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vendredi, 10 août 2018 20:29

Production, raffinage, formation... Sonatrach fait le pari de l’avenir

Écrit par Farid Messaoud
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Le président directeur général de Sonatrach, Abdelmoumène Ould Kaddour, semble faire partie de ces gens qui ont une attitude positive, c’est à-dire qui regardent l’avenir avec espoir et sérénité. Ils sont généralement plus résilients.

Lors de la visite qu’il a effectuée jeudi dernier dans la wilaya de Bejaïa, le patron de Sonatrach a voulu le démontrer. Ould Kaddour promet en effet, de faire des difficultés que rencontre la société qu’il dirige des défis à relever en vue de remettre le groupe sur les rails et de se projeter dans l’avenir. Pour cela, il sait sur quoi et sur qui compter. Ould Kaddour a évoqué dans cette perspective, la stratégie SH 2030 qui devrait permettre au groupe pétrolier national de consolider sa place parmi les cinq grandes compagnies pétrolières mondiales. Cette nouvelle stratégie permettra à Sonatrach de passer à un autre cap dans son développement et de faire un grand saut dans le futur. Un saut réalisable grâce aux atouts dont dispose l’entreprise et à la capitalisation de ses potentialités humaines et le capital expérience acquis. Mais tout cela nécessite une réforme sérieuse des ressources humaines du groupe, a-t-il souligné. Seulement, le temps presse pour atteindre ces objectifs essentiels. En 2019, la société se trouvera dans les starting-blocks pour mettre en œuvre le processus de réformes des ressources humaines avec l’adoption d’une stratégie plus importante et plus élaborée pour mieux gérer les intérêts du groupe. Sonatrach procédera ainsi au lancement d’un programme de formation « 200 Top jeunes », destiné à former des jeunes aux cultures managériales. Car, pour être maintenue, la rentabilité doit être accompagnée d’une nécessaire formation.

Côté législation, le P-DG de Sonatrach a évoqué la loi sur les hydrocarbures, dont la révision est plus qu’une nécessité. Nous vivons, a-t-il relevé, une phase de transition économique mondiale, marquée par la persistance et la récurrence des crises et nous devons anticiper les choses au risque d’être dépassé, ajoutant qu’une nouvelle loi qui protégera nos intérêts, ceux du groupe et du pays, s’impose comme un impératif. Une fois adoptée, cette nouvelle législation devrait rendre plus attractif le secteur pétrolier, attirer plus d’investissements dans l’amont pétro-gazier et, partant, relever la production de brut dont une grosse partie est destinée aujourd’hui au raffinage dont la physionomie du marché a poussé Sonatrach a changé complètement de stratégie.

2 millions de barils de brut à raffiner en Italie

Ainsi, et au lieu de tout importer, la société a décidé, il y a quelques mois, de faire raffiner une partie de son brut en Italie. D’ailleurs, le président-directeur général de Sonatrach, Abdelmoumène Ould Kaddour, a assisté, jeudi à Béjaïa, à l’envoi du premier chargement de pétrole brut dans le cadre du processing-échange, pétrole brut contre l’équivalent en produits raffinés. Le Tanker, stationné au large du port pétrolier de Béjaïa, transporte à son bord deux millions de barils de pétrole brut dans le cadre du projet processing-échange. Cette quantité est destinée à être échangée contre des produits raffinés, essence et gasoil, dans le cadre du projet pétrole brut contre produits raffinés. Ce programme lancé il y a 16 mois permettra de réduire la facture d’importation de produits hydrocarbures raffinés, car, c’est une anomalie économique inacceptable d’importer pour des sommes faramineuses, a indiqué Ould Kaddour. Sonatrach a, en parallèle, mis en place un plan de développement du raffinage et de réhabilitation de raffineries. Ainsi, la raffinerie d’Alger devrait permettre, une fois l’opération de rénovation terminée, d’augmenter la production de gasoil à 1,18 million de tonnes/an, celle de l’essence à 1,3 million t/an et celle du GPL à 270 000 t/an. Selon des projections établies par Sonatrach, le programme de renforcement des capacités de raffinage à travers la réalisation des raffineries de Hassi Messaoud et de Tiaret permettra de compter, à l’horizon 2021, sur une capacité de production additionnelle de 10 millions de tonnes supplémentaires par an. En attendant les réalisations mises en perspectives, le gouvernement tente de faire reculer la consommation interne devenue vorace ces dernières années.

Dernière modification le samedi, 11 août 2018 00:03

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