Opep par le président américain, Donald Trump, ont redoublé de férocité, invitant, tantôt l’Organisation à réduire les cours, tantôt l’Arabie Saoudite à rehausser sa production. Dans l’un de ses derniers tweets, Donald Trump a annoncé qu’il s’était mis d’accord avec le roi d’Arabie Saoudite sur une hausse de la production de 2 millions de barils/jour. La réunion d’Alger, prévue en septembre, pourrait voir soumettre aux débats une nouvelle augmentation de la production afin de compenser les pertes subies par la Libye, le Venezuela, voire une éventuelle défection de l’Iran si Donald Trump venait à mettre ses menaces à exécution. Jeudi, le ministre russe de l’Energie, Alexandre Novak, a affirmé que l’Opep et ses dix partenaires pourraient augmenter leur production de plus d’un million de barils, jugeant toutefois que «les prix du pétrole sont volatils (...) ils reflètent également les déclarations sur les guerres commerciales», ont rapporté des agences russes. Les participants à la prochaine réunion d’Alger auront également à examiner l’évolution des fondamentaux du marché et la situation qui y prévaut. La guerre commerciale à laquelle s’adonnent Américains, Européens, Russes et Chinois fait craindre un recul net de la croissance et de la demande mondiale de pétrole.
Dans son rapport mensuel, l’Agence internationale de l’Energie (AIE) table justement sur une croissance moins robuste de la demande au deuxième semestre 2018. Mercredi, les prix du brut avaient chuté alors que l’escalade des tensions commerciales avait continué entre la Chine et les États-Unis, tandis que les exportations libyennes ont repris. Toutes ces nouvelles donnes, qui ne sont pas des moindres, seront débattues lors de la prochaine réunion d’Alger.

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